Tu pourrais avoir un truc non marchand centralisé, donc je vois que mon argument n'a pas été compris, comme d'hab. Ensuite, je commence à me dire qu'il y a presque une forme de déni, et ça serait pas surprenant vu aussi certains messages sur le fedivers qui me laissent croire qu'il y a des gens pour qui c'est presque un marqueur d'identité (ce qui explique aussi les messages ou les gens se rassurent que le fedivers tombe pas en panne comme bksy, que le réseau est mieux même si il y a beaucoup moins de monde, etc).
Dans le premier cas la liberté d’expression est absolue et permet de justifier les pires atteintes aux droits humains (ton exemple de personnes harcelées).
Alors je pense pas que la liberté d'expression soit un droit absolue aux USA. Elle est assez clairement placé vachement haut dans une liste de priorité de ce qu'il faut défendre, bien plus haut que la vie privée qui est pourtant plus ou moins dérivé via l'article 4 de la constitution US, donc censé être au même niveau, mais il y a quand même des limites et des exclusions. Bien sur, c'est aussi un sujet assez hautement politique.
Ensuite, je pense pas que le harcèlement soit dans les pires atteintes aux droits humains quand on retrouve dans la même catégorie les génocides, les viols, les meurtres, etc. Je suis d'accord que le harcèlement est un gros souci et que ça retombe beaucoup sur les femmes (le livre le note aussi), mais la section 230 ne justifie pas le harcèlement qui a été commis par d'autres personnes, elle cherche juste (à tort ou à raison) à éviter de rendre responsables les intermédiaires pour les actes d'autrui en supposant que ça va permettre à plus de personne d'utiliser la liberté d'expression au total.
Pour être plus précis, la jurisprudence de l'époque aurait rendu responsables les plateformes à partir du moment ou elles auraient choisi d'intervenir. La solution rationnelle aurait alors été de ne jamais modérer pour éviter les procès, et c'est quand même pas terrible. Le livre détaille assez bien l'histoire dans ses premiers chapitres en remettant dans le contexte. Maintenant, on est plus en 1996, le net n'est plus un truc balbutiant fait par des boites dans un garage, donc je pense que le régime de responsabilité peut et doit évoluer. C'est aussi sans doute non trivial de faire ça sans avoir des effets de bord (même si je pense que l'approche par taille qu'on voit dans les lois récentes comme le DSA est un début de solution intéressant).
Et il faut noter que dans les affaires que j'ai exposé, ce ne sont pas les plateformes qui ont causés directement le harcèlement (au contraire de certaines affaires dans le livre, ou le site va activement chercher des infos, chapitre 6 sur ripoffreports.com, chapitre 10 sur thedirty.com) mais bien les gens qui ont crée les comptes. Et si on part sur un respect absolu du RGPD, ça impliquerait des solutions comme la vérification d'identité avant d'ouvrir un compte, et on est d'accord que ça ferait quand même chier (cf contrôle de l'age, etc). Sinon, comment s'assurer que la personne est bien qui elle prétend être et que ce sont bien ses photos ?
L'exemple des personnalité publiques concernant le respect de la vie privée pousse le débat dans une autre direction. Jusqu'à quel point, moralement et légalement, la vie privée de ces personnes peut-être révélée et utilisée ?
Je donne le cas de personnalités publiques parce que c'est des cas documentés publiquement, mais la question se pose aussi quand c'est des personnes non publiques. Est ce que le droit à la vie privée passe avant le droit de s'exprimer et faire des accusations face à une personnalité non publique (genre, call out sur les réseaux sociaux, mouvement #metoo) ?
Sans sortir l'historique, c'est assez clair dans le code pénal (323-1):
Le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d'un système de traitement automatisé de données est puni de trois ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende.
Lorsqu'il en est résulté soit la suppression ou la modification de données contenues dans le système, soit une altération du fonctionnement de ce système, la peine est de cinq ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende.
On peut quand même noter que c'est une altération du fonctionnement du système si ce dernier ne fonctionne plus. La seule question est de savoir qui est responsable, et c'est le travail de la justice.
dans quel monde exactement tu penses que la liberté d'expression doit primer ou égaler la protection de la vie privée ?
C'est pas moi qui le dit, c'est l'ECHR (§55 du guide sur l'article 8, plus la jurisprudence assez constante sur le sujet concernant le fait qu'il y a pas de droits plus fondamental qu'un autre).
Et il y a plein de cas. Par exemple, la position d'un jet privée est assez clairement une information personnelle au sens du RGPD, et donc le fait de traquer le jet d'Elon Musk (ou d'un autre patron) relève assez clairement du domaine des lois autour de la vie privée. Et annoncer ça via un bot sur les réseaux sociaux est clairement une question de liberté d'expression. Il y a donc bien une balance entre les 2. Une partie des gens (dont Musk) vont estimer que ça penche plus sur la vie privée. Une partie (dont les opposants à Musk) pensent que la loi doit aller plus en faveur de la liberté d'expression. Alors bien sur, c'est un exemple pourri parce que Musk est impopulaire (tout comme n'importe qui avec un jet privée) et ça devient assez vite une question qui ne porte pas sur la question de la balance mais sur Musk, mais il y a d'autres cas.
On retrouve ça dans la question de l'outing. Florian Philippot a été outé en 2014 par Closer. Renaud Donnedieu de Vabres a failli être outé pendant les débats sur le PACS par Act-Up. Est ce que c'était important pour le débat publique de savoir que des gens militants contre les droits LGBT militent contre leurs propres droits ?
On a aussi l'affaire du livre "Le grand secret", sur la santé de l'ex-président Mitterand. Il a d'abord été interdit en 1996, car c'était clairement le domaine de sa vie privée, mais la France a été condamnée par l'ECHR en 2004.
et tu oses mettre sur le même niveau ces « 2 droits fondamentaux »
Alors justement, j'étais à la conf mentionnée et une des questions que je n'ai pas pu posé à la fin (pour divers raisons), c'était "est ce que vous avez a pensé à une réponse juridique". Car bon, si c'est l'équivalent d'un DDoS, ç'est assez probablement illégal dans pas mal de pays.
Tout le monde ou presque semble souffrir de ça mais de ce que je vois, presque personne ne porte plainte et j'aimerais comprendre pourquoi. Je dis presque personne parce qu'il y a vaguement un cas aux USA (sur une liste de 6) qui s'appuie sur le CFAA (Computer Fraud and Abuse Act, l'équivalent du bon vieux 323 du code pénal de chez nous). Il y a peut être plus, mais j'ai pas entendu parler.
Comme tu dis, les gens voient Debian et le logiciel libre (et tout le reste) comme ce que ça n'est pas. Par exemple, quand je vois les gens venir parler d'écologie sur le Fedivers (un autre truc qui est perçu comme contre culturel et cool par une partie des gens) comme si c'était lié et évident, je me dit que c'est plus une vibe qu'une réflexion poussé.
Et pourtant, il faut pas chercher longtemps pour voir que la fédération est pas terrible du point de vue écologique et des ressources. Avec une moyenne de 26 personnes par serveur (1.115 millions sur 42 000 noeuds d'après Fedidb), on voit que la densité n'est pas au rendez vous.
