Mon chez GeneralZod, tu sais tout le respet que je te porte. Mais ici tu dis un peu une connerie. Par exemple, il n'y a pas de compatibilité API/ABI du noyau lors des mise à jours pour Ubuntu (oui, oui, même les LTS). Ce n'est pas le cas pour Red Hat et Novell.
Red Hat et Novell ajoute des fonctionnalités aux versions stables (par exemple RHEL 5 a vu nombre d'amélioration (ext4 est sur les rails) et sans casser l'API/ABI).
Bref, ça n'a pas grand chose à voir. L'équivalent d'Ubuntu LTS serait, par exemple, Fedora + (feu) Fedora Legacy. Red Hat n'a jamais cru, à juste titre, que Fedora Legacy pouvait présenter une concurrence à RHEL (ni à CentOS :-)).
> Canonical est nettement plus cher que les deux autres
Et plus il y a ça...
> Il y a un réel potentiel dans Ubuntu
Pas facile de dire oui ou non.
Si la phrase était "Il y a un réel potentiel dans GNU/Linux", je dirai sans hésiter oui. Et donc Ubuntu a un réel potentiel comme toute distribution.
Mais quel est le potentiel d'Ubuntu, pardon, Canonical ?
Sa popularité et c'est presque tout.
> et la prochaine étape consistera probablement à ouvrir le capital
?!?!?
Ouvrir le capital d'une boite qui perd de l'argent et après plusieurs années et une agitation tout zazimut n'a pu trouver une piste de profitabilité... Ça ne marchera pas sauf s'il y a une grosse réorientation.
> et à s'ouvrir un peu plus à l'upstream.
Pourquoi dans le cas de Canonical ? Ce qui fait la "force" d'Ubuntu, c'est de "piquer" le boulot des autres et ajouter deux ou trois bricoles pour que les fanboys disent "wow".
Red Hat peut le faire avec Fedora (comme Novell avec OpenSuse) car Red Hat n'attend pas un avantage technologique sur la concurrence à court terme avec Fedora (histoire de "vendre" Fedora un peu plus ; NB: Red Hat ne vend pas Fedora).
Si Ubuntu ne travaille pas avec l'upstream, c'est principalement pour avoir un petit avantage.
N'oublions pas que l'upstream d'Ubuntu est Debian. Es-ce qu'Ubuntu développe sur Debian ? (comme Red Hat le fait avec Fedora). Pratiquement zéro.
> Le fait de partager en upstream, ne rendra pas Canonical moins concurrentiel comme semble le croire l'équipe dirigeante actuelle mais bien au contraire de capitaliser une expertise précieuse (penser vente de support, amélioration substantielle de l'offre).
Très juste, mais...
Bosser upstream, et notamment dans le domaine des serveurs, demande des compétences très pointues. Où sont les compétences d'Ubuntu sur le noyau, gcc, la libc, samba, lvm, GFS2, etc ? Il y a quasiment 0 (l'absence quasi totale de contribution dans ces domaines le montre). Plus que d'absence de compétence (qui peuvent bien sûr s'acquérir), c'est l'absence totale de volonter d'avoir ces compétences qu'il faut remarquer.
Red Hat a des tas de techno d'avenir dans le serveur (FDS, FreeIPA, Cobbler, oVirt, kvm, libvirt, etc). Il n'y a pas un gus de chez Canonical pour y jeter un coup d'oeil. Il y aura seulement un gus pour faire un paquet et ajouter, par exemple, "FreeIPA" à la liste des "features" de la futur LTS.
Voir (moi ça me fait rigoler) l'idée Ubuntu : http://www.markshuttleworth.com/archives/253
Et dans le même article, un aveux :
I think Canonical and Ubuntu can best help the cause of free software by focusing on the cracks between the major components of the desktop. In other words, while there are already great upstreams for individual applications in the free software desktop (Novell for Evolution, Sun for OpenOffice, Mozilla for Firefox, Red Hat for NetworkManager), we think there is a lot of productive and useful work to be done in the gaps between them.
Bref, c'est seulement du boulot de distribution.
Ubuntu est très populaire dans le desktop, Canonical croit que des gens vont passer à une offre server de Canonical seulement car la base d'utilisateur est importante et qu'elle préfèrera passer de Ubuntu desktop à Ubuntu server que de Ubuntu desktop à Red Hat/Novell server.
Ça marchera peut-être. J'ai du mal à le croire.
> On sent même une certaine impatience
Ubuntu 8.04 n'a pas été un succès sur les servers (en entreprise + support + conseil) et pour Canonical la 8.04 devait être la concrétisation du "potentiel" d'Ubuntu sur les serveurs (on doit pouvoir facilement retrouver des propos de Mark Shuttleworth à ce sujet). Pour moi ça doit commencer à être la panique. Si je me trompe, tant mieux. M'enfin, Mandr(ake|iva) a aussi eu la même stratégie qu'Ubuntu...
