Une histoire de formats : il n’y a pas que la taille qui compte

53
15
juil.
2024
Culture

Dans cette nouvelle excursion dans le temps et dans l’espace du Transimpressux, nous allons rendre une rapide visite Ă  ThĂ©otiste Lefevbvre (1798 - 1887) prote d’imprimerie et Ă  quelques-uns de ses confrĂšres ainsi que dans les magasins de quelques bibliothĂšques. Nous passerons aussi, un grand moment du cĂŽtĂ© de la Silicon Valley et de Redmond dans l’État de Washington, bien obligĂ© puisqu’on parlera beaucoup de formats numĂ©riques, sans oublier d’aller dire bonjour Ă  Donald Knuth, Tim Berners-Lee et John Gruber. On terminera notre exploration quelque part dans les archives numĂ©riques de la BibliothĂšque nationale de France (BnF).

La climatisation du Transimpressux a été entiÚrement révisée et le bar rechargé en boissons fraßches et glaces en tous genres. On vous souhaite un bon voyage.

Le transimpressux

Sommaire

Préambule

Cette dĂ©pĂȘche ne se veut pas exhaustive sur les formats en tous genres ni trĂšs technique sur les formats informatiques. Pour les formats d’image, qui ne sont pas traitĂ©s ici, je vous renvoie Ă  l’excellente dĂ©pĂȘche de Tanguy Ortolo qui a fait le tour de la question et au journal de Glandos sur l’intĂ©gration du JPEG XL dans les navigateurs.

Les formats matériels, entre coût et rangement

Encore aujourd’hui, le format matĂ©riel d’un document, spĂ©cialement, s’il s’agit d’un livre, est important pas uniquement pour des questions de coĂ»t. Mais aussi Ă  cause d’eux. C’est parce que le papier coĂ»tait cher qu’Alde Manuce a créé l’italique au dĂ©but du 16e siĂšcle. L’italique prenant moins de place que les autres styles de caractĂšres, il devenait possible d’imprimer des livres en petit format qui pouvaient ainsi ĂȘtre achetĂ©s par une clientĂšle impĂ©cunieuse.

Une pile de livres
Des diffĂ©rences de taille et de tailles. Image retravaillĂ©e avec le filtre « Pencil Portrait » de Q’mic-Qt (et un peu Inkscape).

Les rouleaux, volumen ou rotulus

La taille de ces rouleaux varie beaucoup. Ils peuvent atteindre plusieurs mĂštres de long (ou de large, selon le sens de lecture). TĂ©moin cette remarque d’Auguste Molinier, chartiste et bibliothĂ©caire, en 1892 :

On a Ă©tudiĂ© rĂ©cemment la longueur des volumina antiques. En Égypte, elle paraĂźt avoir Ă©tĂ© illimitĂ©e ; un rouleau trouvĂ© Ă  ThĂšbes a 43 m. 50, ce qui est excessif ; il est vrai que le moyen Ăąge a eu des rouleaux de parchemin, plus solides, mais encore plus lourds et infiniment plus longs. Pour les Ɠuvres littĂ©raires grecques et latines, un Ă©rudit moderne, M. Birt, a Ă©valuĂ© Ă  12 mĂštres la longueur extrĂȘme des volumina.1

Ces longueurs dĂ©mesurĂ©es ne sont pas propres aux Égyptiens. Les Archives nationales de Paris possĂšdent un parchemin d’une longueur d’une vingtaine de mĂštres. DatĂ© de 1307, ce rouleau consigne les aveux, obtenus sous la torture, de cent-trente-huit Templiers. Il va sans dire que leur longueur et leur anciennetĂ© rend les rouleaux trĂšs difficiles Ă  manipuler, une difficultĂ© que la numĂ©risation Ă©limine.

Des formats des livres

Les noms des formats des livres en imprimerie traditionnelle sont liĂ©s au nombre de pages que l’on imprimait sur une feuille. Le mot « format » lui-mĂȘme pourrait venir des chĂąssis, ou « formes » dans lesquels on plaçait les pages Ă  imprimer. Ce procĂ©dĂ© s’appelait l’imposition.

Les formats les plus usuels, du plus grand au plus petit :

  • in-folio : soit quatre pages par feuille, la taille la plus grande de livre,
  • in-quarto, huit pages,
  • in-octavo, seize pages,
  • in-douze, vingt-quatre pages,
  • in-dix-huit, trente-six pages.

La rĂ©partition des pages sur la feuille Ă©tait Ă  la fois importante et dĂ©licate puisqu’une fois imprimĂ©e, la feuille Ă©tait pliĂ©e. Il fallait donc veiller non seulement Ă  la bonne rĂ©partition des pages sur la feuille, mais aussi Ă  leur sens. Dans son Guide pratique du compositeur d’imprimerie, ThĂ©otiste Lefebvre consacre plus d’un quart de son livre (119 pages sur 440) Ă  cette dĂ©licate question. Dans son petit guide sur la Typographie, Charles-FĂ©licien Huart y consacre aussi plusieurs pages.

Un exemple de répartition des pages2 pour un volume in-douze, « cÎté de premiÚre » indique le recto, « cÎté de seconde », le verso. La feuille est pliée en trois dans le sens de la hauteur et deux dans la largeur.

répartition
Recto : deux sĂ©ries de pages tĂȘte en bas, pages 12, 13, 16 et 9 (1re sĂ©rie) et 8, 17, 20 et 5 (2e sĂ©rie) et, en dessous pages 1, 24, 21 et 4. Verso : deux sĂ©ries de pages tĂȘte en bas, pages 10, 15, 14 et 11 (1re sĂ©rie) et 6, 19,18 et 7 (2e sĂ©rie) et 3, 22, 23 et 2 en dessous.

Cette diffĂ©rence de tailles peut amener les bibliothĂšques dont le fond n’est pas directement accessible au public Ă  opter pour un classement matĂ©riel des livres basĂ©s sur le format. On aura ainsi des cotes du genre « in12-numĂ©ro d’inventaire ». C’est un systĂšme trĂšs efficace et qui Ă©vite d’avoir un petit livre (littĂ©ralement) perdu au milieu de livres nettement plus grands.

Les formats actuels, livre et papier

L’indication de format Ă  partir du nombre de pages imprimĂ©es sur une feuille ne donne pas d’information prĂ©cise sur la taille effective des livres. Il faut signaler que les dimensions changent en fonction de celles de la feuille d’origine. Les appellations actuelles, cĂŽtĂ© Ă©dition, du style Livre de poche (environ 10,5 cm x 17,5 cm), livre brochĂ© ou encore grand format, utilisĂ©es en lieu et place d’in-folio, in-octavo, etc. rĂ©servĂ©s plutĂŽt au livre ancien ne sont pas plus prĂ©cises.

En, revanche, la taille des feuilles de papier les plus utilisĂ©es a fait l’objet d’une norme, la norme ISO 216. Elle concerne les formats A, dont le fameux A4 qui est celui des feuilles standard des imprimantes de bureau et le format B. Le principe : plus le numĂ©ro est Ă©levĂ©, plus la feuille est petite. La numĂ©rotation commence Ă  0 qui fait un mĂštre carrĂ© (84,1 cm x 118,9 cm) pour le format A. La taille de la feuille du numĂ©ro supĂ©rieur devant ĂȘtre Ă©gale Ă  la moitiĂ© de celle du numĂ©ro infĂ©rieur qui la prĂ©cĂšde. En d’autres termes : le format A3 Ă©gal deux fois le format A4 qui, lui-mĂȘme, est deux fois plus grand que le format A5. Il en va de mĂȘme avec le format B. Cela explique au passage pourquoi le format A4 mesure 21 x 29,7 cm et pas 21 x 30 cm.

Les formats de texte

Jusque dans les annĂ©es 1990, il y avait un nombre trĂšs important d’outils et de formats de textes. Writer de LibreOffice, d’aprĂšs mes comptes, peut ouvrir jusqu’à quarante-quatre formats de fichier diffĂ©rents, hors modĂšles et hors web, mais n’enregistre que dans des formats qui sont ceux encore utilisĂ©s Ă  l’heure actuelle. Ce qui rĂ©duit la liste Ă  treize formats incluant les modĂšles et l’HTML.

Sur cette frise chronologique, on a, en haut, des formats de texte avec leur date de naissance plus ou moins approximative et, en dessous, des langages de balisage avec leur date de naissance également.

Formats de texte et langages de balisage
Les formats de texte : 1977 Texte brut, 1987-2007 RTF, 1990-2007 DOC, 2005 ODT, 2007 DOCX. Ils ont Ă©tĂ© choisis parce qu’ils sont les plus connus, voire, les plus utilisĂ©s. Dans cette liste deux formats ne sont plus maintenus, les formats RTF et DOC. Mais il existe encore des amas de fichiers dans ces deux formats.

