Interview de Célia Margotteau, designeuse UX et UI

PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉditĂ© par Davy Defaud, ted et ZeroHeure . ModĂ©rĂ© par ZeroHeure. Licence CC By‐SA.
28
29
fév.
2020
Graphisme/photo

Les T‐shirts avec les suricates, c’est elle, une partie des visuels du site Tracim, c’est elle, lÊŒinterface Tracim, c’est aussi elle en partie.

Pour tout dire, quand LeBouquetin a Ă©voquĂ©, dans une dĂ©pĂȘche plus gĂ©nĂ©rale, le recrutement de CĂ©lia, j’ai pensĂ© que ça pouvait ĂȘtre un bon sujet pour cette sĂ©rie d’entretiens. Le temps, ensuite, de jouer avec l’interface, de trouver des questions, nous voilĂ  avec la premiĂšre interview de cette annĂ©e.

Dos du T‐shirt aux suricates

― Comment devient‐on designeuse UX et UI ?

Pour ma part, j’ai un parcours assez peu conventionnel guidĂ© par la curiositĂ©. De nature crĂ©ative, j’ai toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e par le design graphique et le Web, j’ai donc suivi une formation d’infographiste puis de communication visuelle et enfin sur les mĂ©dias numĂ©riques. Mais ce qui a vraiment Ă©tĂ© dĂ©terminant, ça a Ă©tĂ© de me rendre compte que ce qui me parlait le plus, ce n’était pas seulement de faire du design ou des interfaces esthĂ©tiques, mais vraiment de crĂ©er des produits utiles et intuitifs, en comprenant les besoins des utilisateurs. Comprendre les utilisateurs, cela signifie se mettre Ă  leur place, mais surtout observer et essayer de comprendre leurs problĂšmes sans avoir d’aprioris.

― En quoi cela consiste‐t‐il ? Outre les CSS, y a‐t‐il d’autres langages que tu doives connaütre, voire maütriser ?

En fait, en tant qu’UX/UI designeuse, il faut surtout rĂ©ussir Ă  s’adapter Ă  la fois aux utilisateurs (leur vocabulaire, leurs problĂ©matiques, leurs contraintes, leurs intĂ©rĂȘts) mais aussi aux Ă©quipes de dĂ©veloppement, qui ont une grande expertise de leur domaine et qui sont de prĂ©cieux conseils. Il n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire de savoir dĂ©velopper pour ĂȘtre UX / UI designer. Personnellement, j’ai des bases en front‐end, et je comprends les grands principes du back‐end, ce qui me permet d’interagir avec les diffĂ©rentes Ă©quipes. Il ne faut pas avoir peur de poser des questions et d’apprendre plein de nouvelles choses !

― Quelles sont les spĂ©cificitĂ©s de ces deux types de design UI (interface utilisateur) et UX (expĂ©rience utilisateur) ?

Le design de l’interface utilisateur (UI) est une composante de l’expĂ©rience utilisateur (UX). Le Nielsen Norman Group dĂ©finit l’expĂ©rience utilisateur comme : « englobant tous les aspects de l’interaction de l’utilisateur final avec l’entreprise, ses services et ses produits ». L’UX correspond donc Ă  tout ce qu’un utilisateur peut expĂ©rimenter ou ressentir vis‐à‐vis d’un produit, d’un objet, d’une application, lors de son usage. Pour une application par exemple, cela va correspondre Ă  l’enchaĂźnement logique des Ă©crans, la facilitĂ© de trouver les informations, et la facilitĂ© pour l’utilisateur d’atteindre son objectif. L’interface est importante parce qu’elle est directement au contact de l’utilisateur, c’est la partie visible de l’expĂ©rience.

― À ton avis quelles qualitĂ©s faut‐il avoir pour exercer ce mĂ©tier ?

Pour moi, les principales qualitĂ©s seraient : l’empathie, la curiositĂ© et l’humilitĂ©. Je vois difficilement quelqu’un rĂ©ussir dans son travail d’UX designer sans empathie. L’empathie est importante pour rĂ©ussir Ă  se mettre Ă  la place des utilisateurs et Ă  les comprendre. Rester curieux est aussi essentiel pour continuer Ă  progresser dans le domaine et ne pas hĂ©siter Ă  remettre en question ses acquis. Et enfin l’humilitĂ©, car il faut ĂȘtre capable de mettre ses propres croyances et ses aprioris de cĂŽtĂ©, afin de vraiment s’intĂ©resser aux usages et aux besoins des utilisateurs.

― Actuellement, Ă  quel niveau interviens‐tu dans l’élaboration et la conception des interfaces ? Est‐ce que c’est le moment idĂ©al ? PrĂ©fĂšrerais‐tu intervenir plus en amont, plus tard, au dĂ©but, Ă  la fin ?

