đŸšČ Tanguy Ortolo a Ă©crit 12723 commentaires

  • [^] # Re: Mon avis

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Imprimantes et libertĂ©s. ÉvaluĂ© Ă  6.

    Ah, c'est là un des défauts de l'impression jet d'encre : les cartouches ont besoin d'un nettoyage régulier.

    ConcrĂštement, ça se fait couramment de façon automatique ou non, avec un programme spĂ©cial qui parque les tĂȘtes d'impressions au-dessus d'une Ă©ponge, et qui envoie de l'encre sous une pression plus grande que pour imprimer, ce qui dĂ©bouche les buses en gaspillant de l'encre.

    Ça peut aussi se nettoyer Ă  la main : il faut ouvrir l'imprimante, dĂ©monter les tĂȘtes d'impression et y verser de l'eau ou de l'alcool. Puis laisser sĂ©cher un peu, ou procĂ©der Ă  quelques impression dont les premiĂšres seront toutes diluĂ©es.

  • # CUPS, Mopria, AirPrint

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Imprimantes et libertĂ©s. ÉvaluĂ© Ă  10.

    Concernant la mise en réseau d'imprimantes, voici un petit point des différentes technologies.

    Généralité

    Du point de vue d'un logiciel qui lui envoie des données, une imprimante est caractérisée par deux choses :

    • les formats qu'elle accepte : PostScript, PDF, PCL 5, PCL 6, un format raster propriĂ©taire... ;
    • les options d'impression : recto-verso ou pas, A5, A4 ou A3, couleur ou noir et blanc, etc.

    En réalité, jusqu'assez récemment, les imprimantes prenaient en entrée un fichier dans un format qui intégrait les options d'impression.

    Convertir un document à imprimer, avec des options d'impression données, en fichier dans un format accepté par l'imprimant et intégrant ces options, c'est précisément le boulot d'un pilote d'impression.

    Venons-en à la mise en réseau.

    Windows

    Je ne peux pas faire l'impasse sur les principes de mise en réseau d'une imprimante sous Windows, tellement il est amusant d'étudier un truc aussi mal conçu.

    Une imprimante mise en rĂ©seau sous Windows, c'est une file d'impression publiĂ©e et accessible en SMB. Et ça accepte... la mĂȘme chose que l'imprimante elle-mĂȘme, c'est Ă  dire des fichiers dans un format pris en charge par l'imprimante et qui doit intĂ©grer ses options d'impression. Le serveur d'impression ne gĂšre pas les options d'impression et ne fait aucune conversion.

    Pour permettre aux clients de ne pas avoir Ă  choisir et installer eux-mĂȘme le pilote d'impression, le serveur d'impression peut Ă©galement fournir ce pilote, sous forme d'un exĂ©cutable, en plusieurs versions, par exemple une pour Windows XP, une pour Windows Vista 32 bits, un pour Windows Vista 64 bits, etc.

    CUPS

    De son cÎté, CUPS, qui s'est imposé depuis des décennies sous *nix, peut rendre des imprimantes accessibles sous forme de services d'impression IPP.

    Une file d'impression IPP, ça accepte des fichiers à imprimer dans des formats standards, typiquement PostScript, PDF, PNG, JPEG ou texte brut. Et des options d'impression spécifiées à part, c'est à dire pas intégrées au fichier à imprimer.

    Par conséquent, l'impression sur une file d'impression IPP ne nécessite pas de pilote local. Tout ce qu'il faut savoir, c'est évidemment l'URL de la file d'impression. Les formats qu'elle accepte et ses options d'impression s'en déduisent en l'interrogeant.

    Lorsqu'un serveur CUPS reçoit une impression, par exemple un fichier PDF et des options particuliÚres, il passe tout ça au pilote de l'imprimante correspondante, qui transforme ça en un fichier intégrant ces options dans acceptable par l'imprimante et lui envoie ça.

    Savoir qu'il y a une file d'impression disponible, c'est le boulot des annonces d'imprimantes. Il y a quelques années, ça se faisait par diffusion sur le réseau local. Aujourd'hui, ça se fait plutÎt par annonces DNS-SD.

    ConcrĂštement, pour un utilisateur, dĂšs lors qu'on dispose d'un CUPS local, qui par dĂ©faut accepte les annonces d'imprimantes, il suffit d'ĂȘtre sur le rĂ©seau local pour voir apparaĂźtre les imprimantes qui y sont partagĂ©es et pouvoir imprimer dessus sans installer de pilote.