Le texte brut, .txt

Le texte brut, nait Ă  une date imprĂ©cise. Probablement vers la fin des annĂ©es 1950 ou au dĂ©but des annĂ©es 1960. Le premier RFC3 qui dĂ©finit un standard de protocole pour des messages en texte brut (Standard for the Format of Arpa Network Text Messages) date de 1977, il porte le numĂ©ro 733 et a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© par l’agence amĂ©ricaine pour les projets de recherche avancĂ©e de dĂ©fense (DARPA pour Defense Advanced Research Projects Agency).

Au dĂ©but, le format n’acceptait que l’Ascii, Ă  savoir les vingt-six lettres de l’alphabet, les chiffres, les ponctuations de base et les caractĂšres de commande Ascii. Ce qui en fait un format simple, mais trĂšs pauvre. L’Ascii est codĂ© sur 7 bits, ce qui ne permet d’avoir que cent-vingt-huit caractĂšres, en fait quatre-vingt-dix imprimables et trente-huit pour les codes de commande4 . Il accepte, depuis, l’Unicode. Depuis quand ? Difficile Ă  prĂ©ciser, mais la premiĂšre mention d’Unicode qui figure sur le site rfc-editor remonte Ă  juillet 1994 (en), RFC 1641, Ă  titre expĂ©rimental. On peut supposer, en tout cas, que le consortium Unicode qui rĂ©unit la fine fleur de l’informatique a dĂ» trĂšs tĂŽt faire en sorte que son standard puisse ĂȘtre acceptĂ© dans le format texte brut.

Ce format se rĂ©vĂšle assez vite insuffisant de part sa simplicitĂ© mĂȘme, confinant Ă  la pauvretĂ© : pas d’enrichissement typographique, pas de notion de style ni de hiĂ©rarchie des paragraphes, pas de possibilitĂ© d’avoir des images. Il est, de fait, plutĂŽt infĂ©rieur Ă  ce que l’on peut avoir sur du papier. Il reste nĂ©anmoins trĂšs utilisĂ© et par toutes les applications qui traitent du texte : Ă©diteurs de texte, bureautique, etc. Il a pour lui l’avantage d’ĂȘtre simple, lĂ©ger et interopĂ©rable. C’est le format, par exemple, avec lequel la BnF Gallica dĂ©livre les documents « bruts de numĂ©risation » (il faut copier-coller le texte ailleurs pour le garder et le retravailler), et c’est, bien Ă©videmment, celui des RFC.

Il y a des personnes qui recommandent de conserver le texte en texte brut, compte tenu des limitations du format, ce n’est pas franchement conseillĂ© pour des documents un peu complexes Ă©tant donnĂ© qu’il y aura Ă©normĂ©ment de pertes d’information.

Le RTF

En 1987, Microsoft lance le Rich Text Format (RTF) qui permettait d’avoir du texte « enrichi » avec des attributs : gras, italique, soulignĂ© et de dĂ©passer le cadre du texte brut. C’est un format qui a Ă©tĂ© pendant un certain temps, un standard d’échange de fait pour ce type de fichiers. Il Ă©tait au moins lu par beaucoup de logiciels sur nombre de systĂšmes d’exploitation. C’était un format pratique d’échange, notamment avant l’arrivĂ©e du PDF et ensuite quand le PDF n’était pas encore un format ouvert et ne pouvait ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ© que via le (cher) logiciel d’Adobe. Et aussi parce que c’était l’époque de la « grande dĂ©mocratisation » de l’informatique, et, qu’à vrai dire, les utilisateurices finaux ne savaient pas trop comment, surtout sous quelle forme et ce qui se passait quand on Ă©changeait des fichiers.

Aussi pratique que soit le format RTF, outre son absence de lĂ©gĂšretĂ©, il Ă©tait nĂ©anmoins trĂšs limitĂ© : pas de texte structurĂ© autrement que sur un plan purement visuel, par exemple. Microsoft arrĂȘtera de le maintenir en 2008 (il aura tenu vingt ans tout de mĂȘme !). C’est donc un format mort.

Il existe cependant une variante du RTF toujours maintenue : le .rtfd utilisé par Apple pour TextEdit. Cette variante a été modifiée pour inclure des éléments multimédias.

Le .doc, un format propriétaire incontournable

Quand Microsoft lance sa suite bureautique dans les annĂ©es 1990 (la date sur la chronologie n’est pas tout Ă  fait exacte), il adopte pour le traitement de texte, Word, l’extension .doc qui avait Ă©tĂ© aussi celle de WordPerfect. Word avait pour lui de montrer le rendu du texte immĂ©diatement : le fameux WYSIWYG pour « What you see is what you get » (ce que vous voyez est ce que vous obtenez).

La suite finit par devenir quasiment incontournable et le format DOC de Word devenir un « standard de fait ». Microsoft abandonnera le DOC en 2007 pour le DOCX basĂ© sur l’Office Open XML. On produira encore longtemps aprĂšs des fichiers en .doc en vertu du « tout le monde n’a pas la version de MsOffice 2007 ». On trouve encore sur internet des modĂšles de fichiers Ă  ce format Ă  tĂ©lĂ©charger.

Il Ă©tait reprochĂ© au format son poids, lourd, des problĂšmes de confidentialitĂ© (on pouvait, par exemple, retrouver du texte effacĂ© avant l’enregistrement ou le modĂšle de l’imprimante5 ) et sa faiblesse devant les virus. Et, bien entendu, c’était un format propriĂ©taire et pas interopĂ©rable. Un autre dĂ©faut majeur du format Ă©tait qu’il Ă©tait modifiĂ© Ă  chaque nouvelle version de Word ce qui impliquait de devoir acheter la nouvelle version du logiciel pour pouvoir travailler sur les nouveaux fichiers en .doc.

Microsoft dĂ©livrera les sources du format en 2006, mais les spĂ©cifications semblent ne plus figurer sur le site de la firme. Le code source de la version d’origine de Word, quant Ă  lui, a Ă©tĂ© rendu public et versĂ© au musĂ©e amĂ©ricain de l’histoire de l’ordinateur (en).

Le .doc peut encore ĂȘtre ouvert et travaillĂ© d’un grand nombre de logiciels. Abiword par exemple ouvre les .doc mais pas les .docx. En revanche, il est de moins en moins possible de gĂ©nĂ©rer des fichiers Ă  ce format, et c’est une bonne chose. On ne saurait que trop vous suggĂ©rer de transformer tous les fichiers en .doc qui traĂźneraient encore dans vos ordinateurs en ODT (ou de faire le mĂ©nage). Il en va de mĂȘme pour le format de modĂšle .dot.

L’ODT : un format ouvert

En 2005 apparaĂźt un format bien intĂ©ressant : le format ODT, qui est une des composantes du plus gĂ©nĂ©ral OpenDocument Format (ODF) avec le O d’Open, le D de Document et le T de Texte, l’extension OTT Ă©tant pour les modĂšles avec le premier T pour Template (modĂšle en anglais). L’ODF est gĂ©rĂ© par le consortium OASIS, pour Organization for the Advancement of Structured Information Standards (Organisation pour l’avancement des normes d’informations structurĂ©es).

OASIS est une structure Ă  but non-lucratif autorisĂ©e par l’ISO (International Standard Organization, l’organisation dont l’objectif social est l’élaboration et la publication de normes mondiales de produits et services), Ă  publier des standards dont les spĂ©cifications sont publiquement disponibles sans passer par les fourches caudines de l’ISO. Le consortium a Ă©tĂ© créé en 1993, il s’appelait Ă  l’époque SGML Open. Il Ă©tait constituĂ© de fournisseurs et d’utilisateurs d’outils informatique, son but Ă©tait le dĂ©veloppement de lignes directrices pour l’interopĂ©rabilitĂ© de logiciels utilisant le langage de balisage SGML. Il change de nom en 1998 pour devenir OASIS qui reflĂšte mieux les travaux du consortium. Parmi les cent-seize membres (l’adhĂ©sion est payante) : Ă  peu prĂšs toutes les grandes entreprises de l’informatique amĂ©ricaine et quelques chinoises ou japonaises (Alibaba, Hitachi, Huawei, Fujitsu...) mais aussi des organismes tels que le Parlement europĂ©en, l’Office des publications europĂ©ennes, le MinistĂšre français de l’IntĂ©rieur, le FBI, des universitĂ©s (Brno, Milan, Luxembourg, Oslo, Westminster, MIT, etc.), la Biblioteca del Congreso Nacional du Chili, TheDocumentFoundation, etc. Il existe en outre une fondation europĂ©enne Ă  but non lucratif OASIS Open Europe (en) affiliĂ©e au consortium et dont l’objectif est de soutenir le rĂŽle de l’Europe dans le dĂ©veloppement de l’open source et des normes ouvertes.

