- Il reste du boulot avant d'arriver à la qualité d'un logiciel natif. Que ce soit en terme de performances, de compatibilité/intégration, ou d'indépendance vis-à-vis de la plateforme d'accueil:
Les "applications Web" basées sur Flash posent comme problème le fait de nécessiter un plugin propriétaire. On perd une grande partie de l'avantage du "Web", qui est censé offrir une accessibilité à tous (y compris aux handicapés, aux utilisateurs d'architectures exotiques..).
Les applications Web sont encore trop souvent "optimisées" pour tel ou tel navigateur, surtout si elles sont complexes. Les applications Web de Google affichent un message d'avertissement avec Konqueror, alors que (pour prendre un exemple de logiciels natifs) Gajim (GTK) fonctionne parfaitement sous KDE (Qt). Les applications Web ont encore du chemin à faire.
Même sans parler de plugins propriétaires, les applications Web présentent un rapport fonctionnalités/performances qui serait inadmissible pour des applications en local. Et de loin.
- C'est propriétaire. Ben oui, télécharger une page Web générée par du PHP dont on ne sait rien, blindée de javascript obfusqué, et interpréter gentiment ce javascript c'est ni plus ni moins télécharger un logiciel propriétaire et l'utiliser. On n'a pratiquement jamais le code source de la plupart des applications Web. Enfin bref, des applis Web pourquoi pas, mais libres du point de vue de l'utilisateur, c'est mieux.
- C'est du Minitel. Le passage aux "applications Web" signifie très souvent "utiliser les applications Web d'un tiers" donc "lui confier ses données". On peut débattre et troller sur ce point pendant longtemps, mais du point de vue d'un libriste c'est un peu absurde de pester sur (par exemple) les méchants logiciels propriétaires qui enferment nos données dans des formats obscurs et font rien qu'à nous espionner discrètement, si on utilise en même temps des applications Web qui stockent les données "sur le nuage". Je suis plus libre avec Microsoft Office sur ma machine, et mes documents en .doc chez moi, qu'en utilisant Google Docs et en stockant des .odt je ne sais où.
À part ça, les applications Web sont une nouveauté intéressante. Et si le libre veut proposer des "applications Web", pourquoi pas, mais:
- pour les développeurs qui utilisent la licence GPL afin de protéger leur code contre la "propriétarisation", il faut se souvenir qu'une application Web sous licence GPL est aussi peu protégée qu'une application native sous licence BSD. Un copyleft solide est garanti par la licence aGPL, la GPL ne suffit plus.
- les problèmes de performance sont en grande partie du à la volonté de "tout" faire passer par le Web, alors qu'il n'a clairement pas été conçu pour ça. On peut parfaitement faire du "Cloud Computing" sans se poser comme contrainte d'utiliser HTTP et HTML. Par exemple, IMAP permet d'avoir un accès synchronisé à ses mails depuis plusieurs endroits.. mais nécessite de configurer à chaque fois un client. On pourrait imaginer de télécharger un client déjà configuré, autrement dit de télécharger son "Thunderbird + ses paramètres" et de pouvoir les utiliser sur n'importe quelle machine, à l'image des applications Web, le côté "Web bidouillé sous forme d'application" en moins.
Autrement dit, le webmail Google, bof. Par contre, un "webmail" (qui reste à inventer) dont je puisse héberger le code (libre, bien sûr) chez moi, qui soit téléchargeable comme une application portable (donc léger) sur n'importe quelle machine sous n'importe quelle architecture, sans pour autant ramer de la mort parce que je suis tombé sur un poste sous IE6, et qui me permette d'aller lire mes mails, pourquoi pas? Pour l'instant, le langage magique qui s'éloigne le moins de cette idée, c'est Java..
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.
# Les applications Web, c'est bien, mais..
Posté par Grunt . En réponse au journal Vous êtes plutôt applications web ou applications desktop/native ?. Évalué à 6.
Les "applications Web" basées sur Flash posent comme problème le fait de nécessiter un plugin propriétaire. On perd une grande partie de l'avantage du "Web", qui est censé offrir une accessibilité à tous (y compris aux handicapés, aux utilisateurs d'architectures exotiques..).
Les applications Web sont encore trop souvent "optimisées" pour tel ou tel navigateur, surtout si elles sont complexes. Les applications Web de Google affichent un message d'avertissement avec Konqueror, alors que (pour prendre un exemple de logiciels natifs) Gajim (GTK) fonctionne parfaitement sous KDE (Qt). Les applications Web ont encore du chemin à faire.
Même sans parler de plugins propriétaires, les applications Web présentent un rapport fonctionnalités/performances qui serait inadmissible pour des applications en local. Et de loin.
- C'est propriétaire. Ben oui, télécharger une page Web générée par du PHP dont on ne sait rien, blindée de javascript obfusqué, et interpréter gentiment ce javascript c'est ni plus ni moins télécharger un logiciel propriétaire et l'utiliser. On n'a pratiquement jamais le code source de la plupart des applications Web. Enfin bref, des applis Web pourquoi pas, mais libres du point de vue de l'utilisateur, c'est mieux.
- C'est du Minitel. Le passage aux "applications Web" signifie très souvent "utiliser les applications Web d'un tiers" donc "lui confier ses données". On peut débattre et troller sur ce point pendant longtemps, mais du point de vue d'un libriste c'est un peu absurde de pester sur (par exemple) les méchants logiciels propriétaires qui enferment nos données dans des formats obscurs et font rien qu'à nous espionner discrètement, si on utilise en même temps des applications Web qui stockent les données "sur le nuage". Je suis plus libre avec Microsoft Office sur ma machine, et mes documents en .doc chez moi, qu'en utilisant Google Docs et en stockant des .odt je ne sais où.
À part ça, les applications Web sont une nouveauté intéressante. Et si le libre veut proposer des "applications Web", pourquoi pas, mais:
- pour les développeurs qui utilisent la licence GPL afin de protéger leur code contre la "propriétarisation", il faut se souvenir qu'une application Web sous licence GPL est aussi peu protégée qu'une application native sous licence BSD. Un copyleft solide est garanti par la licence aGPL, la GPL ne suffit plus.
- les problèmes de performance sont en grande partie du à la volonté de "tout" faire passer par le Web, alors qu'il n'a clairement pas été conçu pour ça. On peut parfaitement faire du "Cloud Computing" sans se poser comme contrainte d'utiliser HTTP et HTML. Par exemple, IMAP permet d'avoir un accès synchronisé à ses mails depuis plusieurs endroits.. mais nécessite de configurer à chaque fois un client. On pourrait imaginer de télécharger un client déjà configuré, autrement dit de télécharger son "Thunderbird + ses paramètres" et de pouvoir les utiliser sur n'importe quelle machine, à l'image des applications Web, le côté "Web bidouillé sous forme d'application" en moins.
Autrement dit, le webmail Google, bof. Par contre, un "webmail" (qui reste à inventer) dont je puisse héberger le code (libre, bien sûr) chez moi, qui soit téléchargeable comme une application portable (donc léger) sur n'importe quelle machine sous n'importe quelle architecture, sans pour autant ramer de la mort parce que je suis tombé sur un poste sous IE6, et qui me permette d'aller lire mes mails, pourquoi pas? Pour l'instant, le langage magique qui s'éloigne le moins de cette idée, c'est Java..
THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.