    Mopria et AirPrint

    Ces derniÚres années, les fabricants d'imprimante se sont enfin rendu compte qu'il était temps d'accepter des impressions dans un format standard et des options de façon séparée. Et de s'annoncer sur le réseau local.

    ConcrĂštement, il y a deux implĂ©mentations de cette idĂ©e : Mopria et AirPrint. Le concept est le mĂȘme : l'imprimante s'annonce en DNS-SD, et fournit une file IPP.

    Les consĂ©quences sont trĂšs intĂ©ressantes pour l'utilisateur : comme avec CUPS, qui a en fait ouvert cette voie, dĂšs lors qu'on dispose d'un client Mopria ou AirPrint, il suffit d'ĂȘtre sur un rĂ©seau oĂč des imprimantes sous partagĂ©es pour les voir et pouvoir imprimer dessus sans installer de pilote.

    CUPS est un client Mopria et AirPrint, évidemment.

    ConcrĂštement

    Avec une imprimante réseau récente, ça veut dire que vous n'avez pas besoin d'installer un serveur d'impression pour la partager sur votre réseau : elle fait trÚs bien ça toute seule. Vous la connectez à votre réseau et vous pouvez imprimer dessus depuis un poste sous *nix avec CUPS. Et depuis un téléphone sous Android avec un client Mopria installé.

  • # Mon avis

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Imprimantes et libertĂ©s. ÉvaluĂ© Ă  4.

    J'ai longtemps utilisé une imprimante laser noir et blanc, et je suis récemment passé à une jet d'encre à réservoirs, une HP SmartTank 7305.

    De la qualité et du coût de l'impression laser

    Concernant l'impression laser, la différence la plus importante à mes yeux, en terme de qualité, c'est le fait que ça résiste bien mieux au temps, en fait à l'eau et à l'humidité.

    En terme de coût, ça revenait moins cher... avant les imprimantes à réservoir d'encre, dont le coût marginal à l'impression est en fait deux fois moindre que pour du laser.

    Du coût de l'impression avec réservoirs d'encre

    Les imprimantes à réservoir sont chÚres à l'achat, mais fournies avec un stock initial d'encre qui est déjà important. Et, c'est là le plus important, le coût d'une telle quantité d'encre sous forme de cartouches pour imprimante jet d'encre classique... est comparable, voire inférieur, au coût de l'imprimante à réservoir avec son stock initial d'encre !

    Bref, en achetant une imprimante Ă  rĂ©servoirs, vous achetez en mĂȘme temps assez d'encre pour imprimer des milliers de pages, et en imprimante ces milliers de pages, vous amortirez dĂ©jĂ  votre achat !

    De la liberté de remplissage des réservoirs d'encre

    En achetant une imprimante à réservoirs, n'imaginez pas trop que vous serez libre d'utiliser l'encre que vous voulez. Ce n'est pas si simple : le remplissage ne se fait pas juste avec une seringue ou un entonnoir. En fait, les flacons d'encre sont munis d'embouts spéciaux correspondant à l'entrée des trappes de recharge de l'imprimante, un peu comme les pistolets à essence des stations-service. C'est conçu avec plusieurs buts :

    • permettre un remplissage propre, sans goutte Ă  cĂŽtĂ©, surtout que l'encre, c'est trĂšs salissant ;
    • ne pas pouvoir mettre d'encre d'une couleur donnĂ©e dans le mauvais rĂ©servoir ;
    • s'assurer que le client achĂšte bien l'encre chez le mĂȘme fournisseur.

    Ce dernier point constitue un verrouillage, pas trĂšs solide, et pas trĂšs grave parce que le coĂ»t de l'encre reste raisonnable mĂȘme chez le fournisseur officiel. Mais il faut le savoir, pour que ce ne soit pas une surprise.

  • [^] # Re: Comparaison financiĂšre dĂ©placĂ©e

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse Ă  la dĂ©pĂȘche Imprimantes et libertĂ©s. ÉvaluĂ© Ă  1.

    C'est trÚs américain ça. En France, l'achat et la vente de parties ou de produits humains est juste interdite, donc le sang n'a pas de prix.

  • # Virer des designers et embaucher des ingĂ©nieurs

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au message De la prise en main des tĂ©lĂ©phones. ÉvaluĂ© Ă  6.

    Finalement, je crois que ça se résume à l'emploi excessif de designers, et surtout au fait de suivre leurs idées plutÎt que de laisser des ingénieurs aux commandes.