La version 1.0 du format OpenDocument (ODF) pour les applications bureautiques a Ă©tĂ© approuvĂ©e le 1er mai 2005 Ă  l’unanimitĂ© des soixante-dix-huit membres ayant votĂ©. La version 1.0 des directives pour l’accessibilitĂ© du format ODF, quant Ă  elle a Ă©tĂ© approuvĂ©e Ă  l’unanimitĂ© des onze membres ayant votĂ© le 1er mai 2008. La derniĂšre version du format ODF est la 1.3 (en), approuvĂ©e le 27 avril 2021. LibreOffice l’a intĂ©grĂ© Ă  partir des versions 7, pratiquement Ă  la sortie de la norme, c’est le format d’enregistrement par dĂ©faut. La norme ODF 1.3 a mis notamment l’accent sur la signature et le chiffrage des documents.

Le format ODF est basĂ© sur le XML. C’est un fichier « compressĂ© » qui en contient plusieurs6 :

  • le fichier meta.xml contient des informations au sujet du document (l’auteur, la date de la derniĂšre sauvegarde),
  • le fichier styles.xml contient les styles utilisĂ©s dans le document,
  • le fichier content.xml contient le contenu principal du document (texte, tableaux, Ă©lĂ©ments graphiques...),
  • le fichier settings.xml, en gĂ©nĂ©ral spĂ©cifique Ă  une application, contient certains paramĂštres tels que l’imprimante sĂ©lectionnĂ©e...,
  • les fichiers META-INF/manifest.xml contiennent des informations supplĂ©mentaires sur les autres fichiers (comme le type MIME ou le chiffrement).

Plus des dossiers : Pictures, Thumbnails, etc.

Ce format est le format natif notamment de LibreOffice, OpenOffice7 , Calligra, Collabora Online, GoogleDocs, Zoho, il est aussi ouvert, travaillé et enregistré par des logiciels tels que MsOffice depuis 2007 (2016 pour la version pour MacOS), Office365, OnlyOffice ou AbiWord (listes non limitatives).

L’une de ses trĂšs grandes forces est, qu’à l’instar du format HTML, toute la mise en forme repose sur des styles. Ce qui rend trĂšs Ă©volutifs et adaptables les documents au format ODT (pour peu qu’ils le soient avec un logiciel qui le gĂšre bien).

En France, le format ODF est le seul format bureautique recommandĂ© par le rĂ©fĂ©rentiel gĂ©nĂ©ral d’interopĂ©rabilitĂ©. Le format ODT Ă©tant mentionnĂ© comme format Ă  privilĂ©gier par nombre d’administrations de par le monde.

Le format DOCX et son OOXML

L’annĂ©e 2007 est celle qui « rĂ©volutionne » la suite bureautique de Microsoft. En effet, la firme abandonne les vieux formats pour en adopter des nouveaux basĂ©s sur le XML d’oĂč le X de l’extension. Mais pas n’importe quel XML, le XML maison appelĂ© Office Open XML (OOXML pour faire court). Il est fort probable que, ce faisant, l’idĂ©e Ă©tait de court-circuiter le standard ODF. Microsoft a d’ailleurs livrĂ© une guerre fĂ©roce pour que son OOXML soit acceptĂ© par l’ISO en s’y reprenant Ă  deux fois. La norme, adoptĂ©e le 17 aout 2008, porte le numĂ©ro ISO/IEC DIS 29500. Il est possible (probable ?) Ă©galement que, Word Ă©tant ce qu’il est, se baser sur le XML de l’ODT aurait vraisemblablement nĂ©cessitĂ© un grand travail de refonte du logiciel. Il existe deux « variantes » de DOCX, le premier, celui de la version 2007 et celui de 2010. En effet, la norme ISO/IEC DIS 29500 n’est pas compatible avec Office 2007.

Sur le plan technique, il est reprochĂ© Ă  l’OOXML sa complexitĂ© qui en rend difficile la mise en Ɠuvre. À tel point qu’il se dit que Microsoft lui-mĂȘme ne l’implĂ©mente pas correctement. La derniĂšre version d’OOXML est actuellement la rĂ©fĂ©rence ISO/IEC 29500-1:2016 (en) de novembre 2016 (elle fait 5024 pages).

Sur le plan juridique, le caractÚre libre de la norme est flou, il en ressort une certaine instabilité sur ce plan. Avec les spécifications, Microsoft a distribué :

un document promettant de ne pas poursuivre les auteurs de l’utilisation d’Office Open XML dans un autre logiciel que ceux de Microsoft. Cette promesse de non-poursuite elle-mĂȘme laisse certains flous, notamment :
‱ s’appliquant Ă  la norme ECMA en l’état, s’applique-t-elle Ă  une Ă©ventuelle version finale de l’ISO ?
‱ s’applique-t-elle Ă  tous les brevets logiciels nĂ©cessaires Ă  la mise en Ɠuvre de la norme ?
‱ s’applique-t-elle Ă©galement aux extensions du format OOXML ?
La licence d’utilisation de OpenXML est incompatible avec les programmes sous la licence GPL.8

À l’instar des fichiers ODF, le DOCX est un fichier compressĂ© qui en contient plusieurs. On en trouvera l’anatomie (en) par exemple sur le site Office Open XML (en).9

Il est actuellement ouvert, voire travaillé et enregistré, de la plupart des suites bureautiques.

Des langages de balisages

Parler des formats de texte sans évoquer les langages de balisage serait assez inepte puisque les formats modernes sont basés dessus. Pour rappel, un langage de balisage est un langage servant à définir et à structurer les informations dans un document.

Il en existe de nombreux, mais on n’évoquera que ceux qui semblent les plus connus ou les plus utilisĂ©s.

TeX le grand ancien

TeX fait figure de grand ancien, puisque la premiĂšre version du langage de balisage date de 1978. Cela dit, on devrait peut-ĂȘtre plutĂŽt parler « d’écosystĂšme » car c’est Ă  la fois un format, le langage de balisage utilisĂ© par LaTeX et un logiciel libre de composition. TeX a Ă©tĂ© créé par Donald E. Knuth, professeur Ă©mĂ©rite Ă  l’UniversitĂ© de Stanford et considĂ©rĂ© comme l’un des pionniers de l’algorithmique. L’objectif de Donald E. Knuth en crĂ©ant TeX Ă©tait d’avoir des documents scientifiques et techniques de bonne qualitĂ© typographique, ce qu’il n’était pas possible d’obtenir avec les logiciels d’édition de l’époque. Le principe du langage TeX est la sĂ©paration du contenu de et la forme, ce qui Ă©tait innovant.

TeX est complété par LaTeX qui est « un ensemble de macros permettant de faire beaucoup de choses »10 , et, bien sûr, par le langage de composition de polices vectorielles Metafont. LaTeX a été développé par Leslie Lamport. La premiÚre version est sortie en 1983.

Ce n’est pas un traitement de texte, l’idĂ©e Ă©tant que l’auteur ou l’autrice :

puisse mettre son Ă©nergie Ă  rĂ©diger le contenu sans ĂȘtre distrait par l’apparence de son document. En Ă©crivant en langage LaTeX, l’utilisateur doit donc dĂ©finir sĂ©mantiquement le contenu de son document plutĂŽt que visuellement. DMS, UniversitĂ© de MontrĂ©al.

On peut générer des fichiers TeX soit directement avec un éditeur de texte, soit avec des logiciels comme Lyx ou encore Overleaf qui est un éditeur LaTeX en ligne et collaboratif. Mais, pour en voir le rendu, il faudra soit faire un PDF, si on utilise un éditeur de texte, soit passer par le visualiseur, quand il existe, dans un logiciel tel que Lyx.

À ma connaissance la plupart des suites bureautiques ne l’acceptent pas, pas plus que Calibre d’ailleurs.

La derniÚre version de TeX, 3,143.141592653 date de janvier 2021. Le format est géré par le groupe des utilisateurs de TeX ou TUG (en). LaTeX quant à lui est géré par le projet LaTeX (en). La derniÚre version date de juin 2024.

Le SGML et ses petits

Le SGML, S pour Standard, G pour Generalized, M pour Markup et L pour Langage (langage de balisage gĂ©nĂ©ralisĂ© normalisĂ©) possĂšde le numĂ©ro de norme ISO 8879:1986. 1986 Ă©tant l’annĂ©e d’obtention du numĂ©ro ISO, la premiĂšre version du SGML Ă©tant sortie en 1978. Produit de l’industrie de l’édition, il a adoptĂ©, comme TeX, le principe de la sĂ©paration complĂšte du fond et de la forme. C’est, en fait, une norme permettant de dĂ©finir des langages de balisage gĂ©nĂ©riques pour des documents. SGML sera, dĂšs 1984, le format standard des publications officielles des CommunautĂ©s europĂ©ennes.

Ce qui caractĂ©rise un document SGML : il doit possĂ©der une « dĂ©finition du type de document » (DTD ou doctype en anglais). Cette DTD sert Ă  indiquer la structure du document. Et, Ă©videmment le systĂšme de balises que l’on va retrouver chez les membres de la famille.

HTML, sans lequel, possiblement, LinuxFr.org ne serait pas

Le langage HTML, pour HyperText Markup Language, est un langage de balisage pour l’hypertexte, cette fonctionnalitĂ© qui permet de naviguer sur internet. Il a Ă©tĂ© créé, ou plutĂŽt lancĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1990 par Tim Berners-Lee qui en a profitĂ© pour concevoir au passage la forme des adresses Web que nous connaissons (les URL) et le protocole de communication HTTP.

Le format HTML est gĂ©rĂ© par le World Wide Web Consortium (W3C) fondĂ© en 1994 par Tim Berners-Lee. L’objectif du W3C : Ă©mettre des normes et des recommandations pour le web.

La premiĂšre version de HTML Ă©tait trĂšs limitĂ©e : cela n’allait pas plus loin que la structure du texte avec les balises de titres et de listes, et les liens hypertextes.

En 1999, sort la version 4 (en) qui deviendra une norme ISO en 2000. La norme HTML 4 supporte pleinement le langage de mise en forme CSS (Cascading Style Sheet ou feuilles de style en cascade). Le HTML 4 existe en trois variantes, si on peut dire :

  • le HTML strict qui exclut les Ă©lĂ©ments de « prĂ©sentation » puisque qu’il revient au CSS de faire le travail de mise en forme,
  • le HTML transitionnel accepte quelques balises de prĂ©sentation obsolĂštes hĂ©ritĂ©es du HTML 3,
  • frameset qui normalise les jeux de cadre, les «frames ».

La derniĂšre version de HTML est le HTML 5 publiĂ© en 2012. Il ne remplace pas le HTML 4.1 : les deux standards coexistent. HTML 5 apporte en plus des fonctionnalitĂ©s d’animations complexes, multimĂ©dia avec de l’audio et de la vidĂ©o, etc. jusque-lĂ  assurĂ©es notamment par le logiciel privateur Flash. HTML 5 s’est aussi Ă©loignĂ© du SGML.

XML le futur du HTML

C’est, en tout cas, ainsi que s’intitulait en 1998 un article (en) de Todd Freter (en) directeur de programme chez Sun Microsystem. DĂ©fini comme un sous-ensemble de SGML, « le XML a Ă©tĂ© conçu pour ĂȘtre facile Ă  mettre en Ɠuvre et interopĂ©rable avec SGML et HTML »11 . De fait les syntaxes HTML et XML sont les mĂȘmes. L’une des diffĂ©rences fondamentales entre les deux Ă©tait, au dĂ©part, qu’il Ă©tait possible de dĂ©finir ses propres balises avec XML, mais pas avec HTML. Un comportement qui a Ă©tĂ© modifiĂ© en 2014 pour HTML avec les Web Components (en).

XML (eXtensible Markup Language) a été développé par un groupe de travail piloté par le W3C à partir de 1996, avec, comme président, Jon Bosak (en) de Sun Microsystems. Les objectifs, à sa sortie en 1998, étaient les suivants selon la Recommandation du W3C du 10 février 1998 :

  1. XML devrait pouvoir ĂȘtre utilisĂ© sans difficultĂ© sur Internet ;
  2. XML devrait soutenir une grande variĂ©tĂ© d’applications ;
  3. XML devra ĂȘtre compatible avec SGML ;
  4. Il devrait ĂȘtre facile d’écrire des programmes traitant les documents XML ;
  5. Le nombre d’options dans XML doit ĂȘtre rĂ©duit au minimum, idĂ©alement Ă  aucune ;
  6. Les documents XML devraient ĂȘtre lisibles par l’homme et raisonnablement clairs ;
  7. La conception de XML devrait ĂȘtre prĂ©parĂ©e rapidement ;
  8. La conception de XML sera formelle et concise ;
  9. Il devrait ĂȘtre facile de crĂ©er des documents XML ;
  10. La concision dans le balisage de XML est de peu d’importance.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces principes ?

En fonction de la syntaxe XML du document, s’il est transmis avec le type MIME text/html, il est vu par les navigateurs comme un fichier HTML. En revanche, s’il est transmis avec un type XML MIME, il sera traitĂ© comme un document XML. Dans le deuxiĂšme cas de figure, des erreurs de syntaxe mĂȘme mineures empĂȘcheront un document Ă©tiquetĂ© XML d’ĂȘtre correctement restituĂ© alors qu’elles seraient ignorĂ©es dans la syntaxe HTML. L’objectif 1, n’est donc pas atteint et XML ne remplace dĂ©finitivement pas HTML. En revanche, XML est effectivement trĂšs utilisĂ© : outre les formats ODF et OOXML, c’est le langage sur lequel est basĂ© le format SVG (Scalable Vector Graphics, ou, en français graphique vectoriel adaptable) et c’est le format de rĂ©fĂ©rence pour l’échange de donnĂ©es. Mais, pour ce qui est de la lisibilitĂ© du format par des yeux humains, elle n’est pas toujours au rendez-vous.

XML est maintenu par le W3C. La derniÚre version (en) porte le numéro 1.1, elle est sortie le 29 septembre 2006.

Langages de balisage léger

Les langages de balisage lĂ©ger sont conçus pour ĂȘtre facile Ă  utiliser avec un Ă©diteur de texte. La syntaxe en est simple.

Le MarkDown, peut-ĂȘtre le plus connu d’entre eux, a Ă©tĂ© créé en 2004 par le programmeur amĂ©ricain John Gruber; aidĂ© d’Aaron Swartz. Il n’a pas subi d’évolution importante depuis. En revanche, il en existe des variantes. John Gruber le dĂ©finit comme :

un outil de conversion de texte en HTML destinĂ© Ă  la rĂ©daction Web. Markdown vous permet d’écrire en utilisant un format de texte brut facile Ă  lire et Ă  Ă©crire, puis de le convertir en XHTML (ou HTML) structurellement valide. Daring Fireball (en).

Pour en savoir plus sur la syntaxe MarkDown, on peut, trÚs profitablement, se référer au wiki de LinuxFr.org.

Il en existe d’autres comme txt2tags créé en 2001 ou encore AsciiDoc (en) dont la premiĂšre version date de 2002. Txt2tags (en) est un logiciel gĂ©nĂ©rateur de documents Ă©crit en Python et qui utilise un langage de balisage lĂ©ger comme source. Quant Ă  AsciiDoc, il se veut un langage particuliĂšrement adaptĂ© Ă  la rĂ©daction de documentations techniques. Il existe aussi le langage de balisage du CMS (gestion de contenu web) SPIP, nĂ© en 2001.

L’archivage et la conservation des textes

Il est ici, Ă©videmment question des formats d’archivage des textes, avec ou sans images, tableaux, formules de mathĂ©matiques, etc. Avant d’aborder cette question : une dĂ©finition s’impose. Il ne s’agit pas des formats dits d’archives de type .zip, .rar, .tar etc. Archiver les textes c’est, dans ce contexte, pouvoir les conserver et y accĂ©der sans avoir besoin de l’application qui a servi Ă  les gĂ©nĂ©rer. Et ce soit en conservant la mise en page d’origine, comme pour le PDF, soit en laissant Ă  l’outil de lecture la main pour la mise en page. Chaque format a ses spĂ©cificitĂ©s. Mais de toute façon :

un bon format de prĂ©servation, c’est un bon format tout court. Outils open source nombreux, mĂ©tadonnĂ©es internes bien foutues, dĂ©marche collective de normalisation... Bertrand Caron, archiviste numĂ©rique Ă  la BnF, janvier 2024.

EPUB

L’EPUB, pour Electronic PUBlication, est un format de document numĂ©rique qui n’est pas destinĂ© Ă  l’impression. L’une de ses spĂ©cificitĂ©s est, notamment, de laisser Ă  l’utilisatrice ou l’utilisateur le choix du rendu du fichier. Il existe, toutefois, un mode « fixed-layout » qui fige la mise en forme de l’EPUB. Ce mode a Ă©tĂ© conçu pour les publications qui nĂ©cessitent que la mise en page soit respectĂ©e, comme certaines publications scolaires. Mais cela rĂ©clame une mise en page adaptĂ©e aux tailles des Ă©crans des appareils de lecture.

EPUB a succĂ©dĂ© au format OeB (Open eBook). Au dĂ©part, gĂ©rĂ© par l’International Digital Publishing Forum (IDPF) qui sera intĂ©grĂ© au W3C en 2017. La premiĂšre version sort en 2007, suivie, en 2010 par l’EPUB2 et, en 2011, par l’EPUB3. Il a Ă©tĂ© trĂšs vite adoptĂ©. Aujourd’hui les deux versions coexistent, l’EPUB2 prĂ©dominant encore sur l’EPUB3. Le format est basĂ© sur XML et sur HTML. Un fichier EPUB est un fichier zip qui contient plusieurs fichiers et rĂ©pertoires dont un dossier META-INF qui contient un fichier container.xml, ce dossier n’apparait pas quand on gĂ©nĂšre un fichier Ă  partir de Sigil d’ailleurs. Les fichiers de texte sont au format XHTML.

Qu’apporte l’EPUB3 par rapport Ă  l’EPUB2 ? Les Ă©volutions concernent principalement l’accessibilitĂ© et l’intĂ©gration de contenus audio ou vidĂ©o. Ainsi les formules de mathĂ©matiques qui, en EPUB2 sont converties en images, donc illisibles sans yeux, sont gardĂ©es en tant que telles avec EPUB3. Les liseuses ne supportent pas forcĂ©ment toutes les fonctions, notamment multimĂ©dias.

Il est possible d’y ajouter diffĂ©rents types de marquage ou de verrous : les DRM Adobe, chĂšres et complexes, les DRM LCP, trĂšs pratiques pour le prĂȘt des livres en bibliothĂšque ou encore des filigranes qui n’imposent aucune limitation aux EPUB. L’apposition d’une DRM a un EPUB est, en principe, une dĂ©cision Ă©ditoriale. Il semble nĂ©anmoins que certaines librairies Ă©prouvent le besoin d’en rajouter. Il convient donc d’ĂȘtre vigilant quand on achĂšte un EPUB si on veut Ă©viter d’avoir un livre avec une DRM. Le livre numĂ©rique reprĂ©sente 10,1 % du chiffre d’affaires de l’édition française en 2023, ce qui inclut les EPUB et les PDF.

La version la plus rĂ©cente du format EPUB et l’EPUB3.3 sortie en mai 2023. Elle est devenue une Recommandation W3C (en).

PDF

L’objectif du format PDF a contrario de celui de l’EPUB est le respect de la mise en page du fichier qui a servi Ă  le gĂ©nĂ©rer. De ce fait, il n’est pas trĂšs lisible sur une liseuse ou sur un tĂ©lĂ©phone.

La naissance du PDF remonte Ă  1991 et elle est due Ă  John Warnock cofondateur d’Adobe. La premiĂšre version de ce format est sortie en 1992. À l’époque c’était assez fou de pouvoir accĂ©der Ă  un fichier avec sa mise en page d’origine sans qu’il soit nĂ©cessaire d’avoir l’application qui avait servi Ă  le gĂ©nĂ©rer. Il deviendra un standard ouvert gĂ©rĂ© par l’ISO en 2008, numĂ©ro ISO 32000.

En fait il n’existe pas un, mais plusieurs formats PDF dont :

  • PDF/A pour l’archivage,
  • PDF/E pour les documents techniques,
  • PDF/X pour l’impression,
  • PDF/UA pour l’accessibilitĂ© universelle,
  • ou encore des formulaires FDF.

La version PDF/A-3 permet d’incorporer le fichier d’origine au PDF : dans l’export PDF de LibreOffice, cela s’appelle un PDF hybride. Cela donne un fichier qui pĂšse deux fois plus lourd, grosso modo, minus le poids des polices embarquĂ©es, que le PDF « simple ». Et, si on ouvre le PDF Ă  partir de l’application qui a servi Ă  le crĂ©er, ou si on clique sur « Cliquer pour les afficher » (ou Ă©quivalent) dans un lecteur de PDF qui le permet, ici Okular, on ouvre le fichier d’origine. Mais, Ă©videmment, quand on le modifie ça ne modifie pas le PDF. Il faut soit gĂ©nĂ©rer un nouveau PDF soit l’écraser.

À savoir, il n’y a que quatorze polices standard PDF, en fait seulement cinq fontes diffĂ©rentes avec leurs variantes, gras, italiques : Courrier, Helvetica, Times Roman, Symbol et Zapf Dingbats. Il est donc trĂšs important, quand on gĂ©nĂšre un PDF d’incorporer les polices au fichier Ă  condition que cela soit permis par la licence des polices. Pour ne pas alourdir le fichier, il est suggĂ©rĂ© de n’incorporer que les polices utilisĂ©es dans le document. Avec LibreOffice, vous pouvez configurer cela soit en gĂ©nĂ©rant le PDF, soit, de prĂ©fĂ©rence, la premiĂšre fois que vous enregistrez le fichier, c’est dans l’onglet « Police » des propriĂ©tĂ©s dudit fichier. Si vous utilisez un modĂšle, la case peut avoir Ă©tĂ© cochĂ©e dans le modĂšle et il ne sera pas nĂ©cessaire de le faire.

Kurinto une histoire de chasses

La chasse, en typographie, est l’encombrement d’un caractĂšre : largeur plus approche (espace autour). Pour un mĂȘme corps de caractĂšre (sa hauteur), elle peut varier selon les polices, ce qui, Ă©videmment, peut changer, voire, chambouler, complĂštement un document créé avec une police et pour lequel on a changĂ© la typographie. La collection de polices Kurinto (en) a Ă©tĂ© dessinĂ©e Ă  la fois pour couvrir un large Ă©ventail de langues et de systĂšmes d’écriture et dans l’optique de pouvoir remplapcer les polices Microsoft avec des glyphes qui ont la mĂȘme chasse.

Si vous cherchez des polices au dessin Ă©lĂ©gant pour remplacer des fontes comme le couple Arial/Times New Roman, avoir aussi des typographies Ă  chasse fixe ou lĂ©gĂšrement fantaisie, l’ensemble de polices Kurinto est un bon choix qui offre en prime une bonne cohĂ©rence entre les diverses polices. Elles sont sous licence SIL.

Déclinaison des noms des polices Kurinto permettant de voir leurs chasses respectives

Les textes et documents qui ont servi Ă  alimenter cette dĂ©pĂȘche

Les rĂ©fĂ©rences sont donnĂ©es Ă  peu prĂšs dans leur ordre d’apparition dans le texte. Ils sont tous accessibles en ligne et, de prĂ©fĂ©rence, en français. Volontairement, il y a un minimum de rĂ©fĂ©rences Ă  WikipĂ©dia. Ce n’est pas tout Ă  fait exhaustif, mais ça vous fera dĂ©jĂ  pas mal de lecture. Par exemple, je n’ai pas citĂ© le blog de StĂ©phane Bortzmeyer qui m’a bien servi Ă  dĂ©fricher le terrain.

Les formats matériels

  • Sur les rouleaux notamment leur rangement. Le site Rotulus est consacrĂ© aux rouleaux mĂ©diĂ©vaux.
  • Guide pratique du compositeur d’imprimerie, ThĂ©otiste LefĂšvre, un guide considĂ©rĂ© longtemps comme une, si pas LA, rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de typographie et d’imprimerie. Paru en 1855, il fera l’objet de multiples Ă©ditions, les derniĂšres en 2000. Aujourd’hui encore, ses pages sur la typographie peuvent servir de rĂ©fĂ©rences. ThĂ©otiste LefĂšvre Ă©tait le fils d’un apprenti compositeur. Il commencera comme ouvrier en imprimerie pour devenir une figure clĂ© du secteur. Sa fille deviendra correctrice. La version du guide donnĂ©e en tĂ©lĂ©chargement sur le site archive.org est d’assez mauvaise qualitĂ©. De toute façon, avec le texte brut ou la piĂštre qualitĂ© de la reconnaissance des caractĂšres on perd absolument tout ce qui fait l’intĂ©rĂȘt du livre qui donne beaucoup d’exemples.
  • Sur les formats A. Le site donne les dimensions des feuilles de papier en centimĂštres et en pixels.

Les formats numériques (texte et archivage)

La police

Postambule

La prochaine dĂ©pĂȘche de la sĂ©rie devrait ĂȘtre moins longue (pas difficile) et portera sur le code avant Unicode. Elle parlera donc aussi de football. Comme toujours, vos suggestions sont apprĂ©ciĂ©es.


  1. MOLINIER A. « Les manuscrits et les miniatures », BnF Gallica: Librairie Hachette, 1892. Disponible sur : BnF Gallica en PDF ou en texte brut. ↩

  2. L’exemple est reproduit Ă  partir du petit guide de Charles-Lucien Huard La Typographie. ↩

  3. Pour rappel, un RFC (Request For Comments) est un document qui dĂ©finit les normes techniques sur les lesquelles s’appuient le rĂ©seau Internet. ↩

  4. ANDRÉ Jacques, « CaractĂšres, codage et normalization. De Chappe Ă  Unicode », Document numĂ©rique, 2002/3-4 (Vol. 6), p. 13-49. DOI : 10.3166/dn.6.3-4.13-49.. ↩

  5. Les formats de texte, archives. ↩

  6. Wiki de LibreOffice. ↩

  7. À noter qu’OpenOffice, compte tenu de son absence d’évolution ne supporte pas la norme ODF 1.3. ↩

  8. Office Open XML – DĂ©finition. ↩

  9. Pour tout dire, mon gestionnaire d’archives Engrampa est incapable d’ouvrir un fichier .docx et l’explication du site, qui n’est pas un site officiel, me semble trĂšs touffue. ↩

  10. LittĂ©ralement : « set of macros to let you do many things ».What is the difference between TeX and LaTeX? (en). ↩

  11. Langage de balisage extensible (XML) 1.0, Recommandation du W3C, 10 fĂ©vrier 1998. ↩

Aller plus loin

  • # Ami Pro

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  4. DerniĂšre modification le 15 juillet 2024 Ă  14:58.