Si on essaye d'estimer à quel point ça n'est pas au rendez vous ça pique. Si je regarde le rapport d'activité 2024 de mastodon.social, c'est 84000€ d'infra pour 938 000 utilisateurs (et sans doute la CI, etc). Si on divise par 12, c'est 7000€ d'infra par mois. Au prix d'Hetzner de 2026, ça fait grosso modo entre 8 et 9 serveurs CCX63 (48 coeurs, 192G de ram). Donc pour héberger 938 000 personnes, il faut l'équivalent de 9 serveurs (en supposant que Mastodon fasse le choix d'avoir des gros serveurs, on verra pourquoi). Pour les 100 000 autres, il faut 41 991 VM/machines. Même si on peut pas prendre les chiffres tel quel parce que j'ai fait les calculs à l'arrache, ça reste quand même plusieurs ordres de magnitudes qui sont gachés pour avoir son petit serveur.
Si on considère que le plus grand coût écologique d'un serveur, c'est la construction des machines et leur livraison (comme pour les liseuses), alors la multiplication des machines a sans doute un impact important d'un point de vue du bilan écologique (d’où le fait de prendre des grosses machines physiques plutôt que plein de petites pour optimiser ça). Ensuite bien sur, ç'est une goutte d'eau d'un point de vue mondial parce qu'il y a quasiment personne sur le fedivers, et bien sur que les machines ne font pas que ça donc je ne peux pas dire "ç'est la cata". Et je ne doute pas qu'une part non négligeable de gens gardent les machines physiques longtemps. Mais ces stratégie de réduction d'impact écologique ne sont pas lié à la fédération.
pour moi, c'est assez clair que la fédération en tant qu'architecture est sans doute plus coûteuse que la centralisation (ou qu'une fédération d'acteurs beaucoup plus denses), mais que ça semble ne jamais apparaître dans la réflexion sur l'écologie et la technique.
Pour en revenir sur Debian, est ce que l'impact écologique devrait prendre en compte les forks ? Car bon, si je fork Debian et que je recompile toute la distro à chaque fois, c'est quand même pas sans conséquence niveau ressources surtout quand il y a quand même un bon paquet de forks. Comme tu dis, c'est quoi l'impact de faire venir 443 personnes, dont une part non négligeable en avion du monde entier.
Bah non, les services sont déjà dans le champ de la loi sur les services numériques. Le DSA s'applique aussi si tu as moins de 45 millions d'utilisateurs mensuels. Par exemple, l'article 9 "Injonctions d’agir contre des contenus illicites" s'applique sur tout les services (enfin sur les fournisseurs de services intermédiaires, ça doit être définit dans un autre acte), et pas juste les plus gros.
Possible, mais le Monde aussi utilise désigner: "ChatGPT a été désigné comme un très grand moteur de recherche en ligne (Vlose), tandis que Reddit et Roblox ont été classés parmi les très grandes plateformes en ligne (VLOP)" ( cf l'article ). Le dictionnaire des synonymes de l'univ de Caen indique que "nommer", assigner, caractériser. Donc bon, je pense que la traduction n'est pas si mauvaise, même si je vois comment ça peut ressembler à un anglicisme. Je suis sur que la droite va demander à l'Académie Française de se pencher sur le sujet avoir un résultat d'ici 2128.
Je la trouve correcte. Alors bien sur le souci, c'est surtout de savoir si il faut traduire DSA en français ou pas, mais ça me semble pas déconnant de ne pas utiliser l'acronyme anglais dans une traduction française.
Tu veut dire comme le fait d’imaginer que la présence d’un paquet anarchism serait révélateur de quelque chose chez les développeurs Debian ?
Oui, par exemple. L'impression vient pas de nulle part, je connais assez de gens dans Debian pour dire que c'est pas juste une vibe, mais je pense aussi que l'anarchisme, ça veut dire beaucoup de choses pour beaucoup de gens. Et en fait, peut être que la solution qui est sortie est la solution la plus anarchiste possible, à savoir la mise en avant de la liberté individuelle des membres de Debian.
Surtout qu'au final, ça revient à être la situation tel que c'était avant le vote. Si c'est la catastrophe maintenant, c'était la catastrophe avant. J'ai surtout l'impression que les gens projettent des idées sur Debian sans s'impliquer dans la communauté ou autre chose.
le suivant pour dire "les contributeurs doivent se débrouiller tout seuls, ils sont responsables de ce qu'ils font".
D'un point de vue sans doute trop réaliste, je pense que Debian n'a pas de ressources pour faire quoi que ce soit en pratique (suffit de voir le temps passé sur un cas assez trivial de harcélement avec l'affaire Daniel Pocock pour se dire que face à un truc plus grave, ça va sans doute être pire). Pour donner un exemple un peu plus vieux, il suffit de voir comment Debian a géré la question des brevets logiciels. Sauf erreur de ma part, le plus gros changement structurelle au niveau de la distribution a été d'avoir un document en 2012, même si quelqu'un va sans doute me dire qu'il y a eu des choses avant (ce dont je ne doute pas, mais j'ai pas le temps de chercher). Pendant ce temps, Fedora avait déjà une liste de paquets interdit avant 2008 (cf la plus vielle page du wiki sur le sujet, sachant que c'était déjà un import avant du précédent wiki), et l'Open Invention Network date de 2005, avec comme membre fondateur Red hat, ce qui montre que c'était un sujet identifié depuis longtemps. Je pense pas que ça soit de la malice de Debian ou de l'incompétence, mais juste un manque de moyen sur le sujet, parce que personne ne s'est penché dessus, car les soucis de brevets logiciels sont un chouia plus existentiel pour une entreprise US que pour Debian.
Peut être que c'est la le souci, à savoir que la vision des juristes des entreprises du secteur informatique ne s'aligne pas avec la vision d'une partie des militants dans le logiciel libre, et qu'assez pragmatiquement, pas mal de gens doivent suivre les juristes plus que les militants sur le sujet.
Surtout faites attention que le code généré fonctionne bien et nous foutez pas dans la merde avec des problèmes de copyright, si vous merdez là-dessus c'est vous qui êtes responsables
Alors, loin de moi l'idée de dire qu'il y a 0 problèmes sur le sujet, mais de ce que je vois, il y a quand même presque 0 litiges sur les questions autour du code et les IA génératives. Il n'y a qu'une affaire qui parle de logiciel devant les tribunaux sur les 174 cas autour du monde en ce moment (Doe v. Github), et les plaignants se sont fait retoqué par le juge en première instance (c'est en appel maintenant). Il n'y a aucun acteur important du monde du libre (ou proprio) qui se jette sur le sujet alors que les grandes boites de l'édition ou les auteurs de livres se sont engouffrés dans la brèche (exemple, Bartz v. Anthropic en 2024, qui s'est terminé par Anthropic qui sort le chéquier) quasiment immédiatement.
