J'ai bien précisé que dans un papier l'usage de lettres grecques est la plupart du temps totalement inutile (et même amha contribue à rendre le dit papier plus abscons)
D'ailleurs on pourrait très bien remplacer les signes somme (un SIGMA majuscule) et les signes produit (un PI majuscule) etc. par des notations de type tableur genre SOMME(...) et PRODUIT(...)? Quand il y a une convention bien établie sur une façon d'écrire les choses, la suivre facilite la lecture de son texte par les autres. Les notations bien établies souffrent parfois (toujours?) de défauts, mais elles ont un gros avantage: elles sont établies. Quand on programme, l'indice qui énumère les entrées d'un tableau dans une boucle for s'appelle i, j ou k parceque sinon plus personne comprend rien, en physique la vitesse de la lumière c'est c (comme dans E=mc2) et pas d ni e, et en math le nombre d'Archimède c'est pi et pas qi ni ri, et à la fin d'une phrase on met un point, au début une majuscule, amha signifie à mon humble avis, etc. Adhérer à cet usage, c'est faciliter la lecture du texte par la majeure partie du public auquel il est destiné, et amha ne contribue pas à rendre le papier abscons, bien au contraire.
Les variables longues n'améliorent pas toujours la lisibilité: si tu as une longueur d'onde et une longueur de tube, les nommer lambda et l permet aux lecteurs de les distinguer plus rapidement que si on les nomme longueur_d_onde et longueur_de_tube.
En shell, en Make et en Perl, il y en a une belle palanquée de variables souvent utilisées dont les noms sont courts.
Les noms longs de variables ou de fonctions permettent (peut-être?) de faciliter la mémorisation d'un grand nombre de noms en favorisant l'apparition de motif répétitifs, et encore il faut quand-même que les gens qui décident de ces noms fassent des efforts (pas bon: NumberMultiply et AddNumber).
La preuve que ce nom de variable laisse à désirer est justement sa pauvreté sémantique.
Quelle pauvreté sémantique? C'est justement le contraire, puisque d'après notre ami:
Ce n'est pas pour étaler sa culture, c'est parce que 100% des gens qui échangent des informations à propos de ce paramètre l'appellent "alpha".
C'est bien que ce alpha, à la différence de beta, à une valeur sémantique, non?
Si les gens ont recours à l'alphabet grec et à d'autres c'est à cause de la richesse sémantique des lettres: les coordonnées réelles d'un point dans l'espace sont x, y, z, le temps c'est t, les nombres complexes s'appellent z, w, v ou u ou s; a, b, c et d servent à tout et n'importe quoi, e c'est le nombre de Néper, f, g et h sont des fonctions, i, j, k, l des indices pour dedans les sommes, m et n sont des entiers, o n'est pas utilisé car il ressemble à 0 (ou plutôt, est justement utilisé pour sa ressemblance avec zéro) p est un nombre entier, sûrement premier d'ailleurs, q aussi à moins que ce ne soit le quotient d'une division et dans ce cas r et le reste ... toutes les lettres minuscules ont des rôles plus ou moins assignés en maths, même en restant au niveau du lycée. Après ça s'aggrave, cela dépend des spécialités, et c'est franchement tout le contraire d'une pauvreté sémantique.
Ça s'appelle literate programming et pas obnoxiously verbose programming et si dans TeX the program de Knuth on trouve certes des noms longs mais aussi des choses comme
Dans ta source, la première citation est (c'est moi qui souligne):
The practitioner of literate programming can be regarded as an essayist, whose main concern is with exposition and excellence of style. Such an author, with thesaurus in hand, chooses the names of variables carefully and explains what each variable means.
Il n'y a pas écrit que le nom de la variable doit expliquer ce que la variable signifie, ou bien?
[^] # Re: Code
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au journal Unicode. Évalué à 4.
D'ailleurs on pourrait très bien remplacer les signes somme (un SIGMA majuscule) et les signes produit (un PI majuscule) etc. par des notations de type tableur genre SOMME(...) et PRODUIT(...)? Quand il y a une convention bien établie sur une façon d'écrire les choses, la suivre facilite la lecture de son texte par les autres. Les notations bien établies souffrent parfois (toujours?) de défauts, mais elles ont un gros avantage: elles sont établies. Quand on programme, l'indice qui énumère les entrées d'un tableau dans une boucle for s'appelle i, j ou k parceque sinon plus personne comprend rien, en physique la vitesse de la lumière c'est c (comme dans E=mc2) et pas d ni e, et en math le nombre d'Archimède c'est pi et pas qi ni ri, et à la fin d'une phrase on met un point, au début une majuscule, amha signifie à mon humble avis, etc. Adhérer à cet usage, c'est faciliter la lecture du texte par la majeure partie du public auquel il est destiné, et amha ne contribue pas à rendre le papier abscons, bien au contraire.
Les variables longues n'améliorent pas toujours la lisibilité: si tu as une longueur d'onde et une longueur de tube, les nommer lambda et l permet aux lecteurs de les distinguer plus rapidement que si on les nomme longueur_d_onde et longueur_de_tube.
En shell, en Make et en Perl, il y en a une belle palanquée de variables souvent utilisées dont les noms sont courts.
Les noms longs de variables ou de fonctions permettent (peut-être?) de faciliter la mémorisation d'un grand nombre de noms en favorisant l'apparition de motif répétitifs, et encore il faut quand-même que les gens qui décident de ces noms fassent des efforts (pas bon: NumberMultiply et AddNumber).
Quelle pauvreté sémantique? C'est justement le contraire, puisque d'après notre ami:
C'est bien que ce alpha, à la différence de beta, à une valeur sémantique, non?
Si les gens ont recours à l'alphabet grec et à d'autres c'est à cause de la richesse sémantique des lettres: les coordonnées réelles d'un point dans l'espace sont x, y, z, le temps c'est t, les nombres complexes s'appellent z, w, v ou u ou s; a, b, c et d servent à tout et n'importe quoi, e c'est le nombre de Néper, f, g et h sont des fonctions, i, j, k, l des indices pour dedans les sommes, m et n sont des entiers, o n'est pas utilisé car il ressemble à 0 (ou plutôt, est justement utilisé pour sa ressemblance avec zéro) p est un nombre entier, sûrement premier d'ailleurs, q aussi à moins que ce ne soit le quotient d'une division et dans ce cas r et le reste ... toutes les lettres minuscules ont des rôles plus ou moins assignés en maths, même en restant au niveau du lycée. Après ça s'aggrave, cela dépend des spécialités, et c'est franchement tout le contraire d'une pauvreté sémantique.
Ça s'appelle literate programming et pas obnoxiously verbose programming et si dans TeX the program de Knuth on trouve certes des noms longs mais aussi des choses comme
Et oui i, j, k sont des entiers, etc.Dans ta source, la première citation est (c'est moi qui souligne):
Il n'y a pas écrit que le nom de la variable doit expliquer ce que la variable signifie, ou bien?