    Beau travail !

    L'archivage des textes, c'est important. Qui se souvient d'Ami Pro ? Je m'en servais au début des années 90. Les logiciels actuels ne lisent plus ce format. Il faudrait que je vois si on peut réussir à faire fonctionner une version téléchargeable depuis le lien cité plus haut en l'installant dans WineHQ...

    • [^] # Re: Ami Pro

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  8.

      Ah ! L'informatique actuelle repose sur un vaste cimetiÚre de logiciels et des formats morts, oubliés ou abandonnés.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Ami Pro

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  5.

        Il me semble que ce soit un point critique un peu Ă©ludĂ©, ou pas vraiment dans l'axe de la dĂ©pĂȘche, en tout cas qui mĂ©rite d'ĂȘtre soulignĂ© : autour des annĂ©es 90 les formats privateurs faisaient florĂšs, chaque grand groupe informatique comptant sur l'incurie des dĂ©cideurs et l'ignorance des utilisateurs proposait son ou ses formats qu'il faut bien qualifier de privateurs, proposant occasionnellement des fonctionnalitĂ©s innovantes, mais surtout capturant les donnĂ©es des utilisateurs.

        Une guéguerre qui semble actuellement mise en sourdine, mais qui me semble persister à l'état larvaire. Il me semble par exemple me souvenir qu'en 2008 lors de la standardisation d'OOXML, d'aucuns s'étaient insurgés de voir le standard préciser que MS se réservait le droit exclusif d'insérer n'importe quel blob non documenté dans ce format prétendument ouvert... Les hostilités pourraient donc parfaitement reprendre si l'effort de standardisation autour d'ODF venait à faiblir.

        « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

        • [^] # Re: Ami Pro

          PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  6.

          L'ouverture des formats bureautiques a été une grande bataille dans les années 2000, et l'Europe a joué un rÎle important :
          https://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument#Union_europ%C3%A9enne

          Les États et administrations doivent souvent conserver des documents Ă  l'Ă©chelle d'une vie humaine (acte de naissance par exemple) ou Ă  l'Ă©chelle des siĂšcles. Donc un format propriĂ©taire d'une entreprise Ă  la durĂ©e de vie inconnue n'est pas acceptable.

  • # Une dĂ©pĂȘche de quallitĂ©

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  5. DerniĂšre modification le 15 juillet 2024 Ă  15:44.

    Merci Ysabeau pour cette superbe dĂ©pĂȘche.

    Il y a des personnes qui recommandent de conserver le texte en texte brut, compte tenu des limitations du format, ce n’est pas franchement conseillĂ© pour des documents un peu complexes Ă©tant donnĂ© qu’il y aura Ă©normĂ©ment de pertes d’information.

    A la vue de la complexité des formats récents, ce sera pourtant probablement le seul "format" qui restera lisible à n'importe quelle époque.

    • [^] # Re: Une dĂ©pĂȘche de quallitĂ©

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Oui mais tu perds la structure et les images notamment, et mĂȘme probablement les formules de math (lĂ  je m'avance peut-ĂȘtre). Et je ne parle mĂȘme pas de la mise en forme. Cela dit, avec des formats rĂ©ellement ouverts, plus des protocoles d'archivage et des gestion des documents (faudra que j'en parle, mais c'est un domaine que je ne connais pas vraiment) ouverts eux aussi, les spĂ©cifications seront lĂ  pour que les fichiers soient lisibles.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

    • [^] # Re: Une dĂ©pĂȘche de quallitĂ©

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  4. DerniĂšre modification le 15 juillet 2024 Ă  18:51.

      Oui, et on peut utiliser plusieurs formats pour ĂȘtre sĂ»r : par exemple, conserver un fichier texte + un fichier PDF/A.

      Mes fichiers txt sur des disquettes des années 80 sont encore lisibles. AprÚs il y a le formatage des disquettes. Pas de problÚme avec les disquettes PC. Pour les autres, par exemple Atari ST, on peut utiliser une carte Greaseweazle :

      https://github.com/keirf/greaseweazle

      L'informatique à l'échelle d'une vie humaine, c'est redoutable... Dans la passion du moment, on a vraiment du mal à imaginer les décennies à venir, que ce soit au niveau matériel ou logiciel...

  • # ooxml...

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  3.

    c'est Office Open XML pour OOXML Ă  ne pas confondre avec OpenOffice.org XML qui a permis d'aboutir Ă  OpenDocument

    • [^] # Re: ooxml...

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Oui c'est écrit :

      Mais pas n’importe quel XML, le XML maison appelĂ© OfficeOpenXML (OOXML pour faire court).

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: ooxml...

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

        je faisais allusion Ă  la petite coquille

        Microsoft abandonnera le DOC en 2007 pour le DOCX basĂ© sur l’OpenOfficeXML.

        ce qui ne remet pas en cause la qualitĂ© de la dĂ©pĂȘche ;-)

        • [^] # Re: ooxml...

          PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  4.

          Ah merci, fait ĂȘtre prĂ©cis dans ce cas lĂ . CorrigĂ©.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

          • [^] # Re: ooxml...

            PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

            oh bah, c'est pas comme si Microsoft avait tenté d'entretenir la confusion...
            ah bah si /o\ que ce soit le fast-track avec la complicité de l'ECMA pour en faire un format ISO, qu'ils ne savent que peu respecter dans leurs produits, compliquant l'interopérabilité soi-disant affichée :/

  • # Poids de Kurinto

    PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  3.

    Kurinto a l'air vraiment chouette.

    Mais son poids !!! 3,1 Giga octets !!!

    Je comprends mieux l'utilité de la version lite.

    L'informatique n'est pas une science exacte, on n'est jamais Ă  l'abri d'un succĂšs

    • [^] # Re: Poids de Kurinto

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  5. DerniĂšre modification le 15 juillet 2024 Ă  18:15.

      Parce que la collection est trÚs complÚte en termes de variantes de polices et en termes de systÚmes d'écriture. Donc forcément ça a un prix, enfin un poids :-)

      L'illustration verticale Ă  droite de la page d'accueil du site de Kurinto est le mot Kurinto Ă©crit dans tous les systĂšmes d'Ă©critures dans lesquels elle existe. Pour illustrer la dĂ©pĂȘche, je n'ai repris que les variantes alphabet latin. Le manuel de Kurinto vaut la peine d'ĂȘtre lu, mĂȘme s'il est "orientĂ© Word".

      Je n’ai aucun avis sur systemd

  • # Halta Ă  la dĂ©sinformation !

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  7.

    TeX fait figure de grand ancien, puisque la premiĂšre version du langage de balisage date de 1978.

    Ce n'est pas le grand ancien du tout, bien avant lui il y a un langage de balisage qui est toujours d'actualité, puisqu'il sert à écrire les pages de man.

    je cite wikipĂ©dia : « L'ancĂȘtre de la sĂ©rie des roff est le programme runoff qui fut conçu en 1961 », et l'article en anglais sur troff peut vous en apprendre un peu plus sur le sujet.

    • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

      PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  5.

      Le tag en question pourra aussi en dire troff

      Notamment redécouverte : roff et utroff : la renaissance de troff

      https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

    • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

      PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

      Pareillement, au rang des petites omissions on pourra mentionner le postscript, en tant que précurseur relativement bien standardisé de PDF.

      MalgrĂ© le caractĂšre soignĂ© de cette dĂ©pĂȘche, il semble peut rĂ©aliste d'espĂ©rer l’exhaustivitĂ© sur le sujet. On a les grandes lignes ; et les commentaires pour discuter de ce qui vient entre elles.

      « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

    • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Grand ancien ça veut pas dire le plus vieux !

      Je n’ai aucun avis sur systemd

    • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

      PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Excellent article d'Ysabeau (mĂȘme si le titre "Une histoire de formats : il n’y a pas que la taille qui compte" me laissait craindre le pire...).

      Mais nĂ©anmoins il y a une impasse sur certains formats qui ont Ă©tĂ© dominants Ă  une certaine Ă©poque : TeX et LaTex, mais aussi roff et ses rejetons troff et nroff qui restent utilisĂ©s pour le formatage des man Unix, mais surtout Postscript qui est l’ancĂȘtre de PDF et qui Ă©tait utilisĂ© en natif par certaines imprimantes laser. Le Postscript est un langage dĂ©veloppĂ© par Adobe qui est en fait un langage de programmation qui comme son nom l'indique est postfixĂ©, c'est Ă  dire qu'une opĂ©ration est constituĂ©e de opĂ©rande1 opĂ©rande2 opĂ©ration, ce qui est inspirĂ© du langage Forth.