Donc bon, je suis pas surpris par l'apathie sur le sujet, parce que c'est ce que pense l'immense majorité s'en fout (voir aussi mes journaux en 2022 et 2023 ). Et même les gens qui s'en foutent pas vont rarement articuler un cas concret.
Du coup, le titre de basta mag est quand même assez incorrect, bien que grammaticalement et contextuellement vrai, vu qu'il y a sans doute plus que 2 personnes qui 1) font du dev libre 2) rejettent l'IA.
En gros, le projet a décidé de... ne rien décider (genre, ni pour, ni contre, aucun changement de politique, pas d'obligation de transparence intrinsèque au projet). Les propositions sont dispos en anglais sur https://lists.debian.org/debian-vote/2026/08/msg00352.html
Parce que c'est gratuit avec des quotas généreux et que gérer l'infra est le souci de quelqu'un d'autre. Je suis pour le self hosting, j'ai ma propre forge à mes pieds (gitea et woodpecker sur une VM Fedora), mais je fait quand même des miroirs de mon code sur et depuis Github parce que j'ai pas de registre local pour les conteneurs (j'y travaille) et que j'ai plus de stockage que ce que j'aurais en local pour mes images de conteneurs (la, va falloir attendre avant de changer le matos), parce que quelqu'un s'est fait chier à installer dependabot/renovate pour que ça marche out of the box (j'y travaille aussi) et parce que ma forge n'est qu'en IP v6 (ça, j'y travaille pas, le reste du monde doit se tirer les doigts du cul à ce niveau).
Et si je devais présenter mon code, je donnerais celui sur github pour 1) ne pas faire crever mon serveur sous la charge 2) m'assurer d'avoir plus de retour, car je pense que pas grand monde à un compte sur les autres forges à part peut être gitlab.com (même si toutes n'ont pas besoin d'un compte, genre sourcehut).
Codeberg refuse les codes fait par LLM, Sourcehut également. Framagit était surchargé il y a pas si longtemps et dans mon souvenir. Donc bon, ç'est soit github.com, soit gitlab.com
Surtout que la propriété de quelque chose de virtuel, ça s'applique pas qu'aux œuvres de l'esprit.
Je suis propriétaire de mon compte en banque, mais ça n'est qu'un groupe de lignes dans des bases de données dans une banque. Je suis proprio d'un terrain ou se trouve ma maison, mais c'est virtuel, on a tracé une ligne sur une carte et on s'est tous mis d'accord pour dire que c'est chez moi. Le terrain existe, mais sa limite est une vue de l'esprit.
Les entreprises qui ont fait le choix d'inclure dans des données d'entrainement des textes/images érotiques,pornographiques voir pédoporn ont une responsabilité. Je ne crois pas que Lolita soit obligatoire à inclure dans le corpus pour qu'un LLM apprenne à faire des phrases qui sont syntaxiquement correcte
Ben ça dépend. Si tu utilises le LLM pour justement faire du filtrage, voir de générer des données synthétiques pour faire un benchmark d'un système de filtrage, tu as besoin de ça. Ensuite, on va pas se cacher, le texte est sans doute pas le plus problématique, mais c'est pareil sur les images. Le fonctionnement des générateurs d'images (genre Stable Diffusion), c'est de prendre un tas de pixels aléatoires et de faire de la reconnaissance d'objet dessus avec un score de confidence par rapport à ton prompt, puis de modifier un peu l'image pour améliorer les scores par rapport au prompt, et de recommencer jusqu'à avoir ce que tu voulais.
Fondamentalement, l'algo qui détecte une image de chaton est le même qui détecte un autre type de minou pour du porno, c'est juste des images différentes taguées de façon différente, cad un paramètre dans les données d’entraînement. Et ensuite, la différence entre la détection et la génération, c'est d'avoir une boucle qui optimise dans un cas, et un simple appel dans l'autre.
Mais dans tout les cas, dans ton jeu de données, il me semble normal d'avoir ce que tu ne veux pas générer si tu veux entraîner le système à ne pas le faire.
Or, on voit se monter un arsenal qui va frapper plus fort sur les gens comme ce père de famille, tout en laissant les vrais nuisibles (comme Grok) continuer sans grosses conséquences.
Certes, mais c'est pas vraiment comparable. Le père de famille a perdu son compte Google. C'est relou, j'en conviens, mais il est pas en tôle ni rien. Le probléme est également pas tant le fait que Google filtre que le fait que Google n'est pas de support et qu'il n'y a pas de recours sur la fermeture (aux états unis, parce qu'en Europe, je pense que tu peux faire jouer le RGPD pour récupérer tes données).
Pour Grok, il y a 11 régulateurs (au moins) qui tombent sur la boite d'une part, et il faut pas oublier non plus que les utilisateurs de Grok ont une responsabilité d'autre part. Loin de moi l'idée de défendre Musk qui a quand même également fait du bruit pour son mode "spicy" et qui a traîné les pieds pour raison idéologique, mais la plateforme n'agit pas de façon autonome, quelqu'un demande à dénuder des femmes. La société a fait le choix de tomber sur les plateformes et pas les utilisateurs pour des questions d'efficacité de la justice (et c'est important aussi), mais d'un point de vue purement intellectuel, c'est quand même pas terrible. Si quelqu'un fait de la merde avec un outil, ça me semblerais quand même logique que la personne soit condamné et pas uniquement le fabricant de l'outil. L’intentionnalité de l'utilisateur final ne devrait pas passer aussi facilement sous le tapis parce que la justice n'a pas de moyen.
Mais pour le coup, je ne suis pas certaine que cet AI Act vise cela ?
Non, ça tombe plus sous le coup du DSA de ce que j'ai compris. Le DSA vise les plateformes, l'AI Act vise les personnes qui mettent à dispo des systèmes d'IA, et dans les 2 cas, c'est avant tout des lois de régulation du marché. Le RGPD, c'est avant une unification des lois existantes, et c'est beaucoup liés aux droits fondamentaux (en l'occurence la vie privée).
Apparemment comme d'habitude: officiellement c'est pour limiter le scraping et le trafic automatisé (sous-entendu l'IA?).
Reddit est en procès contre les boites de scraping, donc c'est pas juste sous entendu, surtout que Reddit vends l’accès pour se financer (et donc moins dépendre de la pub).
Oui, parce que ce que j'ai compris, c'est que la pénurie concerne les chaînes de productions de DDR 5, et je suppose qu'on ne peux pas convertir les machines qui font la ram des micro controlleurs pour faire de la ram pour les cartes nvidia (en tout cas, pas facilement).
Mais indiquer que le contenu est généré par IA est aussi plus facile à faire que de filtrer le contenu produit sur des critères qui sont quand même flous. Google a sa technologie SynthID, mais c'est plus facile de mettre un filigrane dans les images que dans le texte ou c'est encore un domaine de recherche actif qui a commencé il n'y a pas si longtemps que ça. Le papier que tout le monde semble citer sur le sujet, A Watermark for Large Language Models, date de mai 2024, le papier de SynthID a été publié un peu plus tard en octobre 2024.
