• # Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

    PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  10. DerniĂšre modification le 02 fĂ©vrier 2021 Ă  10:40.

    Le 1er février 2001, Daniel Gourisse, alors directeur de Centrale, donne son accord pour la diffusion de Vidéolan, y compris ses sources afin :

    d’en permettre l’accùs libre et gratuit par Internet suivant les conditions de la licence publique GNU.

    Les considérants :

    • le projet a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre de leurs Ă©tudes par des Ă©lĂšves de l’École Centrale de Paris ;
    • les Ă©lĂšves ayant participĂ© Ă  son dĂ©veloppement mettent sous licence publique GNU l’ensemble de leurs contributions ;
    • l’intĂ©rĂȘt de la diffusion pour la communautĂ© scientifique.

    Diffusion de VLC

    Je n’ai aucun avis sur systemd

    • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

      PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

      Je ne suis pas sĂ»r de comprendre pourquoi l’accord du directeur Ă©tait nĂ©cessaire, si c’était un projet des Ă©tudiants...

      Cela signifie-t-il que par dĂ©faut, les droits sur le code Ă©crit par les Ă©tudiants de cette Ă©cole appartiennent Ă  l’école elle-mĂȘme et non aux Ă©tudiants ? Si oui, c’est courant comme pratique ça ?

      Par ailleurs, le communiquĂ© de VideoLAN dit que le projet Ă©mane d’une association des Ă©tudiants de l’école, ce qui ne me semble assez diffĂ©rent d’un projet « rĂ©alisĂ© dans le cadre de leurs Ă©tudes » (je ne sais pour cette Ă©cole, mais perso dans les associations d’étudiants que j’ai connues ce qu’on y faisait Ă©tait indĂ©pendant de nos Ă©tudes, mĂȘme si l’universitĂ© Ă©tait impliquĂ©e) — et du coup ça me semble encore plus bizarre que la propriĂ©tĂ© intellectuelle d’une production de l’association revienne Ă  l’école...

      Par ailleurs (bis), en quoi autoriser la diffusion sous licence libre Ă©tait « une dĂ©cision risquĂ©e » pour l’école ? C’était quoi le risque encouru ? Des problĂšmes avec les ayants-trop-de-droits sur la question du dĂ©codage des DVD, ou quelque chose dans le genre ?

      • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  2.

        Pour héberger et diffuser le projet sur le serveur de l'école, oui, il fallait l'autorisation du directeur. Et il faut toujours d'ailleurs vu que c'est de sa responsabilité directe, entiÚre et personnelle. Et la lettre du directeur ne parle pas que de la licence du logiciel.

        Concernant les risques juridiques, je ne sais pas ce qu'il en était aux débuts, mais, Kempf explique trÚs bien qu'ils font pas mal de rétro-ingéniérie et qu'ils reçoivent beaucoup de, appelons ça menaces, de procédures juridiques de la part de structures ou de professions juridiques de ce fait.

        AprÚs, concernant les différences entre le communiqué de Vidéolan, actuel, et la lettre du directeur, il y a vingt ans, c'est une histoire de communication.

        J'ai un peu (beaucoup) l'impression que tu extrapoles beaucoup à partir d'une lettre qui n'est qu'une lettre technique et qui ne dit rien de plus et de façon argumentée que le directeur autorise la diffusion du logiciel sur le serveur de l'école.

        Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

          PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

          Pour héberger et diffuser le projet sur le serveur de l'école, oui, il fallait l'autorisation du directeur.

          Donc si les auteurs avaient voulu diffuser le projet sans utiliser le serveur de l’école (ce qui je le conçois Ă©tait sans doute plus difficile il y a 20 ans qu’aujourd’hui), ils auraient pu se passer de cette autorisation ?

          J'ai un peu (beaucoup) l'impression que tu extrapoles beaucoup à partir d'une lettre qui n'est qu'une lettre technique et qui ne dit rien de plus et de façon argumentée que le directeur autorise la diffusion du logiciel sur le serveur de l'école.

          Mais qui n’explique pas pourquoi c’était nĂ©cessaire, d’oĂč le fait que j’ai envie d’en savoir plus. Savoir si une Ă©cole a par dĂ©faut la propriĂ©tĂ© intellectuelle des productions de ses Ă©tudiants me semble vaguement intĂ©ressant.

          • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

            PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  1.

            Faudrait voir, les dispositifs législatifs et rÚglementaires en vigueur à l'époque, son rÚglement intérieur, le statut et le type d'école. Par ailleurs, il faut aussi voir quelles ressources ont été utilisées pour la conception du logiciel. Ce n'est pas une question simple. En entreprise et en droit français, pour autant que je sache, quand un projet est conçu pendant le temps de travail, dans les locaux et en utilisant les ressources de l'entreprise, c'est elle qui en est propriétaire (j'imagine que le contrat de travail et le rÚglement intérieur peuvent prévoir des clauses plus favorables). Pour le domaine académique, je ne sais pas trop.

            AprÚs, encore une fois, ce courrier ne parle en aucune façon de la propriété intellectuelle des productions (dans le sens ça appartient à qui) mais seulement des conditions qui font qu'il est acceptable que ce projet, y compris ses sources, soit diffusable par l'école.

            Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

              PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2. DerniĂšre modification le 03 fĂ©vrier 2021 Ă  11:37.

              mais seulement des conditions qui font qu'il est acceptable que ce projet, y compris ses sources, soit diffusable par l'école.

              Sauf que ce courrier ne nous dit pas grand’chose puisqu’on ne sait pas pourquoi il n’aurait pas Ă©tĂ© acceptable, sans cette autorisation, que le projet soit diffusĂ©.