En tant qu’UX/UI designeuse, j’interviens de façon transversale dans un projet de crĂ©ation de nouvelle fonctionnalitĂ© ou de refonte de l’expĂ©rience. J’interviens ainsi tout au long du projet :

  • en amont du dĂ©veloppement, les entretiens et les ateliers avec les utilisateurs permettent de comprendre leurs usages et leurs pratiques, afin d’imaginer des expĂ©riences adaptĂ©es ;
  • pendant le dĂ©veloppement, je participe Ă  l’élaboration des spĂ©cifications et propose des maquettes prĂ©sentant les nouvelles expĂ©riences et interfaces ;
  • aprĂšs le dĂ©veloppement, en collaboration avec l’équipe de support et l’équipe commerciale, je rĂ©cupĂšre les retours des utilisateurs afin de continuer Ă  amĂ©liorer l’expĂ©rience qu’on leur propose.

― Quelles difficultĂ©s (ou pas, d’ailleurs) rencontres‐tu ou as‐tu pu rencontrer avec les Ă©quipes de dĂ©veloppement dans le cadre de ton travail (en gĂ©nĂ©ral, pas spĂ©cifiquement chez Algoo) ? Le cas Ă©chĂ©ant, comment y pallies‐tu ?

Les Ă©quipes de dĂ©veloppement expĂ©rimentĂ©es ont un vocabulaire technique qui peut ĂȘtre perturbant aux premiers abords. Cependant, j’ai toujours eu la chance de travailler avec des Ă©quipes trĂšs ouvertes et comprĂ©hensives, qui ont pris le temps de m’expliquer les contraintes de leurs mĂ©tiers. J’ai beaucoup appris grĂące Ă  eux !

― As‐tu dĂ©jĂ  (en gĂ©nĂ©ral, pas forcĂ©ment chez Algoo) Ă©tĂ© confrontĂ©e Ă  des demandes de « dark patterns » (interface truquĂ©e d’aprĂšs WikipĂ©dia) ?

Je n’ai jamais Ă©tĂ© confrontĂ©e Ă  une demande de dark patterns, parce que j’ai eu la chance de pouvoir choisir les gens avec qui je travaillais. Les darks patterns correspondent Ă  des expĂ©riences et des interfaces qui trompent sciemment les utilisateurs pour les empĂȘcher de faire des actions qui ne sont pas profitables pour l’entreprise, comme, par exemple, dĂ©sactiver les cookies (le plus frĂ©quent) ou encore se dĂ©sinscrire d’un service payant. C’est notre rĂŽle en tant que designers de refuser de crĂ©er ou d’utiliser des dark patterns.

― Quels sont les soucis d’UX/UI que tu juges les plus frĂ©quents ou notables dans les logiciels libres ?

Un des soucis que l’on retrouve le plus frĂ©quemment, dans tout type d’interfaces et d’expĂ©riences, pas seulement dans les logiciels libres, est de vouloir afficher trop d’informations, pensant que plus on affiche d’informations, plus c’est pertinent pour l’utilisateur. Cependant, afficher un grand nombre d’informations augmente la charge cognitive de l’utilisateur et rend sa navigation dans l’interface plus complexe. La loi de Hick est un modĂšle d’IHM (interaction homme‐machine) qui explique que le temps qu’il faut Ă  un utilisateur pour prendre une dĂ©cision augmente en fonction du nombre de choix Ă  sa disposition. ConcrĂštement, plus un utilisateur a de choix Ă  sa disposition, plus la dĂ©cision va ĂȘtre longue et complexe pour lui.

― Y a‐t‐il des diffĂ©rences et des spĂ©cificitĂ©s en termes d’accessibilitĂ© entre une interface Web et celle d’un logiciel ?

Je dirais que ça dĂ©pend beaucoup du contexte, mais globalement les rĂšgles d’accessibilitĂ© restent les mĂȘmes.

― Comment testes‐tu l’accessibilitĂ© d’un projet ? Est‐ce que, par exemple, des personnes handicapĂ©es participent Ă  ces tests ?

Je teste les projets sur lesquels je travaille en suivant les recommandations des WCAG 2.1 (Web Content Accessibility Guidelines). Je n’ai pas encore eu la chance de pouvoir tester mes designs avec des personnes en situation de handicap mais c’est trùs clairement un objectif pour moi.

― Sur quels logiciels as‐tu Ă©tĂ© formĂ©e ?

Dans mes Ă©tudes, j’ai Ă©tĂ© formĂ©e sur la suite Adobe, sur GIMP, LibreOffice, XMind, 3ds Max, SketchUp, AutoCAD, ou encore Inkscape.

― Penses‐tu que la formation que tu as reçue est bien adaptĂ©e Ă  la rĂ©alitĂ© du mĂ©tier ?

Un Ă©lĂ©ment qui est pour moi essentiel et dont ma formation n’a pas parlĂ© est l’importance du travail en Ă©quipe et de la pĂ©dagogie Ă  avoir lorsqu’on est designeuse. Je me suis vraiment rendu compte de l’aspect transversal de ce mĂ©tier qu’une fois en entreprise, oĂč j’ai dĂ» collaborer et m’adapter Ă  de nombreuses Ă©quipes et personnalitĂ©s diffĂ©rentes. Personnellement, j’adore ça, parce que discuter avec les gens de diffĂ©rents mĂ©tiers et apprendre tous les jours de nouvelles choses me passionne, mais ça a Ă©tĂ© une surprise. En rĂ©alitĂ©, faire une interface n’est pas trĂšs compliquĂ©, mais faire une interface qui corresponde aux besoins des utilisateurs, aux possibilitĂ©s techniques, Ă  la philosophie du projet et qui suscite l’engouement des Ă©quipes est un challenge Ă  relever.

― Est‐ce que c’est toi qui as dessinĂ© les visuels (mascotte, T‐shirt, etc.) du site Tracim et l’interface des outils ?

Quand je suis arrivĂ©e chez Algoo, je me suis inspirĂ©e de l’identitĂ© visuelle existante et je l’ai dĂ©clinĂ©e sur diffĂ©rents supports, dont les visuels du site tracim.fr ainsi que les T‐shirts d’Algoo. Je travaille sur Tracim depuis un an, et j’ai pu participer Ă  l’élaboration de certaines fonctionnalitĂ©s comme le partage de fichiers ou encore les onglets des applications (qui sont dĂ©jĂ  disponibles dans Tracim), mais aussi sur des fonctionnalitĂ©s qui sortiront bientĂŽt comme une refonte du systĂšme de notifications ou une amĂ©lioration de l’historique des contenus. Nous avons aussi passĂ© du temps Ă  retravailler le site tracim.fr afin qu’il prĂ©sente au mieux Tracim. J’ai aussi participĂ© au lancement de l’instance publique mon.tracim.fr, qui permet aux particuliers et aux associations d’utiliser Tracim sans avoir besoin de compĂ©tences techniques spĂ©cifiques.

― Au niveau professionnel, quels logiciels libres utilises‐tu, sur quel systùme d’exploitation ?

Au niveau professionnel, j’utilise Inkscape, LibreOffice, Mozilla Firefox, Thunderbird, les outils de Framasoft, Mattermost et Tracim bien sĂ»r. Et je suis sous Debian GNU/Linux 9.9 (Stretch).

― Quelle est ta distribution GNU/Linux prĂ©fĂ©rĂ©e et pourquoi, quels sont tes logiciels libres prĂ©fĂ©rĂ©s ?

Je suis assez classique, j’utilise Debian pour le travail et c’est la distribution qui me semble la plus claire pour une nĂ©ophyte de Linux comme moi. â˜ș

― Quelle question aurais‐tu adorĂ© qu’on te pose ? (Ă©videmment, tu peux y rĂ©pondre)
Au niveau personnel, quels logiciels libres utilises‐tu ?

J’utilise Krita pour les illustrations, Blender pour faire un peu de 3D, et Aseprite pour faire du pixel art !

― Quelle question aurais‐tu dĂ©testĂ© qu’on te pose (en espĂ©rant que je ne l’ai pas posĂ©e) ?

Je n’en vois pas. â˜ș

Merci beaucoup pour ces questions !

Au plaisir de rĂ©pondre aux questions des lecteurs. â˜ș

Merci beaucoup Célia.

Aller plus loin

  • # Linguistique

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  6.

    Merci pour cette interview. TrÚs intéressant. Et mettant en évidence tout son long le problÚme de la communication, en le positionnant dans le domaine linguistique. Quelques citations :

    « Comprendre les utilisateurs, cela signifie se mettre Ă  leur place, mais surtout observer et essayer de comprendre leurs problĂšmes sans avoir d’[A PRIORI[*]]. »

    « En fait, en tant qu’UX/UI Designeuse, il faut surtout rĂ©ussir Ă  s’adapter Ă  la fois aux utilisateurs (leur vocabulaire, leurs problĂ©matiques, leurs contraintes, leurs intĂ©rĂȘts) »

    « Les Ă©quipes de dĂ©veloppement expĂ©rimentĂ©es ont un vocabulaire technique qui peut ĂȘtre perturbant aux premiers abords. »

    « Un Ă©lĂ©ment qui est pour moi essentiel et dont ma formation n’a pas parlĂ© est l’importance du travail en Ă©quipe et de la pĂ©dagogie Ă  avoir lorsqu’on est designeuse. »

    DÚs le titre, il y a un barbarisme qui me choque : designeuse. Est-ce que le dire en français avec conceptrice, styliste, ou architecte d'interfaces logicielles aurais vraiment été inaccessible ?
    En tout cas on découvre l'envers du décors et un métier qui a son vocabulaire anglicisé tout à fait spécifique. Pas trop surprenant dans un domaine archi-dominée par une industrie outre-atlantique.
    Plus intĂ©ressant certainement, visiblement le mĂ©tier semble pouvoir s'exercer sur la base d'outils libres, et mieux encore en sĂ©lectionnant ses projets et employeurs sur une base Ă©thique. J'aurais envie de m'exclamer Kudos. Mais serais-je certain d'ĂȘtre compris par tous les locuteurs francophones ?