    Le premier exemple que j'avais eu de cela, trĂšs anecdotique mais assez rĂ©vĂ©lateur, c'Ă©tait dans un lave-vaisselle. Il y avait un panier Ă  couverts, muni d'une nouveautĂ© de l'Ă©poque, des cases oĂč on pouvait glisser des cuillĂšres ou des fourchettes pour qu'elles tiennent suspendues. Mais ce qui m'avait frappĂ©, c'est que les cases en question n'Ă©taient pas simplement constituĂ©es par un simple quadrillage, mais par une plaque de plastique Ă©vidĂ©e de formes ovales en biais. Ça sentait le souci esthĂ©tique au dĂ©triment de la fonctionnalitĂ© puisque ce choix rĂ©duisait la capacitĂ© du panier. C'Ă©tait rĂ©vĂ©lateur donc, parce qu'on avait lĂ  une dĂ©cision manifeste de conception guidĂ©e par un designer, pour un choix technique Ă  l'intĂ©rieur d'un lave-vaisselle, soit un endroit oĂč l'esthĂ©tique devrait ĂȘtre un souci trĂšs mineur.

    Pour les téléphones, c'est encore plus flagrant avec l'utilisation de plus en plus généralisée de colle pour fixer des composants à l'intérieur, plutÎt que des vis par exemple. C'est pénible pour le consommateur, mais le pire, c'est qu'il y a des ingénieurs qui ont dû accepter et s'adapter à de tels choix, imposés par des designers !

  • [^] # Re: pourtant pratique

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au message De la prise en main des tĂ©lĂ©phones. ÉvaluĂ© Ă  8. DerniĂšre modification le 16 mars 2023 Ă  11:48.

    Mais toi tu veux d'un truc à contempler pour se la péter tout en exigeant de pouvoir l'utiliser comme un utilitaire de chantier ?

    Ce n'est pas tout à fait ça. Disons plutÎt que ça me casse les pied qu'une partie du prix de l'achat serve à financer l'esthétique des matériaux de la coque et la conception d'une forme peu pratique, qui sera complÚtement gommée par l'utilisation d'une coque.

    J'ai utilisĂ© un Google Pixel 3. C'est arrondi, super glissant, et on paie pour ça. Bien sĂ»r, on contourne ça en mettant une coque, mais on a quand mĂȘme payĂ© pour une fonctionnalitĂ© objectivement nĂ©gative Ă  l'usage (ça glisse), et dont les points positifs (c'est joli) sont rĂ©duits Ă  nĂ©ant par la contournement (avec une coque externe, ben on ne voit plus celle d'origine du tĂ©lĂ©phone). On est en droit de trouver ça trĂšs nul, non ?

  • [^] # Re: Non c’est pas un crime...

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. ÉvaluĂ© Ă  7.

    ... mais faut le faire correctement. Le sĂ©parateur est le ·, au pire le tiret, mais pas le point, pitiĂ©, sinon c’est dur Ă  lire.

    Et ça se lit comment, « lecteur⋅trice » au juste ? « Lecteur ou lectrice », n'est-ce pas ? Charge au lecteur ou Ă  la lectrice de dĂ©velopper. Donc on peut surtout choisir de ne pas Ă©conomiser son temps de rĂ©dacteur en faisant peser cette charge sur celui ou celle qui lit, et Ă©crire directement un truc lisible, comme « lecteur ou lectrice ». Écrire en abrĂ©gĂ©, c'est bien pour les notes, mais si c'est pour ĂȘtre lu, c'est manquer de respect Ă  son lectorat.

    Et on peut aussi choisir ses mots. « Une personne » n’a pas besoin de bidouille.

    Oui, tout comme « sentinelle » et « recrue », parce qu'il n'y a pas d'hommes offensés par cette utilisation d'un terme féminin pour les désigner et assez bruyants pour réussir à introduire avec succÚs des versions masculinisés. Tandis que des femmes offensées par le terme masculin « écrivain », ça il y en a.

    Mais quand il y a de l’écriture inclusive tous les 3 mots, ça devient chiant Ă  lire.

    Pas d'accord. Quand il s'agit des versions abrĂ©gĂ©es, dont irrespectueuses du lectorat, tout Ă  fait. Quand il s'agit d'un texte Ă©crit avec des vrais mots qui peuvent vraiment se lire directement, non, ça peut au pire ĂȘtre un peu lourd, mais pas plus pĂ©nible que ça puisque ça ne demande pas d'effort supplĂ©mentaire.

    Par contre un crime ? non.

    Juste un manque de respect lorsqu'on choisit d'écrire en abrégé.

  • # RĂ©pertoire du fichier exĂ©cutable

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au message C : gestion du rĂ©pertoire de travail. ÉvaluĂ© Ă  8.

    Mais si j'appelle le programme d'un autre emplacement que celui de l'exécutable, ça ne marche pas. Il faut donc récupérer le répertoire de travail.

    Objection. Tu veux récupérer le répertoire du fichier exécutable. Le répertoire de travail, que tu n'as pas modifié, c'est celui depuis lequel tu as lancé le programme.

  • [^] # Re: Faut arrĂȘter de se foutre de la gueule du monde

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. ÉvaluĂ© Ă  10.

    t'as jamais écris en abrégé qqchose d'imprononçable comme... qqchose ?

    Dans mes notes, oui. Dans un texte destinĂ© Ă  autrui, jamais, parce que cela consiste Ă  Ă©conomise son temps en faisant peser le dĂ©codage sur le temps du lecteur, et que c'est une pratique qui peut ĂȘtre vue comme un manque de respect.

  • [^] # Re: Tu l'as dis dans un commentaire que tu savais que tu allais faire rĂ©agir

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal L’écriture inclusive sur linuxfr.org est-elle un crime ?. ÉvaluĂ© Ă  3.

    J'ai parfois vu passer le terme « auteure ». Clairement, je préfÚre « autrice », ça sonne comme « actrice ».

  • # Et la triche ?

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au sondage Que pensez-vous des personnes qui se satisfont d'un gros uptime ?. ÉvaluĂ© Ă  4.

    À ce propos, que pensez-vous de la veille et de l'hibernation ? Ça n'arrĂȘte pas les logiciels, ça les met en pause. En revanche, ça fausse complĂštement l'uptime...

  • [^] # Re: Faux-vrai ou vrai-faux?

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  5.

    GalĂšre en effet.

    Sinon pour info, le terme de « vrai-faux » existe bel et bien, ça désigne couramment ce que le droit appel un faux intellectuel, par opposition à un faux matériel.

    Ça se comprend bien avec un exemple. Je cherche Ă  louer un logement pour plus d'un tiers de mon revenu, ce qui causerait le refus de ma candidature par nombre de bailleurs. Si je modifie mes fiches de paies, je commets un faux matĂ©riel. Si je demande Ă  mon employeur de me fournir des fiches de paies avec des informations fausses, il commet un faux intellectuel : un document authentique avec de fausses informations.

    Dans le mĂȘme genre, un passeport de truand rĂ©alisĂ© par un faussaire, c'est un faux matĂ©riel, tandis qu'un passeport d'espion sous (扊陀) couverture (ć‰Šé™€ă“ă“ăŸă§) lĂ©gende, Ă©mis par une vraie prĂ©fecture française, est un faux intellectuel par exemple.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  5.

    Les deux en fait, mĂȘme si ce n'est pas mentionnĂ© dans les deux articles. Tu as vu les exemples ?

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  3.

    Blague Ă  part celle lĂ  aussi est aussi une expression sexiste, de plus avec une pointe de condescendance, il faudrait la bannir tout autant que nom de jeune fille.

    Vieille fille, sexiste ? Autant que vieux garçon, et ça pour le coup, c'est un terme utilisé ! Condescendant, oui, carrément, mais sexiste, je ne vois pas.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  3.

    Et une preuve qu'il faut se mĂ©fier de prendre le nom du conjoint: tu signes des articles scientifiques. Lors du divorce, ton conjoint demande Ă  ce que tu reprennes ton nom de jeune fille/homme. Tu perds toute ta visibilitĂ© ! (en fait, mĂȘme sans article, cela reste un souci => changement des adresses mail, ... Bref une plaie)

    Il me semble que le cas est prévu, et qu'on peut justement, pour ce genre de raison, garder le nom de son conjoint aprÚs un divorce. Mais je n'ai pas de référence sur le sujet.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  3. DerniĂšre modification le 07 mars 2023 Ă  18:39.

