Interview de Christine Peron des Ordis libres

PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉditĂ© par Davy Defaud et ZeroHeure . ModĂ©rĂ© par Davy Defaud. Licence CC By‐SA.
27
29
août
2019
Culture

Christine Peron fait partie de l’équipe des Ordis libres, une association qui a rĂ©alisĂ© une exposition du mĂȘme nom sur le thĂšme des libertĂ©s numĂ©riques et qui tourne dans toute la France. L’exposition a, bien Ă©videmment, Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e uniquement avec des logiciels libres. On pourra la voir le 20 septembre 2019 Ă  la Digital Week de Nantes.1

Les Ordis libres


  1. [N. D. L. R.] N’hĂ©sitez pas Ă  aller voir l'exposition. Elle est intĂ©ressante et vraiment bien faite. Je ne pensais pas qu’on pouvait faire quelque chose d’aussi chouette avec Draw. ↩

Tu as rĂ©alisĂ© l’exposition « Les Ordis libres », peux‐tu la prĂ©senter ?

Il s’agit d’une exposition sur les logiciels libres et plus largement sur les nouvelles pratiques numĂ©riques. Notre objectif est de rendre les citoyens un peu plus autonomes et maĂźtres de leurs outils numĂ©riques. Notamment en se posant des questions sur les enjeux et les consĂ©quences de certaines pratiques. Nous essayons d’ĂȘtre accessible Ă  tous. L’idĂ©e est de rendre simple des concepts techniques, via des comparaisons avec des recettes de cuisine, par exemple. Il ne suffit pas de cliquer quelque part pour comprendre et maĂźtriser ce que l’on fait. Par exemple, quel rĂŽle joue votre fournisseur d’accĂšs Internet ? Est‐ce si important d’utiliser des formats ouverts alors qu’il semble si simple d’utiliser des fichiers de type .xls, format propriĂ©taire ? Et, Ă©videmment, le premier panneau donne la dĂ©finition d’un logiciel libre. Contrairement Ă  une croyance courante, la gratuitĂ© ne fait pas partie de la dĂ©finition d’un logiciel libre, mĂȘme si elle en est souvent une consĂ©quence. Et un logiciel gratuit n’est pas nĂ©cessairement libre.

Panneau de titre de l’expo

OĂč peut‐on la voir ?

L’exposition comprend quatorze panneaux et est disponible sur notre site www.lesordislibres.fr . Les fichiers sont disponibles en deux formats, ODG et PDF, et sont sous licence CC-by-SA (pour tout savoir sur la licence CC-by-SA, voir le panneau sur les licences).

Elle est aussi disponible sous forme de panneaux imprimĂ©s sur bĂąche au format A0 (1,20 m ×ば぀ 84 cm). Elle est prĂȘtĂ©e gratuitement, envoyĂ©e par la poste, contre une caution non encaissĂ©e. Tous les dĂ©tails sur cette page.

Les endroits oĂč elle est exposĂ©e sont en page d’accueil du site.

À partir de quels logiciels l’avez‐vous conçue ? Cela a‐t‐il Ă©tĂ© facile ? Pourquoi ces logiciels ?

LibreOffice Draw. Nous avons hĂ©sitĂ© entre Draw et Inkscape. Draw nous a semblĂ© plus adaptĂ© et plus simple d’utilisation, ne nĂ©cessitant pas une formation importante pour des gens maĂźtrisant LibreOffice Writer et ayant l’habitude de faire de la mise en page. Draw est trĂšs adaptĂ© pour ce genre de travail oĂč il faut manipuler du texte et des images.

Le choix des polices, Ă©tonnamment, nous a demandĂ© du temps. Je prĂ©cise que nous ne sommes pas graphistes et que nous ne travaillons pas dans l’édition.

À quelle pĂ©riodicitĂ© la mettez‐vous Ă  jour ?

En gĂ©nĂ©ral une fois par an. Soit par rajout de panneaux, soit en amĂ©liorant le contenu de certains. La date est indiquĂ©e sur les panneaux. Nous rĂ©flĂ©chissons Ă  un nouveau panneau « C’est quoi une distribution GNU/Linux ? ».

Quels retours avez‐vous de l’exposition ? Pensez‐vous qu’elle a une certaine efficacitĂ© ?

En gĂ©nĂ©ral, le retour est trĂšs bon ! Suivant le contexte, il arrive que les personnes la dĂ©couvrent simplement en passant devant. Ils se mettent Ă  lire mais n’ont pas le temps d’aller au bout. C’est pour cela que le livret (copie conforme de l’expo, au format A5) nous est trĂšs souvent demandĂ©. Notre souci est plutĂŽt qu’elle n’est pas assez connue. :-)

Les ordis libres c’est aussi une association. Quelles sont ses autres actions ?