      MĂȘme si le langage est trĂšs orientĂ© sur la production d'un document imprimĂ© (et sa fameuse commande "showpage") ça reste un rĂ©el langage de programmation et je me rappelle d'un code que j'avais rĂ©cupĂ©rĂ© et qui dessinait des fractales avec la profondeur qu'on voulait avec un paramĂȘtre et que j'avais envoyĂ© Ă  l’imprimante. Au bout d'un certain temps il y a un collĂšgue qui est venu me dire : "mais en fait ton impression elle est bloquĂ©, il faut la supprimmer...". Au bout de longue minutes mon impression est sortie (en fait c'est l'imprimante qui a fait tout le calcul).

      • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  4.

        J'ignorais complĂštement l'existence de roff et autres. Ça c'est la premier point, et compte tenu de l'angle de la dĂ©pĂȘche (grand public plutĂŽt), je ne suis pas convaincue que la nĂ©cessitĂ© d'en parler. En outre si on commence comme ça, il y aura des remarques "ah mais oui mais il n'y a pas tel langage pour LaTeX". Il faudrait sans doute faire un truc spĂ©cifique pour LaTeX, mais bon.

        Concernant le Postscript, j'ai complĂštement shuntĂ©. Et, effectivement c'est peut-ĂȘtre dommage (bien que le format ne soit plus guĂšre utilisĂ©).

        Pour le titre, tu t'attendais Ă  quoi Ă  part le pire ?

        Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: Halta Ă  la dĂ©sinformation !

          PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  1.

          Pour le titre c'est la partie "il n'y a pas que la taille qui compte" mais bon tu es excusée /o/

          Pour le roff/troff/nroff je rappelle que c'est le standard pour les man Unix, donc Linux (il me semble que ce site est basé sur ce systÚme...). DerniÚrement j'ai du débugguer du code ADA sur un PC avec un OS Oracle (un Red Hat en fait...) avec interdiction d'avoir accÚs à Internet (défense nationale, etc.) donc j'étais bien content d'avoir accÚs aux man...

          Pour le Postscript il a effectivement été éclipsé par le PDF (mais j'ai toujours 2 bouquins sur le Postscript dans ma bibliothÚque...). Il est néanmoins toujours supporté dans les drivers Linux des différentes imprimantes du marché, ce qui me permet de balancer des vieux codes Postscript de plus de 30 ans dans mon imprimante multifonction HP...

  • # XML et XHTML

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

    Il me semble qu'il y a un peu de confusion entre XML et XHTML. Le XHTML reprend les balises et le fonctionnement général de HTML, mais est implémenté en XML, avec une syntaxe plus stricte (mais plus facile à traiter pour les ordinateurs). Le format XML est beaucoup plus générique, et utilisé pour beaucoup d'autres choses (pas nécessairement du texte) avec des balises différentes. On peut citer par exemple Docbook, un format basé sur XML mais qui ne ressemble pas du tout à du HTML, et conçu pour écrire des livres (avec des notions oe chapitres, sections, paragraphes, ...).

    • [^] # Re: XML et XHTML

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Je ne vois pas oĂč est la confusion.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: XML et XHTML

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

        Surtout ici je crois (mais ça m'a mis en tĂȘte une confusion entre les deux et peut-ĂȘtre que j'ai sur-interprĂ©tĂ© pour la suite du paragraphe):

        De fait il y a un tronc commun de balises entre HTML et XML

        Les balises en commun sont dans XHTML. Dans XML, il n'y a que la syntaxe qui est en commun (les <> et </>), mais pas les balises elle-mĂȘmes (h1, strong, p, img, ...).

        En fonction de la syntaxe XML du document, s’il est transmis avec le type MIME text/html, il est vu par les navigateurs comme un fichier HTML. En revanche, s’il est transmis avec un type XML MIME, il sera traitĂ© comme un document XML. Dans le deuxiĂšme cas de figure, des erreurs de syntaxe mĂȘme mineures empĂȘcheront un document Ă©tiquetĂ© XML d’ĂȘtre correctement restituĂ© alors qu’elles seraient ignorĂ©es dans la syntaxe HTML.

        Ça laisse penser que le fonctionnement est identique dans les 2 cas, ce qui est vrai seulement si le document en question est du XHTML.

        Dans le cas contraire, le navigateur web ne saura pas quoi en faire, sauf si le document contient une feuille de style XSLT contenant des instructions pour le convertir en XHTML.

        Rien d'incorrect au final dans ce paragraphe là-dessus, mais avec la phrase précédente, j'ai eu l'impression que ça parlait plus de XHTML que de XML.

        Et j'ai aussi un autre problĂšme avec ce paragraphe (mais c'est un point technique pas forcĂ©ment intĂ©ressant). La diffĂ©rence entre HTML et XML n'est pas vraiment que HTML ignore des erreurs, mais plutĂŽt que le format HTML est conçu pour qu'il n'y ait pas d'erreurs. MĂȘme si on Ă©crit "n'importe quoi", le comportement du navigateur est prĂ©cisĂ©ment spĂ©cifiĂ© et la page pourra s'afficher en entier, et de façon prĂ©dictible. Ce ne sont donc pas vraiment des erreurs de syntaxe, mais une syntaxe plus tolĂ©rante qui accepte toutes les possibilitĂ©s, lĂ  ou en XML, certaines choses sont interdites et dĂ©bouchent sur une erreur et un arrĂȘt du traitement.

        • [^] # Re: XML et XHTML

          PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

          J'ai corrigé sur l'aspect tronc commun. Mais pour le reste, si c'est techniquement correct, et je n'ai pas inventé, je ne vois pas de nécessité à modifier. Et ça ne parlait pas de XHTML.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: XML et XHTML

          PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

          MĂȘme si on Ă©crit "n'importe quoi", le comportement du navigateur est prĂ©cisĂ©ment spĂ©cifiĂ© et la page pourra s'afficher en entier, et de façon prĂ©dictible.

          C'est probablement pas si simple parce qu'IE est passé par là mais dans la logique :

          • XML est un contrat si tu ne respecte pas le contrat on fait tout sauter au plus vite pour ĂȘtre au plus proche de la source de l'erreur
          • HTML c'est show must go on, il est conçu pour afficher quelque chose coĂ»te que coĂ»te

          https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

          • [^] # Re: XML et XHTML

            PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  2. DerniĂšre modification le 18 juillet 2024 Ă  09:38.

            Et lĂ  (dans la dĂ©pĂȘche) ça explique que si XML se dĂ©guise en HTML (en gros), ça passe, sinon non.

            Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: XML et XHTML

              PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

              Tiens au passage en relisant

              De fait les syntaxes HTML et XML sont les mĂȘmes. L’une des diffĂ©rences fondamentales entre les deux est qu’il est possible de dĂ©finir ses propres balises avec XML, mais pas avec HTML.

              Depuis que les Web Components ont était introduit en 2014, il est tout à fait possible d'avoir des balises personnalisées en HTML.

              https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

              • [^] # Re: XML et XHTML

                PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3. DerniĂšre modification le 18 juillet 2024 Ă  15:20.

                Merci, j'ai modifié en ce sens. Et en fait, je ne crois pas avoir vu ça quelque part. Comme quoi les habitudes ont la vie dure.

                Je n’ai aucun avis sur systemd

  • # Contribution sur les formats xml

    PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

    Pour apporter également un petit caillou et enrichir l'article sur les divers format xml utilisé dans le domaine à la publication.

    Dita dédié à la publication documentaire
    MathML dédié aux représentations scientifiques

    • [^] # Re: Contribution sur les formats xml

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      J'avais pensĂ© Ă  parler de Dita mais j'ai oubliĂ© et je crois bien qu'il s'inscrit plutĂŽt dans le type de langage ou de spĂ©cification de gestion et de restitution de documents. Pour MathML je n'y ai pas pensĂ© en effet. Il serait peut-ĂȘtre utile de consacrer tout un chapitre au traitement des maths justement.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Contribution sur les formats xml

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1.

        Selon moi, sur la forme Dita est un cousin de Docbook.
        Parcontre, il s’emploie idĂ©alement dans un CMS (Content Management System) dans le quel un document est une composition de paragraphe que l'on vient sĂ©lectionner et agencer selon une configuration qui dĂ©pend du type de document que l'on veut faire : rĂ©sumĂ©, notice, notice dĂ©taillĂ© etc ...

  • # Format Typst

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

    Typst est un nouveau format / formateur de texte dans la logique de TeX. Il a pour objectif d'ĂȘtre complet et plus simple que le couple TeX/LaTeX.

    https://github.com/typst/typst

  • # Petites prĂ©cisions sur les formats de pages A*

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  4.

