• [^] # Re: (ouhhhh le vilain exilé fiscal)

    Posté par . En réponse au journal Thèse or not thèse, that is the question.... Évalué à 1.

    tu n'es pas obligé d'insulter les personne en désaccord avec toi…

    J'avais oublié que le sarcasme ne passe pas bien sur internet, mais je pensais qu'au moins toi Zenitram tu savais ça, crapule.

    Bon nombre d’entrepreneurs en France se restreignent car si ça merde un peu, ça reient très cher (à licencier pour cause économique).

    Ça ressemble plus à des problèmes de PME (qui sont déjà un minimum viables) qu'à ceux d'une boîte d'informatique qui mise sur l'innovation. Je parle du genre de boîtes que créent ici les gens qui ont un profil "Sillicon Valley", et je pense que c'est un peu différent.

    Après, la France, toi compris, ne veut pas des entrepreneurs, ben ils ne faut pas alors qu'ils se plaignent qu'il vont aux USA. La France a choisit.

    C'est facile comme discours. Je pense qu'il y a de vrais problèmes dans le milieu entrepreneurial français (pas convaincu que ce soit le droit du travail mais bon chacun ses opinions politiques), mais ce n'est pas en partant à l'étranger que tu aides à les résoudre. Il me paraît normal que chacun fasse ses choix en disant "moi je préfère privilégier ma fiscalité, donc j'optimise en partant (légalement) aux Canaries" si ça lui souhaite, mais il me semble que des notions de dette morale ou de justice entrent aussi en jeu dans les choix.

    Tous les acteurs ne vont pas simplement optimiser la variable "niveau de vie" et faire immédiatement leurs choix en fonction. Il y a un seuil de différence que chacun est prêt à tolérer1, qui varie selon les gens (l'égoïsme, quoi). Certains vont tolérer une différence raisonnable et partir s'ils s'y sentent vraiment forcés (cas typique : il n'y a pas de boulot dans ma branche, tous les postes sont pris), d'autres vont faire la princesse au petit pois et se dire qu'on "ne veut pas d'eux" à la première contrariété, enfin certains vont avoir le tort de prendre un boulot qui les emmerde à mourir parce qu'ils ont peur de l'inconnu alors qu'ils seraient bien plus heureux ailleurs.

    À mon avis il y a des extrêmes qui ne sont pas bon, et un juste milieu raisonnable, mais bien sûr c'est un critère subjectif qui dépend de chacun. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout est égal et qu'on n'a rien à dire quand les gens font les connards.

    1: c'est exactement la même chose avec le logiciel libre, on ne choisit pas son logiciel purement sur des critères techniques un instant fixé. Partant de la constation que Microsoft Office a des fonctions tableurs plus avancées que Libre Office, certains vont utiliser la solution propriétaire sans prendre en compte l'intérêt de soutenir le logiciel libre (qu'ils aient effectivement besoins de ces fonctions avancées ou non), d'autres vont utiliser le libre à tout prix même si ça les gêne beaucoup dans leur branche d'activité, et la plupart va privilégier la solution libre tant que le différentiel de qualité pour leur usage précis ne dépasse pas un certain seuil, et passer à la solution propriétaire au delà. Dans tous les cas il s'agit d'optimisation multi-facteur (niveau de vie et sentiment d'arnaquer l'état providence, efficacité au taf et moralité des choix logiciels) où les gens utilisent des coefficients de pondération différents.