MĂȘme si l’exposition reste notre principale occupation, deux importants projets ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s : un jeu et une vidĂ©o de sept minutes sur les formats ouverts et propriĂ©taires. Le jeu consiste Ă  amener au port tous les bateaux reprĂ©sentant un format ouvert. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© avec GDevelop, logiciel libre.

Le jeu

À plus long terme, nous aimerions dĂ©velopper des formations autour de la suite LibreOffice.

Penses‐tu que la dĂ©fense du logiciel libre est aussi une forme d’action politique au sens « Qui a rapport Ă  la sociĂ©tĂ© organisĂ©e » pour reprendre la dĂ©finition du CNRTL (donc, rien Ă  voir avec la politique politicienne, les partis politiques et les Ă©lections mais plus avec une forme d’éthique) ?

Oui, complĂštement et c’est aussi le sens de notre exposition. Utiliser Google systĂ©matiquement comme moteur de recherche, avoir une adresse Gmail et n’utiliser que des logiciels Google ou Microsoft a des consĂ©quences trĂšs concrĂštes. Payer automatiquement des licences propriĂ©taires (via l’achat d’un PC dĂ©jĂ  tout Ă©quipĂ©) aux premiers milliardaires de la planĂšte nous pose question. Nous prĂ©fĂ©rons le partage. Nous aimerions que des instances publiques se dĂ©veloppent pour mettre Ă  disposition de tous, des services en ligne publics : serveur de messagerie, hĂ©bergement de sites, agenda en ligne, album photos en ligne...

Au niveau professionnel (ou associatif, Ă  prĂ©ciser), quels logiciels libres utilises‐tu, sur quel systĂšme ?

Au travail (jusqu’à rĂ©cemment, puisque je viens tout juste d’arrĂȘter de travailler) : la suite LibreOffice et Firefox sous Windows.

À titre associatif : LibreOffice, QGIS (systĂšme d’information gĂ©ographique libre et open source).

Quelle est ta distribution GNU/Linux préférée et pourquoi, quels sont tes logiciels libres préférés ?

Linux Mint, entre autres pour son interface de gestion, mais j’utilise Xubuntu ! Je viens de changer rĂ©cemment. J’ai eu des soucis pour la configuration de matĂ©riel avec Linux Mint et Mageia. J’ai essayĂ© de dĂ©panner, sans succĂšs. Je suis ensuite allĂ©e au plus simple, Xubuntu marchait, je l’ai laissĂ© et je le personnalise rĂ©guliĂšrement en fonction des besoins. Je trouverais agrĂ©able que chaque distribution informe clairement quels sont les logiciels installĂ©s par dĂ©faut. C’est un peu la dĂ©couverte Ă  chaque installation !

Mes logiciels prĂ©fĂ©rĂ©s : QGIS, Draw, Digikam/XnView. QGIS est mon prĂ©fĂ©rĂ©, c’est un logiciel de cartographie (mon mĂ©tier), un vĂ©ritable couteau suisse, trĂšs puissant et trĂšs agrĂ©able.

Quelle question aurais‐tu dĂ©testĂ© qu’on te pose (en espĂ©rant que je ne l’ai pas posĂ©e) ?

Peut‐on se passer d’une adresse gmail.com ? Oui, mais ça complique la vie ! Je n’en ai pas. La consĂ©quence est qu’installer des applications sur un ordiphone (smartphone) est compliquĂ©. Je suis toujours scandalisĂ©e quand des services publics vous obligent Ă  tĂ©lĂ©charger leurs applis uniquement sur Play Store ou App Store.

C’est comme si en arrivant sur l’autoroute, on vous disait « Ah, vous avez une Renault, ce n’est pas possible. Pour prendre cette autoroute, il vous faut une Ford ou une Volkswagen ! ».

Inimaginable et pourtant !

Quelle question aurais‐tu adorĂ© qu’on te pose (Ă©videmment, tu peux y rĂ©pondre) ?

Pensez‐vous que le Libre a de l’avenir ? Oui, bien sĂ»r ! Cela demande des efforts certains, mais c’est tellement motivant de savoir qu’on participe Ă  une amĂ©lioration de notre sociĂ©tĂ© sur des valeurs de partage et de solidaritĂ©. On ne reste pas passif et on ne subit pas, c’est rĂ©confortant.

Merci beaucoup Christine.

Aller plus loin

  • # suggestions pour une v2

    PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  2.

