Posté par Grunt .
En réponse au journal 8 mars.
Évalué à 10.
D'accord.
Donc, si une offre d'emploi propose un salaire inférieure aux femmes, car l'entreprise qui recrute a déterminé, statistiquement, qu'elles sont, dans son secteur d'activité, moins compétentes/productives que les hommes, quitte à réajuster au cas par cas, ça ne te poserait pas de problème?
Ce qui est emmerdant, c'est que l'attitude face aux discriminations sexuelles est très différente selon le domaine:
- quand il s'agit de recruter dans l'armée, les critères de sélection (taille) et les tests physiques sont différents selon le sexe, afin de compenser le désavantage inné des femmes. C'est d'ailleurs assez bizarre, j'aurais cru que les critères de sélection servaient à s'assurer de recruter des soldats aptes à faire ce qu'on leur demande: si on exige d'un homme d'être capable de faire 20 tractions, c'est que faire 20 tractions est nécessaire pour devenir soldat (ou que les tests sont moisis, mais ce n'est pas le sujet). Donc pourquoi ne pas l'exiger des femmes?
Ça, c'est la méthode "On constate un désavantage, on le compense." Bon.
- parfois, c'est l'égalité qui est imposé 'par le haut': on s'en fout des causes, on impose des conséquences. Exemple, les quotas en politique. On constate l'inégalité, on force l'égalité. Sauf que le jeu de départ est totalement équitable: les deux sexes bénéficient des mêmes droits électoraux et politiques. Si les femmes sont moins souvent élues, c'est qu'il y a une raison (forcément culturelle, on est d'accord là dessus): elles sont moins envie de diriger, ou disposent de moins de temps libre, ou va savoir quoi. Les placer "de force" n'y changera rien, on va juste se retrouver avec des potiches "pour les quotas" qui auront moins leur place qu'un homme qui avait réellement un projet politique, mais désolé monsieur, notre quota "hommes" est rempli. Mais un quota, c'est bien plus vendeur que remettre en cause les modèles sexués que notre société renvoie, c'est moins fatiguant que de faire en sorte que, naturellement, on se retrouve avec environ 50% de femmes élus (dans un pays avec 50% d'électrices qui ont aussi le droit de se présenter, ça serait normal).
Ça c'est la méthode "On constate un désavantage, on le nie."
- Dans le cas des assurances automobiles, on constate une différence, et on en fait payer le prix, collectivement, à ceux qui en sont victimes (Ou alors les hommes qui conduisent mal aiment réellement traverser le pare-brise?). Autrement dit, on fait des statistiques sexuées (déjà, rien que ça c'est problématique: mon sexe c'est ma vie privée. Pas touche. Ça regarde mon médecin, mes partenaires sexuels, mais pas l'État. Virez cette mention de ma carte d'identité, bordel!), on constate une différence, et on en fait payer froidement le prix à ceux qui sont nés (c'est pas le genre de choses qu'on choisit) avec les mauvais chromosomes.
Ça c'est la méthode "On constate un désavantage, on fait avec."
Et si on rebattait les cartes, histoire de rire? On pourrait imposer aux assureurs de faire payer le même prix, en moyenne, aux hommes et aux femmes, en leur disant "Démerdez vous avec le surnombre d'accidents masculins".
Et imposer des critères de sélections plus difficiles pour les femmes qui veulent entrer dans l'armée (puisqu'on constate qu'elles sont physiquement plus faibles). Et ajouter un coefficient correcteur aux voix obtenues par les femmes (et par les homosexuels? Les noirs?) aux élections, afin d'avoir une représentation proportionnelle.
C'est le manque de vision globale du réel problème du sexisme dans notre société, les façons hypocrites dont le problème est abordé (une femme qui s'impose une discrimination est victime, la pauvre, de la société, un homme qui conduit mal est entièrement responsable, et le premier qui prétend que la femme décide de son plein gré de s'occuper de tout à la maison, et que l'homme est victime de l'image de mauvais conducteur que lui renvoie la société, va se faire lyncher), les réponses très segmentées vis à vis de ces questions (aucun principe global n'est appliqué, c'est du cas par cas), le baratin lourdingue qu'on se bouffe chaque année pour la "journée de la femme", avec chaque année les commentaires à la radio qui nous disent que la femme c'est bon, la femme mangez-en, la femme c'est le bien, même que si tu reprends mot pour mot le même discours en remplaçant "femme" par "homme" il apparaîtra comme ouvertement sexiste, l'absence d'une "journée de l'homme" ou mieux, l'oubli de toutes ces conneries pour passer aux 365 journées de l'équité, qui font que, personnellement, je vois le "féminisme" comme un sexisme revanchard, un esprit de clan, et pas du tout un mouvement libérateur.
Rien que de voir des têtes de liste aux élections s'afficher comme étant "féministes" me donne envie de brûler ma carte d'électeur. La lutte contre le sexisme semble être morte et enterrée, place au "féminisme" politiquement correct, dans lequel:
- une discrimination à l'égard des femmes est intolérable,
- une discrimination à l'égard des hommes est concevable si on peut la justifier statistiquement.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
[^] # Re: Petite erreur.
Posté par Grunt . En réponse au journal 8 mars. Évalué à 10.
