« Cette cérémonie transcende les clivages politiques, les calculs électoraux et les frontières géographiques », a lancé en préambule le chef de l’État. Angela Merkel s’était pourtant engagée publiquement en faveur de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle.
François Hollande en a plutôt profité pour louer les mérites historiques de la social-démocratie allemande.
C’est pas faute d’essayer.
Avant d’ajouter : « Je leur réponds que tout n'est pas transposable, que nos pays sont différents ; que nos cultures politiques, syndicales sont singulières. Mais je garde de la social-démocratie le sens du dialogue, la recherche du compromis et la synthèse permanente entre la performance économique et la justice sociale. » Une manière de dire – sans le dire – que le PS a depuis longtemps effectué sa mutation tout en refusant de copier intégralement la doctrine du SPD, plus centriste que le PS.
Mais bon faut le comprendre, dans son pays y’a encore ces putains de syndicats et gauchistes.
Le progrès, c’est aussi de faire dans des moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi et anticiper les mutations industrielles. Et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder et qui permet aujourd'hui à votre pays d'être en avance sur d'autres. Ces déicisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent même faire surgir des controverses mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel
Petite couche de langue de bois, mais qu’est-ce qu’elle est bien cette gauche allemande !
a-t-il lancé devant une assemblée qui l'applaudit mais qui a dû, pour partie, avaler de travers.
Car le SPD, en campagne électorale, s’est depuis longtemps démarqué de l’instigateur des réformes dites Hartz IV (du nom de l’ancien DRH de Volkswagen dont le leader social-démocrate s’est en grande partie inspiré) qui, au début des années 2000, ont remis en cause l’État-Providence allemand (par exemple le système d’allocations chômage) et a libéralisé en profondeur le marché du travail. Ses effets sont aujourd’hui très contestés en Allemagne, où la précarité et la pauvreté ont explosé ces dernières années.
Oups ! La boulette… la belle boulette.
Battu en 2005 après une série de débâcles électorales pour son parti, l’ancien chancelier a également suscité la polémique en entamant une nouvelle carrière de conseil auprès de grands groupes privés (notamment le russe Gazprom) et en soutenant plusieurs leaders de droite. Durant la présidentielle française, il avait ainsi clairement pris parti pour Nicolas Sarkozy.
Qu’on pense à tous ces transfuges “gauche”-droite.
[^] # Re: Le plus drole avec la crise
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 2.
L’ode de François Hollande à Gerhard Schröder
C’est pas faute d’essayer.
Mais bon faut le comprendre, dans son pays y’a encore ces putains de syndicats et gauchistes.
Petite couche de langue de bois, mais qu’est-ce qu’elle est bien cette gauche allemande !
Oups ! La boulette… la belle boulette.
Qu’on pense à tous ces transfuges “gauche”-droite.