    Tiens, dans le genre, un truc m'a toujours intrigué. Qu'elle soit mariée ou non, les enfants appellent leur maßtresse d'école ou leur professeur « Madame ». D'ailleurs à cet ùge-là, on appelle toutes les grandes personnes de sexe féminin « Madame » en fait. Bref, je n'ai jamais compris pourquoi en Angleterre, c'est l'inverse, on donne du « Miss » aux enseignantes dans tous les cas me semble-t-il.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  0.

    Du tout, nom de naissance est inclusif, nom de jeune fille non.

    Mais si. Tout autant que « femme », « fille » ou « Madame » en fait : ce sont des noms qui ont un masculin, tout simplement. Un nom de jeune fille, au masculin, c'est un nom de jeune homme. C'est trÚs rare, pratiqué dans ce sens là, mais c'est une question d'usage, pas de terminologie.

    Personne ne se plaint que le terme d'acteur ne soit pas inclusif : quand c'est une femme, on parle d'actrice, un point c'est tout. D'ailleurs, autant que je sache, ces derniers temps on a plutÎt tendance à inventer un féminin pour des termes qui jusqu'alors, étaient utilisés au masculin avec un sens inclusif.

    En plus cela peut ĂȘtre vu comme une sorte de nom provisoire qu’il convient d’abandonner quand la jeune fille passe en puissance d’époux.

    Ça c'est recevable en revanche.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  4.

    Oh, ça dépend des banques, ça, et on voit vraiment de tout :

    • version « respectivement » : Monsieur et Madame Pierre et Marie Curie ;
    • version « l'un puis l'autre » : Monsieur Pierre Curie et Marie Curie ;
    • version « pas de prĂ©nom de Madame » : Monsieur et Madame Pierre Curie ;
    • version « pas de prĂ©nom du tout » : Monsieur et Madame Curie.

    Quand le nom de famille n'est pas le mĂȘme, gĂ©nĂ©ralement les deux sont mentionnĂ©s, mais la forme sous laquelle c'est groupĂ© diffĂšre selon les banques. C'est un joyeux mĂ©lange.

  • [^] # Re: Un problĂšme spĂ©cifiquement fĂ©minin

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  5.

    Ça n’est qu’une tolĂ©rance.

    Une tolĂ©rance trĂšs solide quand mĂȘme, puisqu'on peut trĂšs officiellement indiquer un nom d'usage sur ses documents d'identitĂ©.

    Le nom de jeune fille n’existe pas.

    Bah, question de terminologie. Nom de naissance ou nom de jeune fille, appelez ça comme vous voulez, tout le monde comprend, c'est l'essentiel.

    Ce nom d’usage peut ĂȘtre, de façon non limitative, celui de l’époux, de l’épouse (pourquoi pas) par exemple. Il n’est pas rĂ©servĂ© aux femmes.

    Je suis bien au courant, j'ai fait ajouter le nom de mon Ă©pouse sur mes propres documents d'identitĂ© : mĂȘme si je ne l'utilise pas en vrai, ça ne peut que simplifier les choses, en matiĂšre d'administration ou de rĂ©ception de colis par exemple.

    Mais : jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1980, une femme non mariĂ©e Ă©tait forcĂ©ment « mademoiselle » et une femme mariĂ©e Ă©tait « madame ». Un dispositif lĂ©gislatif a supprimĂ© cela (oui, il a fallu mettre cela dans la loi !).

    Il me semble que c'était plus récent que ça. Mais en tout cas, pour que les administrations utilisent tel ou tel terme, ça se comprend. Au passage, ppour rectifier une idée qui circule parfois, cette rÚgle concerne les administration publiques. Il n'est absolument pas « interdit d'appeler une femme Mademoiselle » comme on l'entend parfois. Perso, je n'irai pas donner du Madame à un petite fille, ni à une mineure tout court. C'est Mademoiselle ou jeune fille. Et pour un garçon c'est jeune homme.

    Ça me rappelle que lors de notre derniĂšre expĂ©rience de renouvellement de documents d'identitĂ©, l'employĂ©e de la mairie n'arrĂȘtait pas d'appeler mon Ă©pouse « Mademoiselle ». Nous n'avons pas relevĂ© pour ne pas aller au conflit dans une dĂ©marche dĂ©jĂ  assez casse-pied, mais c'Ă©tait du grand n'importe quoi : non seulement l'administration est censĂ©e donne du Madame Ă  toutes les femmes, mais en plus elle savait parfaitement qu'elle Ă©tait mariĂ©e puisqu'elle demandait Ă  mettre mon sur sa carte d'identitĂ©.

  • [^] # Re: Justificatif de domicile

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  3.