Et sur la question du filtrage, c'est aussi un souci complexe. Pour donner un exemple, comment tu gères si un modèle doit analyser les thèmes de Lolita, ou qu'on demande à traduire le roman en luxembourgeois ? Et des cas de filtrage automatique pourri, il y a eu des exemples connus (par exemple celui du père qui a été banni de Google pour avoir envoyer des photos à la demande de son docteur en 2022).
De plus, même sans les obligations de l'AI Act, il y a déjà eu des réactions et des obligations comme on l'a vu avec Grok en début d'année une fois que ç'est devenu viral (parce que oui, les premiers articles sur Grok qui déshabille les femmes, c'était 6 mois avant). Alors bien sur, visiblement, xAI ne fait pas suffisamment d'effort vu qu'on continue à trouver des deepfakes, mais les utilisateurs cherchent aussi à activement contourner les protections, il y a des sous reddit entiers dédiés.
Alors les apports, non parce que ça dépend quand même pas mal de qui, quoi, comment, etc. Mais l'AI Act définit quand même ce qui est appelé IA, c'est le premier point de l'article 3.
Mais de toute façon, ça n'est pas une question d'expertise juridique, car les juristes et la loi française utilisent le terme "propriété intellectuelle".
Par contre, c'est une question de militantisme, car dire que le terme propriété intellectuelle est un problème est la position de RMS depuis des années. Et par problème, il faut comprendre que son usage ne s'aligne pas avec les idées cyberlibertarianistes défendues par RMS comme l'abolition total des restrictions sur les œuvres de l'esprit. Et donc, en incitant à faire changer les termes (sans aucun succès, il faut bien le reconnaître), on vise à obtenir 2 choses.
Primo, ça donne un ice breaker dans la discussion en donnant une raison d'intervenir car "quelqu'un n'utilise pas les bons mots". C'est très adapté aux modalités de communications des années 2000 et au web 2.0 ou les producteurs de textes sont partout. Donc ça donne quasiment un moyen clé en main de faire du bruit sur un sujet. Ici, c'est un peu inutile parce qu'on connait le sujet, mais bon, ç'est peut être un réflexe pavlovien.
Secundo, ça permet avant tout de signaler son appartenance à la mouvance qui s'aligne sur les positions de RMS. C'est comme dire GNU/Linux, mais ça n'a pas été autant tourné en ridicule. Le but n'est pas de faire changer les choses car ça n'a aucun effet matériel, mais de se distinguer et de créer une identité (encore une fois, un échec). Ce phénomène militant est largement plus visible dans les milieux queers/LGBT sur le web qui arrivent à faire changer les termes sur des échelles qui se sont comptes en années (exemple GLBT -> LGBT -> LGBTQ -> LGBTQIA+ -> queer, SOGIESC, SGM, GSRM, etc). Et la différence principale est qu'une partie de la communauté investit son temps sur ce travail pour définir les frontières des identités et parce que l'identité et ses conséquences sont au cœur des mouvements (ensuite, est ce que ça donne quelque chose d'utile, je ne crois pas, en tout cas pas directement à mon sens). Ce n'est pas le cas du mouvement du logiciel libre ou la production de logiciel est au cœur du mouvement, donc venir définir son identité n'a que peu d'importance pour une grande majorité de gens.
Et c'est parce que c'est une façon de se signaler que le commentaire commence par une attaque ad hominem, car le but est de faire réagir et d'attirer l'attention.
Mais quand on regarde le commentaire en détail, on voit quand même que la conclusion ne suit pas la prémisse. La prémisse "je ne suis pas "spécialiste juridique" car j’écris des choses fausses sur la propriété intellectuelle car le terme en français est contrefaçon" suivi de "le terme propriété intellectuelle est trompeur". Le raisonnement du premier point est faux comme dit ailleurs, mais surtout le second est une opinion et une position politique n'a rien à voir avec le raisonnement du début du commentaire, c'est de l'enfumage.
Ça se voit aussi parce qu'il n'y a aucune citation ou justification, et surtout parce qu'il y a tentative de masquer d’où vient l'opinion politique. Citer RMS en 2026, ç'est risquer de faire revenir tout les débats des années passés. Mais c'est surtout pousser le risque que quelqu'un note que le cyberlibertarianisme a été coopté par des grands noms qu'on déteste, comme Musk, etc.
Mais bon, que je sois spécialiste juridique ou pas ne change rien, je mets mon texte avec l'idée qu'il se suffise à lui même. Si d'autres personnes s'attachent de façon disproportionné au titre de la personne plus qu'à ce qui est dit, c'est triste, mais on est dans un pays libre.
Non, le droit d'auteur ne dérive pas du droit de propriété pour tout un tas de raisons juridiques et pratiques.
Alors peut être que "dériver" est pas le meilleur terme à utiliser (vu que bien sur, il y a eu des droits bien avant le concept de droit fondamental européen, vu qu'il y a eu des droits avant le concept de l'Union Européenne), peut être que j'aurais du dire "se rattache". Mais la directive qui régit le droit d'auteur en Europe (2001/29/CE, dite directive InfoSoc) dit au point 3 de son préambule:
(3) L'harmonisation envisagée contribuera à l'application des quatre libertés du marché intérieur et porte sur le respect des principes fondamentaux du droit et notamment de la propriété, dont la propriété intellectuelle, et de la liberté d'expression et de l'intérêt général.
Les titulaires de droits d’auteur bénéficient de la protection de l’article 1 du Protocole no 1 (Neij et Sunde Kolmisoppi c. Suède (déc.), 2013, et SIA AKKA/LAA c. Lettonie, 2016, § 41).
Le lien avec le principe de propriété et donc le droit à la propriété me semble assez clairement articulé aux échelons les plus haut du juridique en Europe.
Le terme «propriété intellectuelle» n'est destiné qu'à faire croire que c'est le cas pour prétendre que «la copie c'est du vol» alors que ça relève de la contrefaçon et pas du vol, justement.
Tu as le droit de suivre l'opinion de RMS sur le sujet, mais c'est pas ce qui est écrit dans les textes que j'ai cité. Et certes, la traduction en français et la transposition en droit français rendent les choses plus compliqués et changent parfois des trucs subtiles. Mais comme j'ai cité majoritairement le droit européen (la CEDH, le TFEU, l'AIA et le CRA), il m'a semblé clair que le contexte était le droit européen avant tout.
Ensuite, je suppose que c'est une référence à RMS parce qu'on est sur Linuxfr et que je connais mes classiques, mais c'est aussi la position qu'on peut dériver des actes de l'industrie de l'IA.
Il serait plus intéressant pour le débat de détailler un peu plus ta position autrement qu'en claquant une remarque rapide sur un point de vocabulaire pour défendre une position assez clairement minoritaire dans le monde. On est pas sur X/Twitter, c'est pas le royaume de la posture et du pinaillage sur le vocabulaire.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 5 (+2/-0).
Tu pourrais avoir un truc non marchand centralisé, donc je vois que mon argument n'a pas été compris, comme d'hab. Ensuite, je commence à me dire qu'il y a presque une forme de déni, et ça serait pas surprenant vu aussi certains messages sur le fedivers qui me laissent croire qu'il y a des gens pour qui c'est presque un marqueur d'identité (ce qui explique aussi les messages ou les gens se rassurent que le fedivers tombe pas en panne comme bksy, que le réseau est mieux même si il y a beaucoup moins de monde, etc).