    [*] Écris avec l'alphabet latin pour souligner qu'il s'agit d'un emprunt, ce qui explique la difficultĂ© Ă  l'orthographier correctement en français.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

    • [^] # Orthographe

      PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  2.

      Je m'étais moi aussi posé la question de l'orthographe d'apriori. Il semblerait qu'on écrive «apriori» quand c'est un nom (il s'accorde alors en nombre), et «a priori» quand on l'utilise en adverbe.

      Un LUG en Lorraine : https://enunclic-cappel.fr

      • [^] # Re: Orthographe

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  8.

        Réforme de 1990, tous les noms d'origine étrangÚre s'écrivent en un mot (sans espace ni tiret). Baseball, vadémécum, apriori...

        En tant qu'adverbe, c'est « à priori » en réforme 1990 et « a priori », en italique car mots latins dans une phrase française, en classique.

        ConfĂšre http://www.renouvo.org/liste.php .

      • [^] # Re: Orthographe

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  3.

        TrĂšs bon article, oĂč l'on prend la mesure des facteurs humains intervenant dans le dĂ©veloppement de logiciels destinĂ©s Ă  des utilisateurs "finaux", pour ainsi dire.

        "a priori" (qui veut dire en latin "avant mĂȘme de..."). Il y a bien un espace entre le 'a' et "priori". "d’aprioris" est donc assez faux car c'est une substantivation d'une expression adverbiale (cela ne peut ĂȘtre un nom commun). On a des idĂ©es "a priori" sur tel ou tel sujet. Evidemment dans le langage courant, il est substantivĂ© : "oh, la, tu as beaucoup d'a priori sur ce sujet !". Mais il reste invariable car au fond c'est un concept.

        Puisque nous sommes en plein latinisme, nous pourrions évoquer le mot "medium" (qui signifie milieu, moyen) et qui devient "media" au pluriel. Donc, pas besoin de mettre l'accent aigu sur le 'e' ni de rajouter le 's' du pluriel.

        Et puis nous pouvons continuer de nous amuser :

        "aux Ă©quipes de dĂ©veloppement, qui ont... et qui sont de prĂ©cieux conseils" : les Ă©quipes ne sont pas des conseils, elles sont "de prĂ©cieux conseil". Il s'agit d'un concept qui n'est pas quantifiable par le dĂ©nombrement. Le conseil est quantifiĂ© Ă  l'intĂ©rieur de l'expression par "prĂ©cieux". Cela pourrait ĂȘtre de "mauvais conseil".

        Bon, il y en a d'autres, mais je m'arrĂȘte lĂ . C'Ă©tait plus par espiĂšglerie que par pontification...

        Vale !

    • [^] # Re: Linguistique

      PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

      "conceptrice, styliste, ou architecte d'interfaces logicielles aurais vraiment été inaccessible ?"

      Le design va au-delĂ  de toute ça. Cela englobe plus de chose, c'est l’intĂ©rĂȘt de crĂ©er des mots nouveaux. Typiquement, le design inclus de la spĂ©cification, bien plus que les 3 mots que tu suggĂšres.

      "La premiÚre sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Linguistique

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  2.

        En français, effectivement, c'est le cas, alors qu'un ou une styliste, de mode par exemple, est un designer en anglais. Wikipedia donne aussi stylicien comme synonyme.

        Et je pense également que créer des mots nouveaux et en adapter d'autres pour des concepts nouveaux est important et c'est le cas ici. C'est l'un des exemples ou le mot, passé de l'anglais vers le français, acquiert un sens spécifique et précis qu'il n'a pas forcément en anglais.

        Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Linguistique

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  5.

        "conceptrice, styliste, ou architecte d'interfaces logicielles aurais vraiment été inaccessible ?"

        Le design va au-delĂ  de toute ça. Cela englobe plus de chose, c'est l’intĂ©rĂȘt de crĂ©er des mots nouveaux. Typiquement, le design inclus de la spĂ©cification, bien plus que les 3 mots que tu suggĂšres.

        Cela va mĂȘme encore plus loin. Quand on parle d'expĂ©rience utilisateur, on ne parle pas forcĂ©ment d'interfaces logicielles mais de perception humaine. L'interface est un Ă©lĂ©ment tangible de l'expĂ©rience, mais l'expĂ©rience est beaucoup beaucoup plus vaste.