    Belle réalisation, il est toujours difficile de vulgariser en quelques planches un domaine aussi vaste, voici quelques pistes d'améliorations:

    • Sur la dĂ©finition du logiciel libre via ses 4 libertĂ©s (inspiration GNU donc), rajouter un Ă©lĂ©ment clĂ©: le droit de diffuser la version originale ou une version modifiĂ©e. La sĂ©paration de ce droit des 4 libertĂ©s a peut ĂȘtre Ă  voir avec la notion droit d'auteur / licence, et si les 4 libertĂ©s sont concĂ©dĂ©es via le droit d'auteur, ...(hors sujet),

    Ce qui permettrait de préciser la restriction imposée par la GPL: le copyleft et donc de définir ce terme bizarre utilisé plus loin. Voire de ne pas l'utiliser.

    La GPL n'est pas "la mÚre de toutes les licences libre", ni la plus ancienne (MIT?), ni la plus utilisée. C'est juste celle qui fait le plus de prosélytisme, parce que c'est la plus contraignante. (*)

    • Sur internet: le terme "rĂ©seau en Ă©toile" est-il adaptĂ© ? Ou simplement "rĂ©seau de rĂ©seaux" ? Et sa spĂ©cificitĂ© serait que le choix des "routes" pour acheminer l'information n'est pas préétabli et statique. D'oĂč ses qualitĂ©s.

    • Sur le le droit d'auteur et les licences, dommage d'utiliser ce terme amĂ©ricain "copyright" d'autant plus difficile Ă  dĂ©finir que juridiquement, bof.

    (*) On est vendredi, il serait aussi possible de préciser qu'un logiciel GPL est dit "prévaricateur", au sens ou il peut s'approprier le bien commun (du code disponible librement sous MIT, BSD, voire domaine public) et de restreindre ensuite l'usage des modifications à la communauté GNU/GPL. On peut d'ailleurs questionner la notion de "compatible GPL" utilisée par cette communauté, qui désigne une compatibilité à sens unique.

    • [^] # Re: suggestions pour une v2

      PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1.

      Merci pour ce retour.
      Pour le terme copyright, effectivement le terme français est le droit d'auteur, mais c'est un terme qui parle à tout le monde. On pourrait le préciser la prochaine fois et retravailler ce que vous précisez sur les licences.

      A suivre donc.

      • [^] # Re: suggestions pour une v2

        PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  0. DerniĂšre modification le 03 septembre 2019 Ă  08:36.

        Copyright et droit d'auteur ne sont pas synonymes.

        Le droit d'auteur protÚge trÚs fortement les droits moraux de l'auteur et est relativement moins axé sur les droit patrimoniaux. Le copyright est surtout centré sur les droits patrimoniaux et beaucoup moins sur les droits moraux de l'auteur qui peut s'en trouver privé du fait des conventions passés avec les éditeurs alors que, dans le cadre du droit d'auteur, les droits moraux sont incessibles.

        En outre, le copyright exige, pour en bĂ©nĂ©ficier, que l'auteur soit inscrit en tant que tel sur des registres spĂ©cifiques. Le droit d'auteur, tel qu'il est dĂ©fini en France et en Europe (sauf pour le Royaume-uni dont le droit d'auteur est trĂšs proche du copyright, un effet d'une langue qui assimile libertĂ© et argent ?) exige uniquement que l'auteur puisse faire la preuve qu'il est bien l'auteur de l'Ɠuvre.

        Le copyright implique enfin d'ĂȘtre renouvelĂ© pĂ©riodiquement, sous peine de perdre les droits sur l'Ɠuvre. Le droit d'auteur a une durĂ©e fixĂ©e par la loi et reste valable tout ce temps.

        Ce sont deux notions différences qui se basent sur des conceptions différentes.

        Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: suggestions pour une v2

          PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  8. DerniĂšre modification le 04 septembre 2019 Ă  13:28.

          Copyright et droit d'auteur ne sont pas synonymes.

          Alors soyons clair, "copyright" et "droit d'auteur", c'est kif kif. L'un est juste le terme francophone, et l'autre le terme anglophone (du moins ceux de Common Law, mais bon il se trouve que ce sont des pays anglophones puisque ça vient de la colonisation anglaise), c'est tout.

          Alors oui, bien sĂ»r que notre droit d'auteur français a ses diffĂ©rences (parfois plus ou moins grandes) avec le copyright Ă©tats-unien... de mĂȘme que le droit d'auteur a des diffĂ©rences avec le "Diritto d'autore" (le terme italien d'aprĂšs WikipĂ©dia), ou mĂȘme que le copyright amĂ©ricain est diffĂ©rent du copyright anglais. Ce sont des pays diffĂ©rents, avec des constitutions et des lois diffĂ©rentes. Bien sĂ»r que ça diffĂšre!
          En Europe, on sait pertinemment que les diffĂ©rents droits d'auteurs entre pays europĂ©ens sont trÚÚÚs loin d'ĂȘtre bien harmonisĂ©s d'ailleurs (une tentative d'harmonisation, aussi bien des durĂ©es, que des exceptions et des redevances avait Ă©tĂ© tentĂ©e par la politicienne Julia Reda; mais la plupart des amendements en rapport avec l'harmonisation ont d'ailleurs Ă©tĂ© rejetĂ©s ou fortement diluĂ©s).