[^] # Re: heu ... lol
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Le RGPD, la section 230 du code des communication et le SPEECH act. Évalué à 5 (+2/-0).
Alors je pense pas que la liberté d'expression soit un droit absolue aux USA. Elle est assez clairement placé vachement haut dans une liste de priorité de ce qu'il faut défendre, bien plus haut que la vie privée qui est pourtant plus ou moins dérivé via l'article 4 de la constitution US, donc censé être au même niveau, mais il y a quand même des limites et des exclusions. Bien sur, c'est aussi un sujet assez hautement politique.
Ensuite, je pense pas que le harcèlement soit dans les pires atteintes aux droits humains quand on retrouve dans la même catégorie les génocides, les viols, les meurtres, etc. Je suis d'accord que le harcèlement est un gros souci et que ça retombe beaucoup sur les femmes (le livre le note aussi), mais la section 230 ne justifie pas le harcèlement qui a été commis par d'autres personnes, elle cherche juste (à tort ou à raison) à éviter de rendre responsables les intermédiaires pour les actes d'autrui en supposant que ça va permettre à plus de personne d'utiliser la liberté d'expression au total.
Pour être plus précis, la jurisprudence de l'époque aurait rendu responsables les plateformes à partir du moment ou elles auraient choisi d'intervenir. La solution rationnelle aurait alors été de ne jamais modérer pour éviter les procès, et c'est quand même pas terrible. Le livre détaille assez bien l'histoire dans ses premiers chapitres en remettant dans le contexte. Maintenant, on est plus en 1996, le net n'est plus un truc balbutiant fait par des boites dans un garage, donc je pense que le régime de responsabilité peut et doit évoluer. C'est aussi sans doute non trivial de faire ça sans avoir des effets de bord (même si je pense que l'approche par taille qu'on voit dans les lois récentes comme le DSA est un début de solution intéressant).
Et il faut noter que dans les affaires que j'ai exposé, ce ne sont pas les plateformes qui ont causés directement le harcèlement (au contraire de certaines affaires dans le livre, ou le site va activement chercher des infos, chapitre 6 sur ripoffreports.com, chapitre 10 sur thedirty.com) mais bien les gens qui ont crée les comptes. Et si on part sur un respect absolu du RGPD, ça impliquerait des solutions comme la vérification d'identité avant d'ouvrir un compte, et on est d'accord que ça ferait quand même chier (cf contrôle de l'age, etc). Sinon, comment s'assurer que la personne est bien qui elle prétend être et que ce sont bien ses photos ?
Je donne le cas de personnalités publiques parce que c'est des cas documentés publiquement, mais la question se pose aussi quand c'est des personnes non publiques. Est ce que le droit à la vie privée passe avant le droit de s'exprimer et faire des accusations face à une personnalité non publique (genre, call out sur les réseaux sociaux, mouvement #metoo) ?
[^] # Re: Pour LinuxFr.org
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Comment bannir (presque) tout internet. Évalué à 5 (+2/-0).
Sans sortir l'historique, c'est assez clair dans le code pénal (323-1):
On peut quand même noter que c'est une altération du fonctionnement du système si ce dernier ne fonctionne plus. La seule question est de savoir qui est responsable, et c'est le travail de la justice.
[^] # Re: heu ... lol
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Le RGPD, la section 230 du code des communication et le SPEECH act. Évalué à 10 (+11/-1).
C'est pas moi qui le dit, c'est l'ECHR (§55 du guide sur l'article 8, plus la jurisprudence assez constante sur le sujet concernant le fait qu'il y a pas de droits plus fondamental qu'un autre).
Et il y a plein de cas. Par exemple, la position d'un jet privée est assez clairement une information personnelle au sens du RGPD, et donc le fait de traquer le jet d'Elon Musk (ou d'un autre patron) relève assez clairement du domaine des lois autour de la vie privée. Et annoncer ça via un bot sur les réseaux sociaux est clairement une question de liberté d'expression. Il y a donc bien une balance entre les 2. Une partie des gens (dont Musk) vont estimer que ça penche plus sur la vie privée. Une partie (dont les opposants à Musk) pensent que la loi doit aller plus en faveur de la liberté d'expression. Alors bien sur, c'est un exemple pourri parce que Musk est impopulaire (tout comme n'importe qui avec un jet privée) et ça devient assez vite une question qui ne porte pas sur la question de la balance mais sur Musk, mais il y a d'autres cas.
On retrouve ça dans la question de l'outing. Florian Philippot a été outé en 2014 par Closer. Renaud Donnedieu de Vabres a failli être outé pendant les débats sur le PACS par Act-Up. Est ce que c'était important pour le débat publique de savoir que des gens militants contre les droits LGBT militent contre leurs propres droits ?
On a aussi l'affaire du livre "Le grand secret", sur la santé de l'ex-président Mitterand. Il a d'abord été interdit en 1996, car c'était clairement le domaine de sa vie privée, mais la France a été condamnée par l'ECHR en 2004.
Ouais, et j'arrive même à le justifier.
[^] # Re: Pour LinuxFr.org
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Comment bannir (presque) tout internet. Évalué à 6 (+3/-0).
Alors justement, j'étais à la conf mentionnée et une des questions que je n'ai pas pu posé à la fin (pour divers raisons), c'était "est ce que vous avez a pensé à une réponse juridique". Car bon, si c'est l'équivalent d'un DDoS, ç'est assez probablement illégal dans pas mal de pays.
Tout le monde ou presque semble souffrir de ça mais de ce que je vois, presque personne ne porte plainte et j'aimerais comprendre pourquoi. Je dis presque personne parce qu'il y a vaguement un cas aux USA (sur une liste de 6) qui s'appuie sur le CFAA (Computer Fraud and Abuse Act, l'équivalent du bon vieux 323 du code pénal de chez nous). Il y a peut être plus, mais j'ai pas entendu parler.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 6 (+4/-1).
Tellement.
Comme tu dis, les gens voient Debian et le logiciel libre (et tout le reste) comme ce que ça n'est pas. Par exemple, quand je vois les gens venir parler d'écologie sur le Fedivers (un autre truc qui est perçu comme contre culturel et cool par une partie des gens) comme si c'était lié et évident, je me dit que c'est plus une vibe qu'une réflexion poussé.
Et pourtant, il faut pas chercher longtemps pour voir que la fédération est pas terrible du point de vue écologique et des ressources. Avec une moyenne de 26 personnes par serveur (1.115 millions sur 42 000 noeuds d'après Fedidb), on voit que la densité n'est pas au rendez vous.