        Par exemple sur le sujet des notifications (sujet vraiment d'actualité sur Tracim : on sort d'ici quelques mois une version majeure qui introduit énormément de nouveautés autour des notifications), l'UX Design doit permettre :

        • d'identifier et comprendre les attentes des utilisateurs (quelles notifications, sous quelle forme, pour en faire quoi ?)
        • de proposer des Ă©lĂ©ments d'interaction pour les opĂ©rations qui le nĂ©cessitent
        • de mettre au point des algorithmes et des mĂ©canismes pour tout ce qui doit ĂȘtre automatisĂ©
        • de proposer des interfaces logicielles lĂ  oĂč il en faut (interface logicielle = interface utilisateur mais pas forcĂ©ment interface graphique)
        • de se projeter sur les non-dit et les Ă©volutions Ă  prĂ©voir (lĂ  on sort un peu de l'UX et on est plus dans l'innovation - et lĂ  ça devient un peu + mon rĂŽle et un peu moins celui de CĂ©lia en proportion)

        Est-ce que l'utilisateur sourit quand il utilise le logiciel ? Est-ce qu'il désespÚre que les pages s'affichent ? Est-ce qu'il promeut le logiciel ou en fait une mauvaise publicité (et pourquoi ?)

        ...

        #tracim pour la collaboration d'équipe __ #galae pour la messagerie email __ dirigeant @ algoo

        • [^] # Re: Linguistique

          PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  1.

          OK, styliste est un peu limitĂ© ici. Mais j'ai dĂ» mal Ă  concevoir l'apport de designer par rapport Ă  architecte ou conceptrice dans le mĂȘme contexte. D'autant qu'en tant qu'emprunt ça tombe plutĂŽt mal puisqu'Ă  un accent prĂȘt le mot existe dĂ©jĂ  dans la langue de moliĂšre avec un sens sensiblement orthogonal.

          « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

          • [^] # Re: Linguistique

            PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1.

            Je suis d'accord avec toi, « conception d’expĂ©rience utilisateur » bien qu'un peu long, me parait tout Ă  fait pertinent.

            https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

            • [^] # Re: Linguistique

              PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  0.

              Non, déjà parce que Célia ne se limite pas l'expérience utilisateur puisque qu'elle s'occupe aussi de l'interface utilisateur.

              Je n’ai aucun avis sur systemd

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  3.

                L'interface utilisateur fait parti de son expérience, hein ?

                Généralement on met UX/UI pour 2 raisons :

                1. parce qu'on veut ĂȘtre Ă  peu prĂšs comprĂ©hensible par des gens qui ne sont pas du domaine quitte Ă  ĂȘtre trĂšs approximatif
                2. parce qu'on fait du graphisme. Dis plus simplement, on fait de jolies interfaces, ce qui est complÚtement orthogonale avec l'ergonomie recherché par les UX (vim possÚde des qualité de découvrabilité qui est une bonne qualité d'UX, mais on va pas dire qu'il est jolie, au contraire certains sites qui font de l'animation au défilement posent des problÚmes d'ergonomie tout en étant trÚs jolis)

                Pour le point 1 on aurait pas besoin d'ĂȘtre approximatif si on choisissait un peu mieux mieux nos mots. Ergonome est Ă©vident par exemple. Pour le second point, vu qu'il s'agit de 2 compĂ©tences diffĂ©rentes et pas forcĂ©ment mĂ©langĂ©es ça vaudrait le coup d'avoir 2 noms de mĂ©tier. Styliste montre l'accent mis sur l'interface.

                Mais oui ça n'a pas la hype anglo-saxonne d'un designeuse UX/UI.

                https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

                • [^] # Re: Linguistique

                  PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  4.

                  parce qu'on fait du graphisme. Dis plus simplement, on fait de jolies interfaces, ce qui est complÚtement orthogonale avec l'ergonomie recherché par les UX (vim possÚde des qualité de découvrabilité qui est une bonne qualité d'UX, mais on va pas dire qu'il est jolie, au contraire certains sites qui font de l'animation au défilement posent des problÚmes d'ergonomie tout en étant trÚs jolis)

                  Designer d'interface ça ne veut pas dire webdesigner ou graphiste. Concevoir une interface n'est pas nécessairement un travail esthétique : la position des boutons, des labels, la mise en relief de l'information, ce n'est pas de l'esthétique mais de l'ergonomie.

                  L'expérience utilisateur ce n'est pas dire "je veux le bouton à tel endroit parce que mes yeux vont là" mais "ce que je veux faire c'est consulter le document, pouvoir le valider trÚs facilement et éventuellement accéder à des fonctionnalités avancées".

                  Celia peut faire tout son travail sans la partie graphique/jolie, ça restera un travail d'UX et UI.

                  L’ergonomie est « l'Ă©tude scientifique de la relation entre l'Homme et ses moyens, mĂ©thodes et milieux de travail » et l'application de ces connaissances Ă  la conception de systĂšmes « qui puissent ĂȘtre utilisĂ©s avec le maximum de confort, de sĂ©curitĂ© et d'efficacitĂ© par le plus grand nombre ». Il n'est pas tellement question de ressenti. L'expĂ©rience utilisateur me semble plus large : il y a une notion d'Ă©motion, de ressenti qui est complĂ©mentaire.

                  Croire que le design d'un écran est (uniquement) de l'esthétique est à mon sens une erreur : le choix des couleurs, des tailles de police, la normalisation des espaces entre éléments, la structuration des panneaux etc c'est de l'ergonomie, du confort, pas de l'esthétique.

                  On ne parle pas ici de "webdesign" mais de design d'interface utilisateur - ce sont deux choses encore différentes

                  #tracim pour la collaboration d'équipe __ #galae pour la messagerie email __ dirigeant @ algoo

                  • [^] # Re: Linguistique

                    PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  3.

                    L'expérience utilisateur me semble plus large : il y a une notion d'émotion, de ressenti qui est complémentaire.

                    LĂ  on parle d'Emotional Design. C'est une composante possible de l’expĂ©rience utilisateur pas un fondement.

                    À titre purement personnel, je rapprocherais beaucoup plus ça du marketing. Car ce domaine place l'Ă©motion au centre de son sujet depuis dĂ©jĂ  plusieurs dĂ©cennies. Et clairement je n’adhĂšre pas vraiment avec cette dĂ©marche.

                    Autant le boulot d'UX tel que je l'entends et que je l'ai expĂ©rimentĂ© en travaillant avec quelqu'un du domaine, qui va suivre l’expĂ©rience utilisateur largement au delĂ  de l'interface graphique (oblige t'on l'utilisateur Ă  changer d'applications (pour aller attendre son mail de validation par exemple ? quel est le niveau d'information de l'utilisateur Ă  tout moment du processus ? quels sont les core loops de l'application ? sont ils amĂ©liorables ?...) je trouve ça vraiment bien, autant j'aime bien qu'on laisse mes Ă©motions lĂ  oĂč elles sont.

                    https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

          • [^] # Re: Linguistique

            PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

            C'est facile, "architecte" est déjà un mot trÚs précis en informatique. C'est la personne qui fait les choix téchnique d'un point de vue haut niveau. "Conceptrice" est un concept beaucoup plus vague qui inclus tous les développeurs, les PO, etc...
            UC/CX designer est devenu un truc précis aussi.

            "La premiÚre sécurité est la liberté"

    • [^] # Re: Linguistique

      PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  4.

      un barbarisme qui me choque : designeuse

      Il n'y a vraiment pas de quoi évoquer un barbarisme :

      C'est le fĂ©minin correct de « designer » terme attestĂ© en français depuis 1969. Aux États-Unis il a prit le sens spĂ©cial de « personne qui crĂ©e les formes nouvelles du design ». La conception du design au sens actuel est nĂ©e vers 1925 en Allemagne, aux États-Unis et en France. Design s'est imposĂ© dans le monde entier, il est apparu en France en 1959 et s'est rĂ©pandu vers 1965.

      Enfin que c'est un retour aux sources, le terme anglais venant du français dessein, comme dans à dessein de..., qui était utilisé pour dessin avec un but jusqu'au XVIIe siÚcle en France.

      Sources Le Petit Robert et Le Robert Historique.

      "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

      • [^] # Re: Linguistique

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  4. DerniĂšre modification le 03 mars 2020 Ă  09:51.

        Il me semble qu'on disait plutÎt «styliste» en 1969, mais c'est si loin tout ça...

        Terme qui prĂ©sente de plus l'avantage d'ĂȘtre invariable, et qui devrait donc recevoir le label «2020 complaliante» ;)

        Discussions en français sur la création de jeux videos : IRC libera / #gamedev-fr

        • [^] # Re: Linguistique

          PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  -2.

          Il me semble

          Les linguistes du Robert se basent sur un grand nombre d'exemple, rien Ă  voir avec l'opinion de chacun.

          "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

          • [^] # Re: Linguistique

            PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  3.

            Par ailleurs ils ont Ă©conomiquement intĂ©rĂȘt Ă  pousser aux Ă©volutions. L'essentiel des mots qui apparaissent dans les Ă©ditions de dictionnaires commerciaux, disparaissent bien antĂ©rieurement Ă  leur incorporation dans un dictionnaire acadĂ©mique. Autant Ă©viter ceux-lĂ . Que ce soit pour les fripes ou la langue, la mode me laisse souvent dubitatif.

            « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

      • [^] # Re: Linguistique

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  9.

        En anglais le féminin de ''designer'' c'est ''designer''. Et en français aussi. Par exemple ici dans Elle : Les 5 femmes designers du moment. Le mot ''designeuse'' est trÚs récent et est utilisé par les personnes qui confondent genre des mots et genre des personnes.

        • [^] # Re: Linguistique

          PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  -1.

          En anglais le féminin de ''designer''

          En anglais la plupart des mots n'ont pas de genre.