[^] # Re: vendredi
Posté par IsNotGood . En réponse au journal Ubuntu dans le New York Times. Évalué à 6.
Mon chez GeneralZod, tu sais tout le respet que je te porte. Mais ici tu dis un peu une connerie. Par exemple, il n'y a pas de compatibilité API/ABI du noyau lors des mise à jours pour Ubuntu (oui, oui, même les LTS). Ce n'est pas le cas pour Red Hat et Novell.
Red Hat et Novell ajoute des fonctionnalités aux versions stables (par exemple RHEL 5 a vu nombre d'amélioration (ext4 est sur les rails) et sans casser l'API/ABI).
Bref, ça n'a pas grand chose à voir. L'équivalent d'Ubuntu LTS serait, par exemple, Fedora + (feu) Fedora Legacy. Red Hat n'a jamais cru, à juste titre, que Fedora Legacy pouvait présenter une concurrence à RHEL (ni à CentOS :-)).
> Canonical est nettement plus cher que les deux autres
Et plus il y a ça...
> Il y a un réel potentiel dans Ubuntu
Pas facile de dire oui ou non.
Si la phrase était "Il y a un réel potentiel dans GNU/Linux", je dirai sans hésiter oui. Et donc Ubuntu a un réel potentiel comme toute distribution.
Mais quel est le potentiel d'Ubuntu, pardon, Canonical ?
Sa popularité et c'est presque tout.
> et la prochaine étape consistera probablement à ouvrir le capital
?!?!?
Ouvrir le capital d'une boite qui perd de l'argent et après plusieurs années et une agitation tout zazimut n'a pu trouver une piste de profitabilité... Ça ne marchera pas sauf s'il y a une grosse réorientation.
> et à s'ouvrir un peu plus à l'upstream.
Pourquoi dans le cas de Canonical ? Ce qui fait la "force" d'Ubuntu, c'est de "piquer" le boulot des autres et ajouter deux ou trois bricoles pour que les fanboys disent "wow".
Red Hat peut le faire avec Fedora (comme Novell avec OpenSuse) car Red Hat n'attend pas un avantage technologique sur la concurrence à court terme avec Fedora (histoire de "vendre" Fedora un peu plus ; NB: Red Hat ne vend pas Fedora).
Si Ubuntu ne travaille pas avec l'upstream, c'est principalement pour avoir un petit avantage.
N'oublions pas que l'upstream d'Ubuntu est Debian. Es-ce qu'Ubuntu développe sur Debian ? (comme Red Hat le fait avec Fedora). Pratiquement zéro.
> Le fait de partager en upstream, ne rendra pas Canonical moins concurrentiel comme semble le croire l'équipe dirigeante actuelle mais bien au contraire de capitaliser une expertise précieuse (penser vente de support, amélioration substantielle de l'offre).
Très juste, mais...
Bosser upstream, et notamment dans le domaine des serveurs, demande des compétences très pointues. Où sont les compétences d'Ubuntu sur le noyau, gcc, la libc, samba, lvm, GFS2, etc ? Il y a quasiment 0 (l'absence quasi totale de contribution dans ces domaines le montre). Plus que d'absence de compétence (qui peuvent bien sûr s'acquérir), c'est l'absence totale de volonter d'avoir ces compétences qu'il faut remarquer.
Red Hat a des tas de techno d'avenir dans le serveur (FDS, FreeIPA, Cobbler, oVirt, kvm, libvirt, etc). Il n'y a pas un gus de chez Canonical pour y jeter un coup d'oeil. Il y aura seulement un gus pour faire un paquet et ajouter, par exemple, "FreeIPA" à la liste des "features" de la futur LTS.
Voir (moi ça me fait rigoler) l'idée Ubuntu :
http://www.markshuttleworth.com/archives/253
Et dans le même article, un aveux :
I think Canonical and Ubuntu can best help the cause of free software by focusing on the cracks between the major components of the desktop. In other words, while there are already great upstreams for individual applications in the free software desktop (Novell for Evolution, Sun for OpenOffice, Mozilla for Firefox, Red Hat for NetworkManager), we think there is a lot of productive and useful work to be done in the gaps between them.
Bref, c'est seulement du boulot de distribution.
Ubuntu est très populaire dans le desktop, Canonical croit que des gens vont passer à une offre server de Canonical seulement car la base d'utilisateur est importante et qu'elle préfèrera passer de Ubuntu desktop à Ubuntu server que de Ubuntu desktop à Red Hat/Novell server.
Ça marchera peut-être. J'ai du mal à le croire.
> On sent même une certaine impatience
Ubuntu 8.04 n'a pas été un succès sur les servers (en entreprise + support + conseil) et pour Canonical la 8.04 devait être la concrétisation du "potentiel" d'Ubuntu sur les serveurs (on doit pouvoir facilement retrouver des propos de Mark Shuttleworth à ce sujet). Pour moi ça doit commencer à être la panique. Si je me trompe, tant mieux. M'enfin, Mandr(ake|iva) a aussi eu la même stratégie qu'Ubuntu...