          Il n'empĂȘche que les divers droits d'auteur de divers pays autant que les copyrights d'autres sont (de nos jours) des ensembles de lois pour empĂȘcher l'usage simple par des tiers d'Ɠuvres dites "de l'esprit". Ensuite chaque pays adapte ça Ă  son systĂšme et avec ses diffĂ©rences, et son histoire, c'est tout. De ce point de vue lĂ , oui c'est diffĂ©rent. Mais pas parce que l'un s'appelle "copyright" et l'autre "droit d'auteur". Hormis l'implĂ©mentation, soyons clair, si, c'est la mĂȘme chose.

          Pour en rajouter une couche, y a d'ailleurs eu de l'harmonisation mĂȘme entre pays utilisant les termes copyright et droit d'auteur (lire un peu Ă  ce sujet de la Convention de Berne, avec l'usage des deux termes. Car oui, c'est bel et bien la mĂȘme chose nommĂ© diffĂ©remment).

          Le droit d'auteur protÚge trÚs fortement les droits moraux de l'auteur et est relativement moins axé sur les droit patrimoniaux.

          Ok alors c'est un truc que j'ai remarquĂ© sur des blogs ou forums français, on aime bien se dire que notre droit d'auteur, ben il est tout beau et tout mieux et il est fait pour protĂ©ger les pauvres petits artistes, alors que le mĂ©chant copyright, il est juste fait pour les intĂ©rĂȘts financiers des mĂ©chantes corporations (a.k.a. droits patrimoniaux). Normal, les amĂ©ricains utilisent quoi! 🙄
          Bon lĂ  je vais te laisser le bĂ©nĂ©fice du doute car tu ne dis pas clairement cela au moins, mais bon. 😛

          Alors dĂ©jĂ , mettons une chose au clair (je le prĂ©cise, mĂȘme si je suis pas sĂ»r si c'est ce que tu sous-entendais, mais au moins ce sera clair pour tous): les droits patrimoniaux sont (comme le nom l'indique) le droit sur votre patrimoine. Techniquement (dans le cadre du droit d'auteur, car y a d'autres cadres) ça veut dire qu'en effet, c'est bien votre droit de faire business avec vos Ɠuvres de l'esprit, donc d'obtenir de l'argent pour une diffusion ou copie d'Ɠuvre. Et donc dĂ©jĂ  soyons trĂšs clair: faire de l'argent avec le rĂ©sultat de son travail, ce n'est pas une mauvaise chose aux derniĂšres nouvelles! (Ensuite clairement oui un systĂšme plus juste serait qu'on puisse faire de l'argent avec son travail Ă  la place du rĂ©sultat du travail, comme le font la plupart des gens; ce serait un systĂšme bien plus juste pour 99% des crĂ©ateurs d'Ɠuvres de l'esprit. Mais je diverge, je vais me contenter dans ce commentaire de rester neutre et de parler du systĂšme tel qu'il est actuellement sans prendre partie)

          Donc ensuite:

          Le copyright est surtout centré sur les droits patrimoniaux et beaucoup moins sur les droits moraux de l'auteur qui peut s'en trouver privé du fait des conventions passés avec les éditeurs alors que, dans le cadre du droit d'auteur, les droits moraux sont incessibles.

          Comme je l'expliquais, les droits patrimoniaux sont la partie du droit d'auteur qui vous permet une rĂ©munĂ©ration, absolument pas le droit moral! Le fait que certains essaient d'extorquer de l'argent avec le droit moral (car il est perpĂ©tuel en France) une fois les droits patrimoniaux expirĂ©s (70 ans aprĂšs mort de tous les auteurs, en France + plein d'exceptions permettant d'Ă©tendre pas mal) n'est pas la mĂȘme chose que la rĂ©munĂ©ration normale permise par les droits patrimoniaux (on en arrive Ă  ce type d'aberration oĂč l'arriĂšre-arriĂšre petit-fils de Victor Hugo tente d'empĂȘcher l'Ă©criture de suites de livres de son ancĂȘtre, dans le but Ă©vident d'obtenir de l'argent; notons qu'il a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ© — heureusement — mais surtout car on a retrouvĂ© des textes de Victor Hugo qui Ă©tait finalement trĂšs libriste pour l'Ă©poque). Enfin bon pour moi le droit moral français est une horreur (oups, je devais rester neutre!).