Si on essaye d'estimer à quel point ça n'est pas au rendez vous ça pique. Si je regarde le rapport d'activité 2024 de mastodon.social, c'est 84000€ d'infra pour 938 000 utilisateurs (et sans doute la CI, etc). Si on divise par 12, c'est 7000€ d'infra par mois. Au prix d'Hetzner de 2026, ça fait grosso modo entre 8 et 9 serveurs CCX63 (48 coeurs, 192G de ram). Donc pour héberger 938 000 personnes, il faut l'équivalent de 9 serveurs (en supposant que Mastodon fasse le choix d'avoir des gros serveurs, on verra pourquoi). Pour les 100 000 autres, il faut 41 991 VM/machines. Même si on peut pas prendre les chiffres tel quel parce que j'ai fait les calculs à l'arrache, ça reste quand même plusieurs ordres de magnitudes qui sont gachés pour avoir son petit serveur.
Si on considère que le plus grand coût écologique d'un serveur, c'est la construction des machines et leur livraison (comme pour les liseuses), alors la multiplication des machines a sans doute un impact important d'un point de vue du bilan écologique (d’où le fait de prendre des grosses machines physiques plutôt que plein de petites pour optimiser ça). Ensuite bien sur, ç'est une goutte d'eau d'un point de vue mondial parce qu'il y a quasiment personne sur le fedivers, et bien sur que les machines ne font pas que ça donc je ne peux pas dire "ç'est la cata". Et je ne doute pas qu'une part non négligeable de gens gardent les machines physiques longtemps. Mais ces stratégie de réduction d'impact écologique ne sont pas lié à la fédération.
pour moi, c'est assez clair que la fédération en tant qu'architecture est sans doute plus coûteuse que la centralisation (ou qu'une fédération d'acteurs beaucoup plus denses), mais que ça semble ne jamais apparaître dans la réflexion sur l'écologie et la technique.
Pour en revenir sur Debian, est ce que l'impact écologique devrait prendre en compte les forks ? Car bon, si je fork Debian et que je recompile toute la distro à chaque fois, c'est quand même pas sans conséquence niveau ressources surtout quand il y a quand même un bon paquet de forks. Comme tu dis, c'est quoi l'impact de faire venir 443 personnes, dont une part non négligeable en avion du monde entier.
[^] # Re: Trad auto
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien La Commission désigne ChatGPT, Reddit et Roblox en vertu de la législation sur les services numériques. Évalué à 1 (+0/-2). Dernière modification le 31 août 2026 à 15:55.
Bah non, les services sont déjà dans le champ de la loi sur les services numériques. Le DSA s'applique aussi si tu as moins de 45 millions d'utilisateurs mensuels. Par exemple, l'article 9 "Injonctions d’agir contre des contenus illicites" s'applique sur tout les services (enfin sur les fournisseurs de services intermédiaires, ça doit être définit dans un autre acte), et pas juste les plus gros.
[^] # Re: Trad auto
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien La Commission désigne ChatGPT, Reddit et Roblox en vertu de la législation sur les services numériques. Évalué à 3 (+1/-1).
Possible, mais le Monde aussi utilise désigner: "ChatGPT a été désigné comme un très grand moteur de recherche en ligne (Vlose), tandis que Reddit et Roblox ont été classés parmi les très grandes plateformes en ligne (VLOP)" ( cf l'article ). Le dictionnaire des synonymes de l'univ de Caen indique que "nommer", assigner, caractériser. Donc bon, je pense que la traduction n'est pas si mauvaise, même si je vois comment ça peut ressembler à un anglicisme. Je suis sur que la droite va demander à l'Académie Française de se pencher sur le sujet avoir un résultat d'ici 2128.
[^] # Re: Trad auto
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien La Commission désigne ChatGPT, Reddit et Roblox en vertu de la législation sur les services numériques. Évalué à 1 (+0/-2).
Je la trouve correcte. Alors bien sur le souci, c'est surtout de savoir si il faut traduire DSA en français ou pas, mais ça me semble pas déconnant de ne pas utiliser l'acronyme anglais dans une traduction française.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 1 (+0/-2).
Oui, par exemple. L'impression vient pas de nulle part, je connais assez de gens dans Debian pour dire que c'est pas juste une vibe, mais je pense aussi que l'anarchisme, ça veut dire beaucoup de choses pour beaucoup de gens. Et en fait, peut être que la solution qui est sortie est la solution la plus anarchiste possible, à savoir la mise en avant de la liberté individuelle des membres de Debian.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 7 (+4/-0).
Surtout qu'au final, ça revient à être la situation tel que c'était avant le vote. Si c'est la catastrophe maintenant, c'était la catastrophe avant. J'ai surtout l'impression que les gens projettent des idées sur Debian sans s'impliquer dans la communauté ou autre chose.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 6 (+3/-0).
D'un point de vue sans doute trop réaliste, je pense que Debian n'a pas de ressources pour faire quoi que ce soit en pratique (suffit de voir le temps passé sur un cas assez trivial de harcélement avec l'affaire Daniel Pocock pour se dire que face à un truc plus grave, ça va sans doute être pire). Pour donner un exemple un peu plus vieux, il suffit de voir comment Debian a géré la question des brevets logiciels. Sauf erreur de ma part, le plus gros changement structurelle au niveau de la distribution a été d'avoir un document en 2012, même si quelqu'un va sans doute me dire qu'il y a eu des choses avant (ce dont je ne doute pas, mais j'ai pas le temps de chercher). Pendant ce temps, Fedora avait déjà une liste de paquets interdit avant 2008 (cf la plus vielle page du wiki sur le sujet, sachant que c'était déjà un import avant du précédent wiki), et l'Open Invention Network date de 2005, avec comme membre fondateur Red hat, ce qui montre que c'était un sujet identifié depuis longtemps. Je pense pas que ça soit de la malice de Debian ou de l'incompétence, mais juste un manque de moyen sur le sujet, parce que personne ne s'est penché dessus, car les soucis de brevets logiciels sont un chouia plus existentiel pour une entreprise US que pour Debian.
Peut être que c'est la le souci, à savoir que la vision des juristes des entreprises du secteur informatique ne s'aligne pas avec la vision d'une partie des militants dans le logiciel libre, et qu'assez pragmatiquement, pas mal de gens doivent suivre les juristes plus que les militants sur le sujet.
[^] # Re: Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 3 (+1/-1).
Alors, loin de moi l'idée de dire qu'il y a 0 problèmes sur le sujet, mais de ce que je vois, il y a quand même presque 0 litiges sur les questions autour du code et les IA génératives. Il n'y a qu'une affaire qui parle de logiciel devant les tribunaux sur les 174 cas autour du monde en ce moment (Doe v. Github), et les plaignants se sont fait retoqué par le juge en première instance (c'est en appel maintenant). Il n'y a aucun acteur important du monde du libre (ou proprio) qui se jette sur le sujet alors que les grandes boites de l'édition ou les auteurs de livres se sont engouffrés dans la brèche (exemple, Bartz v. Anthropic en 2024, qui s'est terminé par Anthropic qui sort le chéquier) quasiment immédiatement.
Donc bon, je suis pas surpris par l'apathie sur le sujet, parce que c'est ce que pense l'immense majorité s'en fout (voir aussi mes journaux en 2022 et 2023 ). Et même les gens qui s'en foutent pas vont rarement articuler un cas concret.