          Le mot ''designeuse'' est trÚs récent

          Affirmation hasardeuse, non ? sans source linguistique...

          et est utilisé par les personnes qui confondent genre des mots et genre des personnes.

          Le mot « designeuse » est utilisĂ© par l'Éducation Nationale sur le site de l'Onisep (qui informe sur les mĂ©tiers), il est recensĂ© sur WikipĂ©dia, sur le Wiktionnaire, par l'Alliance Française des Designers en 2010, ... Bref, ton propos me semble un peu gratuit.

          "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

          • [^] # Re: Linguistique

            PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  -3.

            C'est d'ailleurs pourquoi j'ai repris le terme. Et, en français, quand on parle des personnes, on féminise le nom de leur profession. C'est valable pour bien des métiers et des fonctions :
            chanceliÚre, infirmiÚre, directrice, présidente, institutrice, etc.

            Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: Linguistique

              PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  5.

              Et, en français, quand on parle des personnes, on féminise le nom de leur profession.

              Pas forcément, cela dépend des professions. Il n'y a pas de rÚgle universelle. Certaines professions ont un mot pour les hommes et un pour les femmes, d'autres pas. On dit un ministre, un auteur, une vedette, un médecin, un juge, une sentinelle. Il n'y a pas forcément de raison d'insister sur le genre du professionnel.

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  -4.

                Ah non, on dit une ministre, une secrĂ©taire d'État, une juge, une magistrate, une procureure, une auteure ou une autrice, vedette et sentinelle ne sont pas des professions soit dit en passant.

                On dit un médecin (qu'on a du mal à féminiser, autrefois on parlait de médecineuse, que je trouve trÚs joli), mais une généraliste, une cardiologue, une rhumatologue, une chirurgienne, une gynécologue, une ophtalmologue et aussi une kiné. On parle aussi de la toubib.

                Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: Linguistique

              PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  3.

              infirmiĂšre

              Je ne connais pas l'histoire de ce mot, mais c'est peut-ĂȘtre un mot qui a d'abord Ă©tĂ© au fĂ©minin avant d'ĂȘtre masculinisĂ©.
              Quelqu'un sait comment on peut savoir cela ?

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  -3.

                Si je te dis fermiĂšre, tu penses pareil ?

                Je n’ai aucun avis sur systemd

                • [^] # Re: Linguistique

                  PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  4.

                  Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  5. DerniĂšre modification le 04 mars 2020 Ă  18:25.

                Par exemple via la littérature ? Google Books Ngram Viewer

                (troll: c'est fiable, on voit un premier échec de Linux en 1803, avant une percée dans les années 90)

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

                Quelqu'un sait comment on peut savoir cela ?

                En regardant dans la littĂ©rature comme mentionnĂ©, mais aussi dans les anciens dictionnaires. Par exemple le premier dictionnaire de l'AcadĂ©mie française date de 1694. Sinon pour savoir d'oĂč vient un mot et ses caractĂ©ristiques, l'Ă©tymologie est trĂšs instructive. Les genres des mots en français viennent souvent du latin, et les mots du latin sont parfois Ă©galement empruntĂ©s Ă  d'autres langues.

                Pour infirmiĂšre, si on en croit le wiktionaire: (1398) De l’ancien français enfermier (1288), composĂ© sur le mot enferm, lui-mĂȘme dĂ©rivĂ© du latin infirmus (« qui n’est pas ferme, au moral comme au physique »). S’occuper des infirmes est Ă  l’origine largement considĂ©rĂ© comme une tĂąche fĂ©minine puis, Ă  partir du XIIe siĂšcle, les ordres religieux organisent la profession selon des critĂšres de charitĂ© et d'amour de Dieu : le soin bĂ©nĂ©vole est pris en charge par la structure religieuse, par exemple les religieuses de l’HĂŽtel Dieu, les nobles soignant dans les fondations hospitaliĂšres, ou certains frĂšres et sƓurs se dĂ©plaçant Ă  domicile.

              • [^] # Re: Linguistique

                PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  2. DerniĂšre modification le 04 mars 2020 Ă  19:47.

                Quelqu'un sait comment on peut savoir cela ?

                En regardant dans la littérature comme mentionné, mais aussi dans les anciens dictionnaires. Par exemple le premier dictionnaire de l'Académie française date de 1694. Dedans figure infirmier mais pas infirmiÚre, cependant le terme renvoie à ferme avec beaucoup d'autres, voir page 596 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12803924/f624.item.zoom

                Cela ne marche pas dans notre cas prĂ©cis, mais souvent, pour savoir d'oĂč vient un mot et ses caractĂ©ristiques, l'Ă©tymologie est trĂšs instructive. Les genres des mots en français viennent souvent du latin. Dans notre cas, infirmiĂšre comme infirmier viennent d'infirme, donc l'Ă©tymologie n'aide pas pour dĂ©partager les deux mots.