          Revenons donc à nos moutons: donc non, tu confonds tout. En France, pour te faire rémunérer des droits d'auteur, c'est bien les droits patrimoniaux que tu négocies, jamais les droits moraux. Et ces droits sont tout à fait cessibles (note bien qu'un auteur bien informé ne les cÚde que partiellement, en général en précisant une durée, une zone et des supports de diffusion). Tu peux tout aussi bien te faire avoir, par un éditeur ou autre, en France qu'ailleurs de ce point de vue là.

          Les droits patrimoniaux sont trĂšs importants dans le droit d'auteur, en fait c'est la partie des droits la plus important pendant le vivant de l'auteur et 70 encore aprĂšs. C'est quasiment la seule partie des droits utilisĂ©es par les gens pour vivre d'Ɠuvres. Affirmer que "moins axĂ© sur les droit patrimoniaux", c'est n'importe quoi et est une mĂ©connaissance totale du droit d'auteur français. DĂ©solĂ© de te dire cela ainsi. 😛

          En outre, le copyright exige, pour en bénéficier, que l'auteur soit inscrit en tant que tel sur des registres spécifiques.

          Alors lĂ  encore, absolument pas! Si ça avait Ă©tĂ© le cas, le logiciel libre ne pourrait pas fonctionner. Si je me souviens bien d'ailleurs, c'est mĂȘme un des prĂ©requis de la Convention de Berne citĂ©e plus haut (c'est Ă  dire que c'est ainsi dans quasi tous les pays du monde, pays utilisant le Copyright compris, depuis presque un siĂšcle et demi!).

          Le droit d'auteur, tel qu'il est défini en France et en Europe (sauf pour le Royaume-uni dont le droit d'auteur est trÚs proche du copyright, un effet d'une langue qui assimile liberté et argent ?)

          Euh... au Royaume Uni, ils utilisent le Copyright, et non un "droit d'auteur [...] trĂšs proche du copyright". Ensuite la remarque sur une langue qui assimile libertĂ© et argent (hein?! D'oĂč ça sort?) me semble extrĂȘmement mal placĂ©e.

          Le copyright implique enfin d'ĂȘtre renouvelĂ© pĂ©riodiquement, sous peine de perdre les droits sur l'Ɠuvre. Le droit d'auteur a une durĂ©e fixĂ©e par la loi et reste valable tout ce temps.

          Alors je suis sĂ»r que le cƓur y est quand tu racontes tout cela, mais je ne sais pas d'oĂč tu sors tes informations. Le copyright fonctionne aussi par durĂ©e fixĂ©e par la loi. Il n'y a absolument rien Ă  renouveler.

          Par contre peut-ĂȘtre parles-tu de la nĂ©cessitĂ© de fixation sur un support (et plus globalement sur la publication) pour pouvoir prĂ©tendre Ă  un Copyright. C'est en fait une trĂšs bonne chose car cela empĂȘche un Ă©diteur de tenter de faire disparaĂźtre (exprĂšs ou par nĂ©gligence, ou parce que jugĂ©es pas assez rentables) des Ɠuvres, ce qui est un des principaux problĂšmes du droit d'auteur comme du copyright. On se souvient tous de la dĂ©couverte (rĂ©cente) du trĂšs triste jour (beaucoup moins rĂ©cent car ça avait Ă©tĂ© cachĂ© depuis 2008) oĂč de nombreux enregistrements ont Ă©tĂ© brĂ»lĂ©s dans un incendie chez Universal Music, emportant avec lui de nombreux enregistrements originaux, et beaucoup d'Ɠuvres jamais publiĂ©es!

          Notons qu'on a aussi quelque chose en droit français oĂč un ayant-droit peut thĂ©oriquement perdre ses droits s'il ne fait pas usage de ceux-ci (c'est Ă  dire s'il ne publie pas, par exemple, dĂ©lai Ă  l'apprĂ©ciation d'un juge, de mĂȘme que la sentence exacte). Je cite l'article L121-3 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (le gras est de moi):

          En cas d'abus notoire dans l'usage ou le non-usage du droit de divulgation de la part des reprĂ©sentants de l'auteur dĂ©cĂ©dĂ© visĂ©s Ă  l'article L. 121-2, le tribunal de grande instance peut ordonner toute mesure appropriĂ©e. Il en est de mĂȘme s'il y a conflit entre lesdits reprĂ©sentants, s'il n'y a pas d'ayant droit connu ou en cas de vacance ou de dĂ©shĂ©rence.

          Le tribunal peut ĂȘtre saisi notamment par le ministre chargĂ© de la culture.

          Notons que ce droit de divulgation fait partie des droits moraux, mais cela concerne les droits patrimoniaux, puisque la divulgation implique la publication, ce qui ne veut pas dire nĂ©cessairement contre rĂ©munĂ©ration au passage! On peut aussi s'imaginer qu'on doit pouvoir forcer un Ă©diteur/producteur Ă  publier des Ɠuvres cachĂ©es alors qu'elles sont dans le domaine public avec cette loi (il n'est pas forcĂ© de les publier gratuitement ceci dit).

