• # Séparation des pouvoirs

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal présence des députés. Évalué à 3.

    Ce qu'on appelle "séparation des pouvoirs" n'en est pas une, aux dires même de son théoricien, Montesquieu ("Ces trois puissances devroient former un repos ou une inaction. Mais comme, par le mouvement nécessaire des choses, elles sont contraintes d’aller, elles seront forcées d’aller de concert" dans l'Esprit des lois).

    Il n'y a jamais une totale séparation des pouvoirs, sans quoi gouverner un pays serait bien difficile. On distingue deux types de séparation des pouvoirs : souple, dans le cadre d'un régime parlementaire, c'est-à-dire où le chef du gouvernement est responsable devant l'assemblée (ex: France, Royaume-Uni : la chambre basse peut censurer le gouvernement, c'est-à-dire le contraindre de démissionner et le chef de l'État peut, lui, dissoudre la chambre) et stricte, dans le cadre d'un régime présidentiel (États-Unis), où le chef de l'État ne peut dissoudre la chambre basse, et où le Parlement (en l'occurrence le Congrès) ne peut censurer l'exécutif. Il existe cependant des mécanismes d'empêchement (freins et contrepoids, checks and balances en anglais), comme, par exemple, le droit de véto dont dispose le président.