Donc, si une offre d'emploi propose un salaire inférieure aux femmes, car l'entreprise qui recrute a déterminé, statistiquement, qu'elles sont, dans son secteur d'activité, moins compétentes/productives que les hommes, quitte à réajuster au cas par cas, ça ne te poserait pas de problème?
En tout cas, aux yeux de la loi ça poserait un problème, y'en a qui se sont fait emmerdé pour moins que ça:
https://linuxfr.org//forums/12/28308.html
Ce qui est emmerdant, c'est que l'attitude face aux discriminations sexuelles est très différente selon le domaine:
- quand il s'agit de recruter dans l'armée, les critères de sélection (taille) et les tests physiques sont différents selon le sexe, afin de compenser le désavantage inné des femmes. C'est d'ailleurs assez bizarre, j'aurais cru que les critères de sélection servaient à s'assurer de recruter des soldats aptes à faire ce qu'on leur demande: si on exige d'un homme d'être capable de faire 20 tractions, c'est que faire 20 tractions est nécessaire pour devenir soldat (ou que les tests sont moisis, mais ce n'est pas le sujet). Donc pourquoi ne pas l'exiger des femmes?
Ça, c'est la méthode "On constate un désavantage, on le compense." Bon.
- parfois, c'est l'égalité qui est imposé 'par le haut': on s'en fout des causes, on impose des conséquences. Exemple, les quotas en politique. On constate l'inégalité, on force l'égalité. Sauf que le jeu de départ est totalement équitable: les deux sexes bénéficient des mêmes droits électoraux et politiques. Si les femmes sont moins souvent élues, c'est qu'il y a une raison (forcément culturelle, on est d'accord là dessus): elles sont moins envie de diriger, ou disposent de moins de temps libre, ou va savoir quoi. Les placer "de force" n'y changera rien, on va juste se retrouver avec des potiches "pour les quotas" qui auront moins leur place qu'un homme qui avait réellement un projet politique, mais désolé monsieur, notre quota "hommes" est rempli. Mais un quota, c'est bien plus vendeur que remettre en cause les modèles sexués que notre société renvoie, c'est moins fatiguant que de faire en sorte que, naturellement, on se retrouve avec environ 50% de femmes élus (dans un pays avec 50% d'électrices qui ont aussi le droit de se présenter, ça serait normal).
Ça c'est la méthode "On constate un désavantage, on le nie."
- Dans le cas des assurances automobiles, on constate une différence, et on en fait payer le prix, collectivement, à ceux qui en sont victimes (Ou alors les hommes qui conduisent mal aiment réellement traverser le pare-brise?). Autrement dit, on fait des statistiques sexuées (déjà, rien que ça c'est problématique: mon sexe c'est ma vie privée. Pas touche. Ça regarde mon médecin, mes partenaires sexuels, mais pas l'État. Virez cette mention de ma carte d'identité, bordel!), on constate une différence, et on en fait payer froidement le prix à ceux qui sont nés (c'est pas le genre de choses qu'on choisit) avec les mauvais chromosomes.
Ça c'est la méthode "On constate un désavantage, on fait avec."
Et si on rebattait les cartes, histoire de rire? On pourrait imposer aux assureurs de faire payer le même prix, en moyenne, aux hommes et aux femmes, en leur disant "Démerdez vous avec le surnombre d'accidents masculins".
Et imposer des critères de sélections plus difficiles pour les femmes qui veulent entrer dans l'armée (puisqu'on constate qu'elles sont physiquement plus faibles). Et ajouter un coefficient correcteur aux voix obtenues par les femmes (et par les homosexuels? Les noirs?) aux élections, afin d'avoir une représentation proportionnelle.
C'est le manque de vision globale du réel problème du sexisme dans notre société, les façons hypocrites dont le problème est abordé (une femme qui s'impose une discrimination est victime, la pauvre, de la société, un homme qui conduit mal est entièrement responsable, et le premier qui prétend que la femme décide de son plein gré de s'occuper de tout à la maison, et que l'homme est victime de l'image de mauvais conducteur que lui renvoie la société, va se faire lyncher), les réponses très segmentées vis à vis de ces questions (aucun principe global n'est appliqué, c'est du cas par cas), le baratin lourdingue qu'on se bouffe chaque année pour la "journée de la femme", avec chaque année les commentaires à la radio qui nous disent que la femme c'est bon, la femme mangez-en, la femme c'est le bien, même que si tu reprends mot pour mot le même discours en remplaçant "femme" par "homme" il apparaîtra comme ouvertement sexiste, l'absence d'une "journée de l'homme" ou mieux, l'oubli de toutes ces conneries pour passer aux 365 journées de l'équité, qui font que, personnellement, je vois le "féminisme" comme un sexisme revanchard, un esprit de clan, et pas du tout un mouvement libérateur.
Rien que de voir des têtes de liste aux élections s'afficher comme étant "féministes" me donne envie de brûler ma carte d'électeur. La lutte contre le sexisme semble être morte et enterrée, place au "féminisme" politiquement correct, dans lequel:
- une discrimination à l'égard des femmes est intolérable,
- une discrimination à l'égard des hommes est concevable si on peut la justifier statistiquement.
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.