          Quoiqu'il en soit, non ni le droit d'auteur ni le copyright ne demande d'enregistrement, et encore moins de "renouvellement". Par contre, oui il y a des obligations de faire usage de ses droits (pas si souvent respectées malheureusement) et c'est trÚs bien! C'est un garde-fou contre les abus des ayant-droits, bien que peu utilisé.

          Peut-ĂȘtre aussi faisais-tu rĂ©fĂ©rence Ă  la loi Mickey (de son nom moins trollifĂšre "Copyright Term Extension Act). Mais encore une fois, aucun rapport avec un enregistrement/renouvellement quelconque d'Ɠuvres, juste avec des Ă©normes groupes financiers capables de faire pression avec des lobbys sur les gouvernements pour Ă©tendre le droit d'auteur (qui a bien une durĂ©e dans les pays avec Copyright, comme avec le droit d'auteur).

          Ce sont deux notions différences qui se basent sur des conceptions différentes.

          Je me rĂ©pĂšte donc. Elles se basent sur un historique dans des pays diffĂ©rents, c'est tout. Mais dans les deux cas, c'est Ă  propos des droits sur ses Ɠuvres de l'esprit. C'est absolument la mĂȘme chose.

          Je conclurai en disant que je trouve absolument contre-productif de toujours croire qu'on a un super droit d'auteur en France, pas comme ces mĂ©chants avec le Copyright. Encore une fois, je ne suis pas sĂ»r que c'Ă©tait ce que tu disais, ce n'est pas clair mais ça en avait un peu l'allure. Si ce n'Ă©tait pas ton propos, ça reste une chose importante Ă  dire pour les autres car j'ai notĂ© ce truc trĂšs franco-français de croire que le droit d'auteur français, il est tout beau tout propre, contrairement au mĂ©chant copyright amĂ©ricain. Un argument trĂšs courant, c'est aussi de dire «bah d'ailleurs regarde, y a le mot "auteur" dedans, ça veut tout dire» 🙄; oui c'est un peu comme dire que les camĂ©ras de (扊陀) surveillance (ć‰Šé™€ă“ă“ăŸă§) euh... protection, c'est vraiment pour protĂ©ger (novlangue?)!
          La vĂ©ritĂ©, c'est qu'on a un droit d'auteur trĂšs fort en France, car historiquement commencĂ© tĂŽt, avec de gros lobbys et pas mal d'organisations (notamment les organismes de gestion de droits font leur beurre sur le droit d'auteur et font tout pour qu'il soit le moins juste possible, car cela engraisse davantage les intermĂ©diaires, c'est-Ă -dire eux-mĂȘme) pour le dĂ©fendre et surtout rĂ©pandre de fausses idĂ©es (je pense que toutes ces images sur le droit d'auteur vs copyright viennent de lĂ ; je reçois moi mĂȘme rĂ©guliĂšrement des courriers trĂšs orientĂ©s de ces organismes qui font clairement du lobbying auprĂšs des crĂ©ateurs d'Ɠuvres de l'esprit ou de dĂ©tenteurs de droits voisins). À chaque fois qu'y a des tentatives d'amĂ©liorations dans le bon sens, que ce soit en France ou en Europe, les dĂ©putĂ©s français sont parmi les premiers Ă  monter au crĂ©neau pour tout faire capoter (cf. encore le rapport Reda oĂč les dĂ©putĂ©s français Ă©taient parmi les principaux adversaires). Il n'y a pas de quoi ĂȘtre fier.

          Je finirai en parlant d'un texte de Stallman qui parle du copyright US. Il explique notamment qu'originellement le copyright fut créé en faveur non des auteurs (encore moins des Ă©diteurs), mais des gens qui reçoivent (lire, Ă©couter, utiliser, etc.) parce qu'il est important que les sciences et l'art soient promus (c'est Ă  dire qu'on veut rĂ©pandre la connaissance). Le copyright n'Ă©tait donc qu'une autorisation Ă  exclusivitĂ©, pour durĂ©e temporaire, pour permettre aux auteurs de vivre, tout en prenant en compte que cela ne doit pas empĂȘcher Ă  l'art de se rĂ©pandre. En gros, c'est une super belle origine (et bien plus belle que celle du droit d'auteur selon moi).

          Mais bon, plutĂŽt que faire mes propres paraphrases, voici les citations que donne aussi Stallman:

          La constitution des États-Unis (Article 1 - section 8):

          [Congress shall have the power] to promote the Progress of Science and the useful Arts, by securing for limited Times to Authors and Inventors the exclusive Right to their respective Writings and Discoveries.

