• [^] # Re: "Il faut souffrir"

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Dialectique et marketting. Évalué à -1.

    De même le logiciel avec une telle interface n'est pas un mauvais logiciel, mais un logiciel qui n'a pas pour cible le grand publique. On apprend ça au 1er cours d'IHM d'une fac d'informatique.

    Un utilisateur qui a le choix entre :
    1/ un produit pas libre avec une interface puissante et intuitive
    2/ un produit libre avec une interface puissante et pas intuitive

    Choisira le produit 1. Quel que soit la teneur de ton cours d'informatique.
    Contrairement à ce que certains se plaisent à penser, intuitivité n'est pas opposé à efficacité.

    J'ai travaillé avec des utilisateurs qui mettaient ensuite des notes pour choisir leur logiciel pro (prix à 7 chiffres), celui qui n'avait pas d'interface compréhensible d'un premier coup d'oeil pour des opérations de base se faisait systématiquement éliminer (pratique, même pas besoin de commencer les négociations financières). Car l'utilisateur accepte de suivre des cours avec réticence, et quand il peut s'en passer, c'est mieux (gain de productivité, le chef n'aime pas que ses subalternes aillent prendre des cours). Ca n'empêche pas les outils intuitifs de répondre au besoin (très complexe), et ceux-la sont choisis (même si ils sont plus cher)

    Maintenant, les développeurs d'interface pas intuitive "parce que l'outil est puissant" peuvent continuer à proposer leur interface, juste qu'elle ne sera pas utilisée et que le produit concurrent, même si il n'est pas libre, sera utilisé (et acheté), pour une simple raison : il répond au besoin.

    J'essaye d'expliquer pourquoi des outils libres puissants restent non utilisés, mais grand classique comme réponse : "non, mais nos outils sont géniaux, on ne va pas changer, c'est l'utilisateur qui a tord, il doit changer". L'utilisateur qui a tord, il dit juste "merde" et utilise autre chose. Ca me fait penser au pauvre pape qui perd ses fidèles mais qui continue à dire que c'est aux fidèles de s'adapter à l'église, et pas à l'église à s'adapter aux fidèles.