C'est normal, ou du moins compréhensible. Une bibliothèque de prêt, comme son nom l'indique, ça propose aux gens des prêts de livre. Or qu'est-ce qu'un prêt ? Un don limité dans le temps à cause des contraintes matérielles : si la bibliothèque donnait les livres, elle ne les aurait plus.
Bref, la notion même de prêt n'est qu'une forme dégradée du don, et n'existe qu'à cause de ces contraintes matérielles. Or, ces contraintes n'existent pas pour des œuvres sous forme numérique tellement il est alors facile de les copier. En clair, le prêter n'a aucun sens dans un système de distribution dématérialisé. Une bibliothèque numérique n'a aucune raison de prêter des livres puisqu'elle pourrait les donner sans rien y perdre.
Du coup, à cause de la pression induite par le vieux système de droit d'auteur, on introduit des verrous pour reproduire les contraintes de rareté qui règnent dans le monde des objets matériels.
Il pourrait, il devrait y avoir des bibliothèques de don. Seulement, je doute que la clique des ayant-droits soit d'accord avec cette idée, mais après tout, seraient-ils d'accord avec l'idée des bibliothèques de prêts si elles n'existaient pas et étaient proposées aujourd'hui par — rêvons un peu — une ministre de la culture ?
# Normal
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Mediatheque Numérique ... du bon DRM à la sauce Microsoft. Évalué à 10. Dernière modification le 05 décembre 2012 à 09:02.
C'est normal, ou du moins compréhensible. Une bibliothèque de prêt, comme son nom l'indique, ça propose aux gens des prêts de livre. Or qu'est-ce qu'un prêt ? Un don limité dans le temps à cause des contraintes matérielles : si la bibliothèque donnait les livres, elle ne les aurait plus.
Bref, la notion même de prêt n'est qu'une forme dégradée du don, et n'existe qu'à cause de ces contraintes matérielles. Or, ces contraintes n'existent pas pour des œuvres sous forme numérique tellement il est alors facile de les copier. En clair, le prêter n'a aucun sens dans un système de distribution dématérialisé. Une bibliothèque numérique n'a aucune raison de prêter des livres puisqu'elle pourrait les donner sans rien y perdre.
Du coup, à cause de la pression induite par le vieux système de droit d'auteur, on introduit des verrous pour reproduire les contraintes de rareté qui règnent dans le monde des objets matériels.
Il pourrait, il devrait y avoir des bibliothèques de don. Seulement, je doute que la clique des ayant-droits soit d'accord avec cette idée, mais après tout, seraient-ils d'accord avec l'idée des bibliothèques de prêts si elles n'existaient pas et étaient proposées aujourd'hui par — rêvons un peu — une ministre de la culture ?