    La définition de A0 est un rectangle de 1m2, mais il en existe une (quasi-)infinité ! Il faut compléter avec : le rapport entre la longueur et la largeur vaut la racine carré de 2.

    Autre chose, quand on descend dans les tailles (A0 → A1 → A2), on s'aperçoit que l'on commence Ă  perdre des millimĂštres lors de la pliure en deux : c'est pour prendre en compte l'Ă©paisseur de la pliure du papier.

    Encore merci pour cette dĂ©pĂȘche rafraĂźchissante !

  • # Balises, macros et traitement de texte

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  7.

    Merci Ysabeau pour ce billet.

    Quelques commentaires de vieux schnock :

    Des langages de balisages
    [...] Pour rappel, un langage de balisage est un langage servant à définir et à structurer les informations dans un document.
    Il en existe de nombreux, mais on n’évoquera que ceux qui semblent les plus connus ou les plus utilisĂ©s.
    TeX le grand ancien

    TeX, LaTeX et leurs prédécesseurs Roff, Nroff et Troff, auraient mérité une catégorie distincte de celle des langages de balisage : les langages de macros.

    La diffĂ©rence entre les deux, c'est qu'il ne s'agit justement pas toujours de "dĂ©finir et structurer les informations dans un document", bien souvent encadrĂ©es dans les dialectes de Markup Languages par une balise d'ouverture et de fermeture, mais de mĂȘler le contenu du document avec des macros appelant des commandes plus ou moins complexes (parfois des programmes Ă  part entiĂšre).

    Le principe du langage TeX est la séparation du contenu de et la forme, ce qui était innovant.
    [...] l’idĂ©e Ă©tant que l’auteur ou l’autrice :
    puisse mettre son Ă©nergie Ă  rĂ©diger le contenu sans ĂȘtre distrait par l’apparence de son document.
    En Ă©crivant en langage LaTeX, l’utilisateur doit donc dĂ©finir sĂ©mantiquement le contenu de son document plutĂŽt que visuellement.

    On avait donc un mélange du contenu et de programmes (macros), mais effectivement l'idée de LaTeX était de ne pas se préoccuper du rendu et de laisser faire le systÚme pour obtenir un résultat professionnel et homogÚne.

    On a eu la mĂȘme transition de la prĂ©sentation Ă  la sĂ©mantique pour les langages de formattage de pages de manuel Unix de mandoc Ă  mdoc.

    On est en tout cas encore loin d'une séparation complÚte du contenu et de la forme !

    Ce n’est pas un traitement de texte

    Alors tout au contraire, c'Ă©tait LE traitement de texte au sens Ă©tymologique du terme ("word processor" en VO), puisque le contenu mĂȘlĂ© de macros devait ĂȘtre interprĂ©tĂ© ou compilĂ© pour produire un rĂ©sultat adaptĂ© au support de sortie et plus riche en possibilitĂ©s que le terminal texte de dĂ©part.

    Comme souvent, cette expression a ensuite Ă©tĂ© complĂštement dĂ©voyĂ©e pour dĂ©signer des logiciels oĂč le seul processeur de traitement Ă©tait l'utilisateur lui-mĂȘme, qui devait faire tout le boulot de mise en page !!!

    On a vu cela en de multiples occasions :

    • du passage de systĂšmes d'exploitation au fonctionnement scriptĂ© au cliquodrome des systĂšmes fenĂȘtrĂ©s... (qui en reviennent d'ailleurs aujourd'hui avec la montĂ©e en puissance de l'automatisation)
    • de l'intention initiale d'un World Wide Web homogĂ©nĂ©isant la structure de documents hypertextes Ă  des concepteurs de pages voulant tout rĂ©gler au poil de pixel prĂšs...

    Quand Microsoft lance sa suite bureautique dans les annĂ©es 1990, il adopte pour le traitement de texte, Word, l’extension .doc qui avait Ă©tĂ© aussi celle de WordPerfect. Word avait pour lui de montrer le rendu du texte immĂ©diatement : le fameux WYSIWYG pour « What you see is what you get » (ce que vous voyez est ce que vous obtenez).

    Ca n'a rien d'officiel, mais j'aimais bien l'acronyme un temps proposé pour traduire WYSIWYG en bon français : PETALE (Présenté à l'Ecran Tel qu'A L'Ecrit) :-)

    VoilĂ .

    Si quelqu'un veut des compléments d'information sur l'histoire des utilitaires de préparation documentaire sous Unix et ce que l'on appelle en France la "documentation automatique", j'ai pas mal abordé ces sujets dans un article sur Les dictionnaires sous Unix.

    • [^] # Re: Balises, macros et traitement de texte

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      Je me suis posĂ©e la question d'un autre cĂŽtĂ©, il n'Ă©tait pas dans mon intention de m'Ă©taler sur LaTeX. D'oĂč aussi a formule "d'Ă©cosystĂšme" qui permet de ne pas rĂ©duire TeX et avatars Ă  un seul langage de balisage.

      On est en tout cas encore loin d'une séparation complÚte du contenu et de la forme !

      Alors que c'est complĂštement le cas du format ODF puisque la mise en en forme repose sur les styles (faut juste les utiliser ce qui est trĂšs simple).

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Balises, macros et traitement de texte

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  2.

        Personnellement j'ai du mal Ă  qualifier LaTeX (et a fortiori encore moins TeX) de format, ce qui justifie pleinement qu'il ne soit pas dĂ©veloppĂ© dans cette dĂ©pĂȘche (bien que mentionnĂ© car relativement incontournable dans certaines communautĂ©s).

        Adhérer à l'April, ça vous tente ?

  • # et roff boudiou ?

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  1.

    Il y a un temps, on écrivait les pages de manuel avec roff. on pouvait avoir avec ça une jolie sortie Postscript aussi, notamment pour les symboles mathématiques. C'était avant TeX et ça marchait déjà pas mal du tout pour les manuels de math, démonstrations etc...

    $ whatis troff
    troff (1) - GNU roff typesetter and document formatter
    

    Aussi, petit commentaire à part: à propos de RTF, de mémoire, PDF n'existait pas à l'époque de la création de RTF. Postscript était à son ùge d'or.

    Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la mĂȘme chose, ceux qui font prĂ©cisĂ©ment le contraire, et surtout la grande armĂ©e des gens d'autant plus sĂ©vĂšres qu'ils ne font rien du tout. -- Jules Claretie

  • # RTF est vivant!

    PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  1.

    Microsoft arrĂȘtera de le maintenir en 2008 (il aura tenu vingt ans tout de mĂȘme !). C’est donc un format mort.

    Il n'y a pas que Microsoft dans l'histoire de RTF. Apple par exemple l'utilise depuis un bon moment et l'utilise toujours. Ils ont mĂȘme créé (NextStep) le rtfd pour pouvoir inclure des images et autres Ă©lĂ©ments multi-mĂ©dia. C'est le format par dĂ©faut de TextEdit, y compris dans les derniĂšres versions de MacOS aujourd'hui en 2024.

    Non RTF n'est pas mort!

    • [^] # Re: RTF est vivant!

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      La variante RTF de Microsoft est un format mort, et c'est vraiment important :-). Mais j'ai corrigĂ© la dĂ©pĂȘche pour ajouter cette remarque.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

  • # Et EBCDIC ?

    PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 12 aoĂ»t 2024 Ă  17:40.

    Dommage de ne pas avoir citĂ© le vĂ©nĂ©rable EBCDIC, format dans lequel est stockĂ© l’immense majoritĂ© du code et des donnĂ©es hĂ©bergĂ©es sous z/OS, ce qui reprĂ©sente vraisemblablement des tas de pĂ©ta-octets (voire mĂȘme peut-ĂȘtre bien plus) de donnĂ©es.

    [edit] Bon en fait, ça n’est pas un format...

    « Y a mĂȘme des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

    • [^] # Re: Et EBCDIC ?

      PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  3.

      VoilĂ , ce n'est pas un format. Et un grand merci pour le commentaire parce que je crois bien que je vais ajouter ça Ă  la prochaine dĂ©pĂȘche du Transimpressux qui va porter sur le code (donc le code des lettres).

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: Et EBCDIC ?

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 13 aoĂ»t 2024 Ă  20:37.

        En y rĂ©flĂ©chissant, Ă  ma connaissance, z/OS ne propose aucun « format ». Je ne l’avais jamais rĂ©alisĂ© jusqu’à prĂ©sent.

        « Y a mĂȘme des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

      • [^] # Re: Et EBCDIC ?

        PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 13 aoĂ»t 2024 Ă  20:40.

        Je pense qu’il sera intĂ©ressant d’évoquer le code page, qui reprĂ©sente les « saveurs » d’un encodage.

        « Y a mĂȘme des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

      • [^] # Re: Et EBCDIC ?

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  2.

        Si tu veux de l'exotisme, il y a aussi le Cork. :)

        Adhérer à l'April, ça vous tente ?

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