                Pour infirmiĂšre, le wiktionaire donne quelques informations historiques: (1398) De l’ancien français enfermier (1288), composĂ© sur le mot enferm, lui-mĂȘme dĂ©rivĂ© du latin infirmus (« qui n’est pas ferme, au moral comme au physique »). S’occuper des infirmes est Ă  l’origine largement considĂ©rĂ© comme une tĂąche fĂ©minine puis, Ă  partir du XIIe siĂšcle, les ordres religieux organisent la profession selon des critĂšres de charitĂ© et d'amour de Dieu : le soin bĂ©nĂ©vole est pris en charge par la structure religieuse, par exemple les religieuses de l’HĂŽtel Dieu, les nobles soignant dans les fondations hospitaliĂšres, ou certains frĂšres et sƓurs se dĂ©plaçant Ă  domicile.

      • [^] # Re: Linguistique

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  6.

        Enfin que c'est un retour aux sources, le terme anglais venant du français dessein, comme dans à dessein de..., qui était utilisé pour dessin avec un but jusqu'au XVIIe siÚcle en France.

        Parce que concepteur et conceptrice ça le fait pas ? Je trouve que c'est nettement plus élégant et ça n'ajoute pas des bizarreries au français :

        • la terminaison et -er qui se prononce "eur"
        • le i qui se prononce "aie"
        • le e qui se prononce "i"

        https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

        • [^] # Re: Linguistique

          PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  -4.

          Comme on l'a dit, c'est trop restrictif. À mĂ©tier nouveau, mot nouveau.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

          • [^] # Re: Linguistique

            PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  9.

            À mĂ©tier nouveau, mot nouveau.

            Ça n'est pas un nouveau mĂ©tier (si on regarde un peu le domaine, on voit qu'il y a eu une bascule au dĂ©but on parle bien d'ergonomie) et ce n'est pas un nouveau mot (il suffit de regarder la dĂ©finition de Cambridge par exemple pour s'en rendre compte).

            Il s'agit de l'usage d'une nouvelle application d'un domaine déjà existant, mais au lieu de créer un nouveau mot ou de réutiliser un existant on préfÚre faire un anglicisme. C'est un choix qui peut s'expliquer, mais qui n'aide pas à la beauté de notre langue ni à sa simplicité.

            Quelque soit le nombre de fois que tu affirmera « non, mais tu comprend pas c'est nou-veau ! » sans autre forme d'arguments.

            Si on veut vraiment aller loin dans l’étymologie. L’expĂ©rience utilisateur c'est dĂ©fini par l'ensemble de norme ISO 9241, qui parle en substance d'ergonomie (en français comme an anglais).

            https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

            • [^] # Re: Linguistique

              PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 03 mars 2020 Ă  12:30.

              L'expérience utilisateur, dans ce contexte, c'est plus vaste que l'ergonomie. Moi aussi, je pensais que c'était surtout ça, mais en fait pas que.

              D'ailleurs Célia l'explique bien.

              Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: Linguistique

              PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  -2.

              "C'est un choix qui peut s'expliquer, mais qui n'aide pas à la beauté de notre langue ni à sa simplicité."

              Trop drĂŽle !

        • [^] # Re: Linguistique

          PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2. DerniĂšre modification le 04 mars 2020 Ă  18:50.

          Le mot est entré dans l'usage depuis longtemps, comme indiqué. Son emploi ou non relÚve du choix personnel si on trouve que le sens existait déjà. La langue évolue perpétuellement, pas la peine de se disputer. Les mots disparaissent, réaparaissent, changent de sens, la mode parisienne emprunte à l'anglais, tandis que les québécismes renouvellent astucieusement le vocabulaire (email => mel => courriel), etc. Boris Vian disait « C'est bien plus bath que le foie gras en terrinne » tandis qu'Ottawan hésitait entre ok, bath et in. Les années ont tranché : c'est cool maintenant.

          "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

  • # coquille

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  1.

    Firebox -> Firefox

    • [^] # Re: coquille

      PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

      corrigé, merci.

      "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

  • # Question aux visiteurs (pour CĂ©lia je connais la rĂ©ponse)

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  7.

    Parmi les lecteurs de LinuxFR, celles/ceux d'entre vous qui conçoivent des écrans, quel logiciel utilisez-vous (qu'il soit libre ou propriétaire) ? Et pour faire du Webdesign ?

    J'avoue qu'on a quelques trous dans la raquette question "utilisation de logiciels libres uniquement" (j'ai d'ailleurs un sujet de journal ou dĂ©pĂȘche sur le sujet en rĂ©flexion), et peut-ĂȘtre que vos rĂ©ponses Ă  cette question pourront participer Ă  la dĂ©couverte collĂ©giale d'outils de qualitĂ© et insoupçonnĂ©s !

    #tracim pour la collaboration d'équipe __ #galae pour la messagerie email __ dirigeant @ algoo

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