[^] # Re: temporalité
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien « Interdire l’IA » : des développeurs de logiciels libres rejettent l’intelligence artificielle. Évalué à 6 (+3/-0).
C'est fait maintenant: https://linuxfr.org/users/misc/liens/results-for-llm-usage-in-debian
Du coup, le titre de basta mag est quand même assez incorrect, bien que grammaticalement et contextuellement vrai, vu qu'il y a sans doute plus que 2 personnes qui 1) font du dev libre 2) rejettent l'IA.
# Le résultat, proposition 5 "responsible use of AI"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Results for LLM usage in Debian. Évalué à 10 (+7/-0).
En gros, le projet a décidé de... ne rien décider (genre, ni pour, ni contre, aucun changement de politique, pas d'obligation de transparence intrinsèque au projet). Les propositions sont dispos en anglais sur https://lists.debian.org/debian-vote/2026/08/msg00352.html
[^] # Re: C'est lassant à la longue...
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Visio-Display : retour d’expérience sur une plateforme libre d’affichage dynamique. Évalué à 10 (+12/-1).
Parce que c'est gratuit avec des quotas généreux et que gérer l'infra est le souci de quelqu'un d'autre. Je suis pour le self hosting, j'ai ma propre forge à mes pieds (gitea et woodpecker sur une VM Fedora), mais je fait quand même des miroirs de mon code sur et depuis Github parce que j'ai pas de registre local pour les conteneurs (j'y travaille) et que j'ai plus de stockage que ce que j'aurais en local pour mes images de conteneurs (la, va falloir attendre avant de changer le matos), parce que quelqu'un s'est fait chier à installer dependabot/renovate pour que ça marche out of the box (j'y travaille aussi) et parce que ma forge n'est qu'en IP v6 (ça, j'y travaille pas, le reste du monde doit se tirer les doigts du cul à ce niveau).
Et si je devais présenter mon code, je donnerais celui sur github pour 1) ne pas faire crever mon serveur sous la charge 2) m'assurer d'avoir plus de retour, car je pense que pas grand monde à un compte sur les autres forges à part peut être gitlab.com (même si toutes n'ont pas besoin d'un compte, genre sourcehut).
Codeberg refuse les codes fait par LLM, Sourcehut également. Framagit était surchargé il y a pas si longtemps et dans mon souvenir. Donc bon, ç'est soit github.com, soit gitlab.com
[^] # Re: IANAL
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 4 (+2/-1).
Surtout que la propriété de quelque chose de virtuel, ça s'applique pas qu'aux œuvres de l'esprit.
Je suis propriétaire de mon compte en banque, mais ça n'est qu'un groupe de lignes dans des bases de données dans une banque. Je suis proprio d'un terrain ou se trouve ma maison, mais c'est virtuel, on a tracé une ligne sur une carte et on s'est tous mis d'accord pour dire que c'est chez moi. Le terrain existe, mais sa limite est une vue de l'esprit.
[^] # Re: Le sens des priorités
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien UE : l'IA doit s'afficher. Évalué à 4 (+1/-0).
Ben ça dépend. Si tu utilises le LLM pour justement faire du filtrage, voir de générer des données synthétiques pour faire un benchmark d'un système de filtrage, tu as besoin de ça. Ensuite, on va pas se cacher, le texte est sans doute pas le plus problématique, mais c'est pareil sur les images. Le fonctionnement des générateurs d'images (genre Stable Diffusion), c'est de prendre un tas de pixels aléatoires et de faire de la reconnaissance d'objet dessus avec un score de confidence par rapport à ton prompt, puis de modifier un peu l'image pour améliorer les scores par rapport au prompt, et de recommencer jusqu'à avoir ce que tu voulais.
Fondamentalement, l'algo qui détecte une image de chaton est le même qui détecte un autre type de minou pour du porno, c'est juste des images différentes taguées de façon différente, cad un paramètre dans les données d’entraînement. Et ensuite, la différence entre la détection et la génération, c'est d'avoir une boucle qui optimise dans un cas, et un simple appel dans l'autre.
Mais dans tout les cas, dans ton jeu de données, il me semble normal d'avoir ce que tu ne veux pas générer si tu veux entraîner le système à ne pas le faire.
Certes, mais c'est pas vraiment comparable. Le père de famille a perdu son compte Google. C'est relou, j'en conviens, mais il est pas en tôle ni rien. Le probléme est également pas tant le fait que Google filtre que le fait que Google n'est pas de support et qu'il n'y a pas de recours sur la fermeture (aux états unis, parce qu'en Europe, je pense que tu peux faire jouer le RGPD pour récupérer tes données).
Pour Grok, il y a 11 régulateurs (au moins) qui tombent sur la boite d'une part, et il faut pas oublier non plus que les utilisateurs de Grok ont une responsabilité d'autre part. Loin de moi l'idée de défendre Musk qui a quand même également fait du bruit pour son mode "spicy" et qui a traîné les pieds pour raison idéologique, mais la plateforme n'agit pas de façon autonome, quelqu'un demande à dénuder des femmes. La société a fait le choix de tomber sur les plateformes et pas les utilisateurs pour des questions d'efficacité de la justice (et c'est important aussi), mais d'un point de vue purement intellectuel, c'est quand même pas terrible. Si quelqu'un fait de la merde avec un outil, ça me semblerais quand même logique que la personne soit condamné et pas uniquement le fabricant de l'outil. L’intentionnalité de l'utilisateur final ne devrait pas passer aussi facilement sous le tapis parce que la justice n'a pas de moyen.
Non, ça tombe plus sous le coup du DSA de ce que j'ai compris. Le DSA vise les plateformes, l'AI Act vise les personnes qui mettent à dispo des systèmes d'IA, et dans les 2 cas, c'est avant tout des lois de régulation du marché. Le RGPD, c'est avant une unification des lois existantes, et c'est beaucoup liés aux droits fondamentaux (en l'occurence la vie privée).
[^] # Re: Étonnant quand même
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Et une tite pincée de merdification sur Reddit.... Évalué à 4 (+1/-0).
Reddit est en procès contre les boites de scraping, donc c'est pas juste sous entendu, surtout que Reddit vends l’accès pour se financer (et donc moins dépendre de la pub).
[^] # Re: Le résumé est spécial
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Consultation: Stratégie en matière d'IA pour les secteurs de la culture et de la création. Évalué à 3 (+0/-0).
non, c'est le terme "deep fake" qui devient hypertrucage. La version dans les autres langues est dispo via un clic si tu veux vérifier.
[^] # Re: Parfait pour le futur
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Linux 6.18 pour l'ESP32-S31 (RISC-V à 320 MHz et 16 MB de RAM). Évalué à 3 (+0/-0).
Oui, parce que ce que j'ai compris, c'est que la pénurie concerne les chaînes de productions de DDR 5, et je suppose qu'on ne peux pas convertir les machines qui font la ram des micro controlleurs pour faire de la ram pour les cartes nvidia (en tout cas, pas facilement).
[^] # Re: Le sens des priorités
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien UE : l'IA doit s'afficher. Évalué à 3 (+0/-0).