    Je ne connaissais pas le bordereau de situation fiscale, intéressant. Pour ce qui est de l'attestation d'assurance, on me l'a souvent refusé comme justificatif de domicile. Il s'agissait de banque, pas d'administration de l'état civil, mais ça avait un peu gravé dans ma mémoire le fait que l'assurance n'était pas un justificatif acceptable.

  • [^] # Re: Ce n'est pas parce que c'est pas un faux que ce n'est pas illĂ©gal

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  3.

    C'est peut-ĂȘtre parce qu'en face, ils ont Ă©tĂ© vĂ©rifier le code 2D-Doc, signĂ© par l'Ă©metteur de la facture. Ça certifie un justificatif de domicile... pour le titulaire seul.

  • [^] # Re: Ma vie

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  4.

    Au fait, avez-vous remarqué que le décret en question ne précise pas de critÚre de date du justificatif en question ?

    le décret 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports précise "Le demandeur justifie de son domicile ou de sa résidence par tous moyens, notamment par la production d'un titre de propriété, d'un certificat d'imposition ou de non-imposition, d'une quittance de loyer, de gaz, d'électricité, de téléphone ou d'une attestation d'assurance du logement.

    Du coup, encore de l'arbitraire ! La prĂ©fecture, la mairie, l'employĂ© peuvent exiger un justificatif de moins d'un an, de moins de six mois, de moins de trois mois, de moins d'un mois, Ă  leur guise et Ă  la tĂȘte du client. Au passage, vu qu'on peut trĂšs bien avoir des facture annuelles, exiger une facture de strictement moins d'un an exclut de fait pas mal de monde. Enfin, exclut, façon de parler, en fait ça rend surtout indispensable le fait d'ĂȘtre en capacitĂ© de modifier une facture pour faire croire qu'elle est rĂ©cente quoi.

  • # Du pouvoir de nuisance d'un ancien employeur

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  8.

    Parmi mes vrais, comme je l'avais décrit, figure la correction d'une attestation de travail, dont les dates étaient erronées. Normalement, c'est le genre de correction qu'on demande à l'employeur. Sauf que c'était dans le cas d'un départ qui ne leur avait pas plu, et qui m'a valu de découvrir le pouvoir de nuisance d'un ancien employeur.

    Lorsqu'on quitte un poste, l'employeur est tenu de fournir une attestation pour PÎle emploi, une attestation de travail et un solde de tout compte, et il a le droit de demander à l'employé de venir les chercher. Mais dans un départ litigieux, il lui suffit de refuser de fournir ces documents pour mettre l'ancien salarié dans la merde pour plusieurs mois (sans l'attestation pour PÎle emploi, pas d'allocation chÎmage, et sans l'attestation de travail, pas mal d'employeurs refuseront une nouvelle candidature), le temps de monter une action en justice qui s'éteindra dÚs qu'il les fournira.

    Bref, dans le cas en question, l'action en justice était hors de propos pour des raisons... compliquées, et j'ai finalement pu obtenir tout ça en réussissant à appeler directement le service de comptabilité, et en tombant par chance sur un remplaçant qui n'était pas au courant des instructions d'obstruction me concernant. Sauf que certains détails étaient erronés (techniquement, ça faisait de ces documents des faux intellectuels involontaires). Vous imaginez bien que je n'allais pas essayer de leur faire corriger, c'était déjà bien assez difficile d'obtenir tout ça !

  • [^] # Re: Ce n'est pas parce que c'est pas un faux que ce n'est pas illĂ©gal

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  4.

    Ça se discute. Figurez-vous que pas mal de fournisseurs, pas tous malheureusement, ont prĂ©vu la possibilitĂ© d'indiquer un co-titulaire. Et c'est le genre de truc qu'on prĂ©cise en toute libertĂ©, sans aucune contrainte ni vĂ©rification. Tout comme son nom lorsqu'on s'abonne en fait.

    À partir de lĂ , mettre le nom qu'on veut sur une facture, on peut le faire soi-mĂȘme, ça n'a pas plus d'effet que d'ajouter un co-titulaire ou de demander au fournisseur de changer son nom.

  • [^] # Re: DĂ©finition technique

    PostĂ© par (site web personnel) . En rĂ©ponse au journal Du travail de vraissaire. ÉvaluĂ© Ă  5.

    Je ne connaissais pas ce mot et donc sa définition.

    Normal, je l'ai inventé. :-)