              Je peux tout-à-fait comprendre que ce n’est pas une question simple1, mais ce n’est pas une raison pour ne pas la poser, si ?

              --
              1 J’ai eu Ă  me pencher sur ce genre de question Ă  propos de mon propre code, dĂ©veloppĂ© dans le cadre de mon travail Ă  l’universitĂ© : le code en question m’appartient-il (et donc puis-je dĂ©cider de le publier sous la licence de mon choix) ou appartient-il Ă  l’universitĂ© (dont le service IP est donc seul autorisĂ© Ă  dĂ©cider de ce qu’on fait du code) ? RĂ©ponse : « Ce n’est pas une question simple... »

              • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

                PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  2.

                HonnĂȘtement si ta prĂ©occupation est tout Ă  fait lĂ©gitime, je ne vois pas trop ce que tu attends comme rĂ©ponse Ă  part celles qui t'ont Ă©tĂ© donnĂ©es.

                Sauf que ce courrier ne nous dit pas grand’chose puisqu’on ne sait pas pourquoi il n’aurait pas Ă©tĂ© acceptable, sans cette autorisation, que le projet soit diffusĂ©.

                Comment dire, ce sont les considérants qui motivent la décision qui t'expliquent ça donc :

                le projet a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre de leurs Ă©tudes par des Ă©lĂšves de l’École Centrale de Paris ;
                les Ă©lĂšves ayant participĂ© Ă  son dĂ©veloppement mettent sous licence publique GNU l’ensemble de leurs contributions ;
                l’intĂ©rĂȘt de la diffusion pour la communautĂ© scientifique.

                Si ces trois conditions, fait par les Ă©lĂšves dans le cadre de leurs Ă©tudes, licence GNU et intĂ©rĂȘt pour la communautĂ© scientifique n'avaient pas Ă©tĂ© rĂ©unies, la diffusion par l'Ă©cole n'aurait pas eu l'aval de son directeur.

                Il te faut quoi de plus ?

                Je n’ai aucun avis sur systemd

                • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

                  PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

                  Il te faut quoi de plus ?

                  Pourquoi l’aval du directeur Ă©tait nĂ©cessaire ?

                  Qu’est-ce qui empĂȘchait les Ă©tudiants de diffuser leur code sous GPL de leur propre initiative, sans avoir Ă  demander d’autorisation Ă  quiconque ?

                  Notamment, s’agissait-il pour les Ă©tudiants d’une question de moyens ou d’un manque de droits ?

                  Si les Ă©tudiants avaient voulu diffuser le projet par eux-mĂȘmes, indĂ©pendamment de leur Ă©cole, auraient-ils pu le faire sans avoir Ă  demander d’autorisation Ă  quiconque ? Auquel cas l’autorisation du directeur pourrait se comprendre comme une « autorisation Ă  utiliser les serveurs de l’école ».

                  Ou bien est-ce que l’école Ă©tait par dĂ©faut titulaires des droits sur le projet, et aucune diffusion n’était possible sans cette autorisation prĂ©alable, que ce soit sur les serveurs de l’école ou n’importe oĂč ailleurs ?

                  Le deuxiĂšme considĂ©rant de la lettre du directeur (« les Ă©lĂšves [...] autorisent la publication sous licence publique GNU ») laisse penser que les Ă©tudiants ont les droits sur le code (puisqu’apparemment ce sont eux qui dĂ©cident de la licence Ă  utiliser). Mais le communiquĂ© de VideoLAN dit que « Mr. Gourisse allowed the open-sourcing of the whole VideoLAN project under the GNU GPL », ce qui au contraire laisse penser que la libĂ©ration (et pas seulement la diffusion) n’aurait pas Ă©tĂ© possible sans cette autorisation de la direction.

                  J’aimerais simplement savoir ce qu’il en est, excusez-moi de vouloir en savoir plus plutĂŽt que d’accepter tel quel ce qui pour moi ressemble Ă  un coup de comm de l’école, pour tout dire.

      • [^] # Re: Quand, en 2001, le directeur de Centrale diffuse le projet Videolan

        PostĂ© par (site web personnel) . ÉvaluĂ© Ă  5. DerniĂšre modification le 03 fĂ©vrier 2021 Ă  10:28.

        Par ailleurs, le communiquĂ© de VideoLAN dit que le projet Ă©mane d’une association des Ă©tudiants de l’école, ce qui ne me semble assez diffĂ©rent d’un projet « rĂ©alisĂ© dans le cadre de leurs Ă©tudes » (je ne sais pour cette Ă©cole, mais perso dans les associations d’étudiants que j’ai connues ce qu’on y faisait Ă©tait indĂ©pendant de nos Ă©tudes, mĂȘme si l’universitĂ© Ă©tait impliquĂ©e) — et du coup ça me semble encore plus bizarre que la propriĂ©tĂ© intellectuelle d’une production de l’association revienne Ă  l’école...

        Dans mon école d'ingénieur en 2009, participer à une association étudiante était obligatoire dans le cadre des études, on devait mener des projets à bien, etc. On était assez libre sur la thématique, mais l'école avait de fait une responsabilité aussi.

        J'ignore si par contre cela concerne VLC, et si malgré le caractÚre obligatoire d'une activité étudiante rend de fait l'école propriétaire du code produite dans ce cadre.

        Au moins en obtenant l'autorisation, tu Ă©vites un Ă©ventuel conflit avec la direction et cela permet de clarifier la situation. MĂȘme si lĂ©galement cette autorisation n'Ă©tait pas forcĂ©ment nĂ©cessaire.

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