Mais indiquer que le contenu est généré par IA est aussi plus facile à faire que de filtrer le contenu produit sur des critères qui sont quand même flous. Google a sa technologie SynthID, mais c'est plus facile de mettre un filigrane dans les images que dans le texte ou c'est encore un domaine de recherche actif qui a commencé il n'y a pas si longtemps que ça. Le papier que tout le monde semble citer sur le sujet, A Watermark for Large Language Models, date de mai 2024, le papier de SynthID a été publié un peu plus tard en octobre 2024.
Et sur la question du filtrage, c'est aussi un souci complexe. Pour donner un exemple, comment tu gères si un modèle doit analyser les thèmes de Lolita, ou qu'on demande à traduire le roman en luxembourgeois ? Et des cas de filtrage automatique pourri, il y a eu des exemples connus (par exemple celui du père qui a été banni de Google pour avoir envoyer des photos à la demande de son docteur en 2022).
De plus, même sans les obligations de l'AI Act, il y a déjà eu des réactions et des obligations comme on l'a vu avec Grok en début d'année une fois que ç'est devenu viral (parce que oui, les premiers articles sur Grok qui déshabille les femmes, c'était 6 mois avant). Alors bien sur, visiblement, xAI ne fait pas suffisamment d'effort vu qu'on continue à trouver des deepfakes, mais les utilisateurs cherchent aussi à activement contourner les protections, il y a des sous reddit entiers dédiés.
[^] # Re: Le résumé est spécial
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Consultation: Stratégie en matière d'IA pour les secteurs de la culture et de la création. Évalué à 4 (+1/-0).
Alors les apports, non parce que ça dépend quand même pas mal de qui, quoi, comment, etc. Mais l'AI Act définit quand même ce qui est appelé IA, c'est le premier point de l'article 3.
[^] # Re: IANAL
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 10 (+9/-0).
Mais de toute façon, ça n'est pas une question d'expertise juridique, car les juristes et la loi française utilisent le terme "propriété intellectuelle".
Par contre, c'est une question de militantisme, car dire que le terme propriété intellectuelle est un problème est la position de RMS depuis des années. Et par problème, il faut comprendre que son usage ne s'aligne pas avec les idées cyberlibertarianistes défendues par RMS comme l'abolition total des restrictions sur les œuvres de l'esprit. Et donc, en incitant à faire changer les termes (sans aucun succès, il faut bien le reconnaître), on vise à obtenir 2 choses.
Primo, ça donne un ice breaker dans la discussion en donnant une raison d'intervenir car "quelqu'un n'utilise pas les bons mots". C'est très adapté aux modalités de communications des années 2000 et au web 2.0 ou les producteurs de textes sont partout. Donc ça donne quasiment un moyen clé en main de faire du bruit sur un sujet. Ici, c'est un peu inutile parce qu'on connait le sujet, mais bon, ç'est peut être un réflexe pavlovien.
Secundo, ça permet avant tout de signaler son appartenance à la mouvance qui s'aligne sur les positions de RMS. C'est comme dire GNU/Linux, mais ça n'a pas été autant tourné en ridicule. Le but n'est pas de faire changer les choses car ça n'a aucun effet matériel, mais de se distinguer et de créer une identité (encore une fois, un échec). Ce phénomène militant est largement plus visible dans les milieux queers/LGBT sur le web qui arrivent à faire changer les termes sur des échelles qui se sont comptes en années (exemple GLBT -> LGBT -> LGBTQ -> LGBTQIA+ -> queer, SOGIESC, SGM, GSRM, etc). Et la différence principale est qu'une partie de la communauté investit son temps sur ce travail pour définir les frontières des identités et parce que l'identité et ses conséquences sont au cœur des mouvements (ensuite, est ce que ça donne quelque chose d'utile, je ne crois pas, en tout cas pas directement à mon sens). Ce n'est pas le cas du mouvement du logiciel libre ou la production de logiciel est au cœur du mouvement, donc venir définir son identité n'a que peu d'importance pour une grande majorité de gens.
Et c'est parce que c'est une façon de se signaler que le commentaire commence par une attaque ad hominem, car le but est de faire réagir et d'attirer l'attention.
Mais quand on regarde le commentaire en détail, on voit quand même que la conclusion ne suit pas la prémisse. La prémisse "je ne suis pas "spécialiste juridique" car j’écris des choses fausses sur la propriété intellectuelle car le terme en français est contrefaçon" suivi de "le terme propriété intellectuelle est trompeur". Le raisonnement du premier point est faux comme dit ailleurs, mais surtout le second est une opinion et une position politique n'a rien à voir avec le raisonnement du début du commentaire, c'est de l'enfumage.
Ça se voit aussi parce qu'il n'y a aucune citation ou justification, et surtout parce qu'il y a tentative de masquer d’où vient l'opinion politique. Citer RMS en 2026, ç'est risquer de faire revenir tout les débats des années passés. Mais c'est surtout pousser le risque que quelqu'un note que le cyberlibertarianisme a été coopté par des grands noms qu'on déteste, comme Musk, etc.
Mais bon, que je sois spécialiste juridique ou pas ne change rien, je mets mon texte avec l'idée qu'il se suffise à lui même. Si d'autres personnes s'attachent de façon disproportionné au titre de la personne plus qu'à ce qui est dit, c'est triste, mais on est dans un pays libre.
[^] # Re: IANAL
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal NVIDIA, l'OSI et la licence OpenMDW. Évalué à 8 (+5/-0).
Alors peut être que "dériver" est pas le meilleur terme à utiliser (vu que bien sur, il y a eu des droits bien avant le concept de droit fondamental européen, vu qu'il y a eu des droits avant le concept de l'Union Européenne), peut être que j'aurais du dire "se rattache". Mais la directive qui régit le droit d'auteur en Europe (2001/29/CE, dite directive InfoSoc) dit au point 3 de son préambule:
De même, le résumé de jurisprudence de la CEDH sur l'article 1 du protocole 1, point 56 aux pages 16/17 dit:
Le lien avec le principe de propriété et donc le droit à la propriété me semble assez clairement articulé aux échelons les plus haut du juridique en Europe.
Tu as le droit de suivre l'opinion de RMS sur le sujet, mais c'est pas ce qui est écrit dans les textes que j'ai cité. Et certes, la traduction en français et la transposition en droit français rendent les choses plus compliqués et changent parfois des trucs subtiles. Mais comme j'ai cité majoritairement le droit européen (la CEDH, le TFEU, l'AIA et le CRA), il m'a semblé clair que le contexte était le droit européen avant tout.
Ensuite, je suppose que c'est une référence à RMS parce qu'on est sur Linuxfr et que je connais mes classiques, mais c'est aussi la position qu'on peut dériver des actes de l'industrie de l'IA.
Il serait plus intéressant pour le débat de détailler un peu plus ta position autrement qu'en claquant une remarque rapide sur un point de vocabulaire pour défendre une position assez clairement minoritaire dans le monde. On est pas sur X/Twitter, c'est pas le royaume de la posture et du pinaillage sur le vocabulaire.