          La cour suprĂȘme (je rappelle qu'en Common Law, la jurisprudence fait office de loi, donc une dĂ©cision de cour suprĂȘme est particuliĂšrement importante):

          The sole interest of the United States and the primary object in conferring the [copyright] monopoly lie in the general benefits derived by the public from the labors of authors.

          Donc en gros: on est conscient que ces crĂ©ateurs doivent en vivre (d'oĂč le copyright), mais il ne faut pas oublier qu'au final, on Ɠuvre dans l'intĂ©rĂȘt du public.

          VoilĂ  pour finir, histoire de rompre une fois pour toute (espĂ©rons) que Le copyright serait pire que le droit d'auteur, voire carrĂȘment qu'il aurait des bases purement pĂ©cuniaires (c'Ă©tait l'inverse, comme prouvĂ© ici!), parce que ce seraient de vils capitalistes, blablabla.

          Notons enfin que je ne suis pas lĂ  pour dĂ©fendre le copyright. Droit d'auteur tout comme copyright sont juste tout aussi mauvais de nos jours pour moi. Je ne fais qu'essayer de rĂ©tablir quelques faits pour ceux qui veulent absolument (pourquoi?) vouloir y faire une diffĂ©rence fondamentale, voire ceux qui vont souvent essayer de donner une meilleure aura Ă  l'un en pourrissant l'autre (c'est — je pense — d'ailleurs la raison principale de ces images, et propager ces on-dit ne fait que faire le jeu des lobbys car cela permet de ne pas faire le mĂ©nage devant sa porte parce qu'on est occupĂ© Ă  regarder par la fenĂȘtre du voisin).

          Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

          • [^] # Re: suggestions pour une v2

            PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  -1. DerniĂšre modification le 04 septembre 2019 Ă  13:33.

            Je ne confonds pas tout ! je sais trÚs exactement la différence entre les droits patrimoniaux et les droit moraux et je sais aussi pertinemment que seuls les premiers ouvrent à rétribution. Mais les seconds sont également importants et à signaler et, en France ils sont incessibles.

            Que tu donnes une leçon, je veux bien, mais pas en ayant lu un mot sur deux et en ayant un a priori négatif (oh l'imbécile qui ne sait pas) et ça c'est assez agaçant.

            Je n’ai aucun avis sur systemd

            • [^] # Re: suggestions pour une v2

              PostĂ© par (site web personnel, Mastodon) . ÉvaluĂ© Ă  7. DerniĂšre modification le 04 septembre 2019 Ă  14:25.

              Uh? Pourquoi cette réaction?

              Je n'ai pas lu un mot sur deux (je pense mĂȘme avoir citĂ© tout ton message). À la base, je rĂ©pondais principalement Ă  l'affirmation comme quoi c'Ă©tait des notions diffĂ©rentes, et ensuite j'Ă©tayais sur d'autres choses que tu disais, donc certaines que j'avais l'impression que tu sous-entendais, sans pour autant ĂȘtre sĂ»r que c'est bien ce que tu sous-entendais (ce que je prĂ©cisais). Mais je me disais que cela restait des infos utiles de toutes façons, si ce n'est Ă  toi, au moins Ă  d'autres (ça reste un forum public que plein de gens lisent). Je rĂ©pondais de maniĂšre gĂ©nĂ©rale Ă  des idĂ©es qu'on lit beaucoup au sujet des gens qui comparent droit d'auteur et copyright. C'est le genre de choses qu'on fait sur des forums, d'Ă©largir un sujet.

              Ensuite pour la leçon, oui peut-ĂȘtre qu'on peut voir cela ainsi. Je donne peut-ĂȘtre un peu une leçon, je peux comprendre que c'est l'image que ça donne. Personnellement je considĂ©rais juste faire un Ă©change, une conversation (aussi une chose courante sur les forums), en certes donnant mon avis sur certaines choses et en partageant certaines connaissances (je rappelle tout de mĂȘme que le droit d'auteur, c'est un peu la base de notre association pour l'Art Libre et qu'on baigne un peu dedans tous les jours; je pense que ce n'est pas totalement usurpĂ©).

              Mais bon dĂ©solĂ© si tu l'as mal pris. Ce n'Ă©tait absolument pas le but. Je voulais juste Ă©changer en tombant sur un dĂ©but de discussion qui Ă©tait totalement dans mon crĂ©neau. La prochaine fois, je me raviserai avant de rĂ©pondre sur des sujets que je connais bien. 😕

              P.S.: par contre, je ne t'ai jamais qualifiĂ©e d'imbĂ©cile. Je veux bien m'excuser si tu prends mal le cĂŽtĂ© donneur de leçon, mais sĂ»rement pas accepter une telle accusation. Je fais toujours attention d'Ă©crire mes messages et textes le plus aimablement possible. Je suis absolument contre le type d'Ă©criture conflictuel et considĂšre que cela n'apporte rien (ensuite chacun son truc, je sais que d'autres considĂšrent cela comme efficace d'ĂȘtre dans le conflit en permanence). Mon but Ă©tait juste de partager dans une discussion, et pas de t'insulter. Merci de ne pas faire de mĂȘme (je considĂšre cela assez insultant de dire que j'aurais assĂ©nĂ© ce type de mĂ©chancetĂ©s en fait). 😱

              Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]

              • [^] # Re: suggestions pour une v2

                PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 04 septembre 2019 Ă  18:04.

                rĂ©action d'un lecteur qui n'y connait rien, je ne comprends pas trop la rĂ©action d'Ysabeau, et j'aurais aimĂ© qu'elle explique en quoi Jehan se trompe ou en quoi il a mal compris ce qu'elle a dit, c'est toujours intĂ©ressant d'avoir des avis diffĂ©rents argumentĂ©s, et d'essayer de comprendre ou peuvent ĂȘtre les convergences et divergences, pour se faire une idĂ©e d'un sujet qu'on ne maĂźtrise pas.

                L'argumentation de jehan est crédible, on voit qu'il sait de quoi il parle, mais la premiÚre recherche que je fais semble aller dans le sens d'ysabeau : https://www.jurifiable.com/conseil-juridique/propriete-intellectuelle/copyright

                par exemple

                Quelles sont les diffĂ©rences entre le copyright et le droit d’auteur ?
                Le copyright relĂšve d’une logique principalement Ă©conomique. Il s’agit d’un droit d’exploitation. Il protĂšge les personnes qui investissent dans la propriĂ©tĂ© intellectuelle (les producteurs, les employeurs...) plus que les auteurs de la crĂ©ation. A l’inverse, le droit d’auteur est un droit qui protĂšge avant tout les crĂ©ateurs. C’est la diffĂ©rence essentielle entre copyright et droit d’auteur.
                La consĂ©quence principale de cette diffĂ©rence de fond, c’est que le droit moral a une importance beaucoup moins grande dans les pays appliquant le copyright. Le droit d’auteur, au contraire, insiste sur le lien fort qui existe entre l’auteur et son Ɠuvre.
                Dans la conception du droit d’auteur, il existe un lien inaliĂ©nable, imprescriptible et perpĂ©tuel entre l’auteur et sa crĂ©ation, dans la mesure oĂč l’Ɠuvre est considĂ©rĂ©e comme consubstantielle Ă  son auteur. C’est ce que l’on appelle le droit moral de l’auteur sur son Ɠuvre. Un auteur ne peut pas cĂ©der ce droit Ă  un tiers. Il est Ă  ce titre inaliĂ©nable. Dans les pays oĂč le copyright est en application, un auteur peut au contraire cĂ©der son droit moral. S’il le fait, l’acquĂ©reur de ce droit dĂ©termine librement l’utilisation qu’il souhaite faire de l’Ɠuvre.

                (ce qui ne veut évidemment pas dire que jehan a tort)

                • [^] # Re: suggestions pour une v2

                  PostĂ© par . ÉvaluĂ© Ă  1. DerniĂšre modification le 04 septembre 2019 Ă  18:55.

                  Pour un logiciel, je crois que le droit d'auteur est "simplifiĂ©", le droit moral de l'auteur est trĂšs rĂ©duit par rapport au droit patrimonial (pas le droit de repentir ou d'interdire des modifications par exemple). Il ne reste en pratique que le droit inaliĂ©nable d'ĂȘtre reconnu comme auteur. Tout le reste est basculĂ© vers le dĂ©tenteur des droits patrimoniaux, qui trĂšs souvent n'est pas l'auteur.

                  D'oĂč peut ĂȘtre l'usage de prĂ©ciser 2 choses dans les entĂȘtes de code: auteur (souvent nom et email) ET copyright (souvent une sociĂ©tĂ©). Du coup, en mode amĂ©ricain et dans le monde du logiciel, le copyright devient trĂšs proche de ce que nous avons en gĂ©nĂ©ral ici comme "droit patrimonial", seul subsiste comme "droit moral" la paternitĂ© (authorship).

                  En bref, il n'est pas forcément nécessaire de faire une présentation complÚte du droit d'auteur dans le contexte informatique de la présentation.

                  Et ça se complique pour la GPL qui repose en partie sur le droit d'auteur (partie droit patrimonial/copyright américain) pour les 4 libertés et en partie sur le contrat (licence) pour la partie copyleft. La GPL a encore d'autres spécificités, bien sûr.

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