J'ai lu avec très grand intérêt ton journal, je partage tout à fait ta réflexion et même l'étend.
Puisque les lecteurs de DLFP sont sensibilisé à l'aspect fécond d'une œuvre, j'espère être pertinent.
Je ne pense pas que le repérage par n*mots soit une bonne idée, puisque tout l'intérêt d'une version numérique est de pouvoir travailler avec, pour ne pas seulement lire, mais aussi citer, commenter, traduire... Il faut pouvoir non seulement se repérer pour reprendre une lecture en cours, mais aussi pour travailler ce texte.
Il faut un découpage intelligent et assez fin, comme exemples de référence je prends deux œuvres très lues et surtout travaillées : la bible et le catéchisme de l'Église catholique.
La bible a été découpé au fur et à mesure des siècles finement en livre/chapitre/verset.
Le catéchisme lui a été découpé dès la conception en paragraphe (en plus des découpes hiérarchiques classiques). Quelque soient les convictions de chacuns concernant le contenu, ce sont de très bons exemples puisque ces œuvres ne sont pas seulement conçues pour être lues, mais aussi êtres vécues.
Prenons par exemple l'article 3 (La liberté de l'homme) dans le premier chapitre (la dignité humaine) dans la première section de la troisième partie du catéchisme de l'Église catholique, soit le paragraphe 1730 : [http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P5G.HTM]
1730 Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. " Dieu a ‘laissé l’homme à son propre conseil’ (Si 15, 14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection " (GS 17) :
L’homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes (S. Irénée, hær. 4, 4, 3).
Il faudrait faire comme ces textes, découper soigneusement, mais en faisant mieux que ces sites, en mettant des étiquettes propres !
Ainsi, ce découpage soigneux serait utile aux lecteurs, mais aussi à ceux qui étudient ! Imaginez-vous lire un livre qui fait référence à un autre livre, vous survolez la référence et s'affiche en infobulle le paragraphe référencé !
Évidemment cela demande un travail assez conséquent, faire une nomenclature des œuvres avec des mots clés, des langues, conserver un découpage de référence...
Après dans ton cas précis rien n'empêche le logiciel de lecture d'affiner la référence en ajoutant le nombre de mot suivant le début de la référence standardisée (paragraphe 43897 + 2 mots), mais c'est une information qui peut être perdue sans grande conséquence.
Sans ce travail de découpagele livre numérique n'a pas d'avantage, ce n'est que perdre le confort du livre papier sans aucune autre plus-value. Ce n'est que reproduire tant bien que mal la fonction « se déplacer dans le texte » et « garder une trace de l'avancement de la lecture ».
Pour l'instant un projet comme Wikisource pâtit de cela en ne restant par sa conception qu'à la fonction de banque de texte, ce qui est déjà tout à son honneur. Il n'est pas utilisable pour être lu (les problèmes d'ergonomies cités par ton journal s'y appliquent) et n'est pas conçu pour être travaillé (ne propose aucune facilité d'étude de texte de plus qu'une version papier).
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
# navigation dans le texte
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un liseuse dans mon navigateur. Évalué à 1.
Puisque les lecteurs de DLFP sont sensibilisé à l'aspect fécond d'une œuvre, j'espère être pertinent.
Je ne pense pas que le repérage par n*mots soit une bonne idée, puisque tout l'intérêt d'une version numérique est de pouvoir travailler avec, pour ne pas seulement lire, mais aussi citer, commenter, traduire... Il faut pouvoir non seulement se repérer pour reprendre une lecture en cours, mais aussi pour travailler ce texte.
Exemple simple : comment faire une étude comparée du même texte dans deux langues différentes, si la référence est au nombre de mots ? Comme cela [http://www.judeopedia.org/Hagiographes_Cantique%20des%20cant(...)] mais avec n'importe quelle œuvre.
Il faut un découpage intelligent et assez fin, comme exemples de référence je prends deux œuvres très lues et surtout travaillées : la bible et le catéchisme de l'Église catholique.
La bible a été découpé au fur et à mesure des siècles finement en livre/chapitre/verset.
Le catéchisme lui a été découpé dès la conception en paragraphe (en plus des découpes hiérarchiques classiques). Quelque soient les convictions de chacuns concernant le contenu, ce sont de très bons exemples puisque ces œuvres ne sont pas seulement conçues pour être lues, mais aussi êtres vécues.
Prenons par exemple l'article 3 (La liberté de l'homme) dans le premier chapitre (la dignité humaine) dans la première section de la troisième partie du catéchisme de l'Église catholique, soit le paragraphe 1730 : [http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P5G.HTM]
1730 Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. " Dieu a ‘laissé l’homme à son propre conseil’ (Si 15, 14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection " (GS 17) :
L’homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes (S. Irénée, hær. 4, 4, 3).
Il est fait référence au verset 14 du chapitre 15 du livre de l'Écclésiastique (Siracide) [http://fr.wikisource.org/wiki/Ecclésiastique_-_Crampon#Chapitre_14], au paragraphe 17 de la constitution Gaudium et Spes (elle même découpée soigneusement) [http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_counc(...)] et termine par une référence au Traité contre les hérésies de Saint Irénée de Lyon (livre 4, 4ème partie, 3) [http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StIrenee/livre4.htm(...)].
Il faudrait faire comme ces textes, découper soigneusement, mais en faisant mieux que ces sites, en mettant des étiquettes propres !
Ainsi, ce découpage soigneux serait utile aux lecteurs, mais aussi à ceux qui étudient ! Imaginez-vous lire un livre qui fait référence à un autre livre, vous survolez la référence et s'affiche en infobulle le paragraphe référencé !
Évidemment cela demande un travail assez conséquent, faire une nomenclature des œuvres avec des mots clés, des langues, conserver un découpage de référence...
Après dans ton cas précis rien n'empêche le logiciel de lecture d'affiner la référence en ajoutant le nombre de mot suivant le début de la référence standardisée (paragraphe 43897 + 2 mots), mais c'est une information qui peut être perdue sans grande conséquence.
Sans ce travail de découpagele livre numérique n'a pas d'avantage, ce n'est que perdre le confort du livre papier sans aucune autre plus-value. Ce n'est que reproduire tant bien que mal la fonction « se déplacer dans le texte » et « garder une trace de l'avancement de la lecture ».
Pour l'instant un projet comme Wikisource pâtit de cela en ne restant par sa conception qu'à la fonction de banque de texte, ce qui est déjà tout à son honneur. Il n'est pas utilisable pour être lu (les problèmes d'ergonomies cités par ton journal s'y appliquent) et n'est pas conçu pour être travaillé (ne propose aucune facilité d'étude de texte de plus qu'une version papier).
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes