• [^] # Re: Privateur/Propriétaire, Libre/Ouvert

    Posté par . En réponse au journal Logiciel "privateur" Vs "propriétaire". Évalué à 6.

    Le droit d'auteur n'a rien de naturel (au sens de découlant d'une loi de la nature) et n'est qu'une abstraction issue du législateur, initialement dans le but d'un compromis bénéfique pour tous, mais aujourd'hui plus en réponse aux pressions des lobbys que dans le soucis du bien commun (comme dans beaucoup d'autres domaines malheureusement...)

    L'appui des licences copyleft sur le droit d'auteur n'est qu'un mécanisme permettant de hacker le système pour faire radicalement l'inverse que ce qui était prévu récemment par le législateur. Le logiciel libre n'a pas besoin du copyright pour survivre (même si selon toute probabilité la disparition du copyright ferait tomber le copyleft avec, le bénéfice pour l'humanité de la disparition du copyright ferait néanmoins que les inconvénients de la disparitions du copyleft seraient négligeable en face).

    On peut faire du logiciel libre en mettant tout simplement les oeuvres dans le domaine public (bon en france on ne peut pas renoncer aux droits moraux, mais ça a peu de conséquences pratiques et sur l'exploitation...)

    Quand au mot libre, c'est devenu quand il est employé dans les expressions "logiciel libre" ou "licence libre" une convention et non un débat philosophique. Certes certains tentent parfois des constructions à la novlangue (pensez au "Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire" qui dipalide nos impôts en frais d'expulsions par exemple) mais je prétends que ça n'est pas le cas ici ; un logiciel libre pouvant difficilement être prétendu comme étant plus restrictif qu'un logiciel privateur. Il n'y a donc pas lieu à en réfuter l'usage suite à un débat philosophique sur le thème vague de la Liberté, car la Liberté peut revêtir plusieurs forme et est un concept philosophique flou alors que quand on parle de logiciel libre il n'y a guère d'ambiguïté (la définition étant extrêmement précise et largement rentré dans l'usage courant). Il est d'autant plus malvenu de prétendre réfuter le terme en parlant de liberté de l'auteur alors que les expressions montrent clairement qu'il s'agit de libertés attributs du logiciel (via sa licence certes).

    Enfin le terme open source est à proscrire car ambigu (malgré le fait que l'"Open Source" selon l'OSI soit depuis moultes années très clair, certains vils manants n'hésitent pas à jouer à employer cette terminologie pour désigner des licences qui n'ont pas grand chose de libre, chose que très peut de monde s'amuse à faire avec "logiciel libre" -- même si en anglais il est vrai que "free software" est naturellement ambigu et que je ça ne m'énerverais même pas qu'on l'emploi pour désigner un programme gratuit mais sous une licence non libre).

    Bref, en réfutant une terminologie rentrée dans les moeurs (clairement pour "logiciel libre", je n'irais pas jusqu'à prétendre ça pour "logiciel privateur") sur la base d'hypothèses que tu prétends être des faits, tu ne peux carrément pas prétendre à la neutralité. (je n'y prétends pas non plus...)