Mouais, gros mouais. Comme dit plus haut, l'état t'a quand même payé une bonne formation, et c'est investissement qui a été fait dans l'idée que les gens restent travailler en France, apportent de la richesse et aident à financer le système social au sens large.
Mouais, gros mouais. Dans le cas des étudiants en thèse, il faut quand même savoir que c’est le même état qui pousse les jeunes docteurs à partir faire (au moins) un post-doc à l’étranger avant d’espérer décrocher un poste dans le public en France (non pas qu’il soit impossible de décrocher un tel poste en étant resté en France — j’en connais qui l’on fait —, mais on te fait clairement comprendre que tes chances sont minces si tu ne justifies pas d’une expérience à l’étranger).
Du coup, les discours sur la fuite des cerveaux et l’ingratitude de ces jeunes docteurs qui se cassent à l’étranger sitôt leur diplôme en poche ont un peu tendance à me hérisser le poil. Oui, je vais probablement partir à l’étranger, mais c’est précisément parce que je veux pouvoir revenir travailler dans la recherche publique française, l’opportunisme, l’ingratitude ou l’évasion fiscale n’ont rien à voir lo-dedans.
Après, si une fois à l’étranger certains post-docs découvrent qu’en fin de compte ils n’ont pas tellement envie de rentrer en France, ben… que la France ne vienne pas se plaindre.
[^] # Re: (ouhhhh le vilain exilé fiscal)
Posté par gouttegd . En réponse au journal Thèse or not thèse, that is the question.... Évalué à 4.
Mouais, gros mouais. Dans le cas des étudiants en thèse, il faut quand même savoir que c’est le même état qui pousse les jeunes docteurs à partir faire (au moins) un post-doc à l’étranger avant d’espérer décrocher un poste dans le public en France (non pas qu’il soit impossible de décrocher un tel poste en étant resté en France — j’en connais qui l’on fait —, mais on te fait clairement comprendre que tes chances sont minces si tu ne justifies pas d’une expérience à l’étranger).
Du coup, les discours sur la fuite des cerveaux et l’ingratitude de ces jeunes docteurs qui se cassent à l’étranger sitôt leur diplôme en poche ont un peu tendance à me hérisser le poil. Oui, je vais probablement partir à l’étranger, mais c’est précisément parce que je veux pouvoir revenir travailler dans la recherche publique française, l’opportunisme, l’ingratitude ou l’évasion fiscale n’ont rien à voir lo-dedans.
Après, si une fois à l’étranger certains post-docs découvrent qu’en fin de compte ils n’ont pas tellement envie de rentrer en France, ben… que la France ne vienne pas se plaindre.