Sa remarque concernant les priorité des développeurs (et surtout, de leurs employeurs) est intéressante, et semble assez juste lorsqu'on considère les employeurs jusqu'à cette année (ou, disons, jusqu'en 2006) :
- Oracle et IBM emploient beaucoup de développeurs, et il est très clair que le desktop n'est pas vital pour le business autour de Linux.
- La RHEL de Red Hat n'était peut-être pas non plus très desktop-centrique (?)
- Je crois qu'Intel employait surtout du monde pour le SMP, leurs (mauvais) chipsets RAID, l'architecture Itanium etc.
- Rien à voir avec les priorités du monde corporate, mais le verrouillage de XFree86 ralentissait lourdement les progrès aussi.
Mais il semble qu'ironiquement, c'est au moment où Con Kolivas nous quitte que les priorités basculent (en fait ça à commencé un peu plus tôt, mais les fruits commencent à peine à être récoltés, ie. dynticks, network-manager, l'ordonanceur CFS qui vient à peine d'être intégré dans 2.6.23, mac80211, ...), en particulier grâce au monde de la mobilité bon marché :
- Intel emploie une _foultitude_ de développeurs pour travailler spécifiquement sur le desktop, comme : les principaux développeurs de Xorg, du sous-système drm/dri du kernel, l'économie d'énergie, les principaux développeurs du nouveau framework wifi du noyau (mac80211 et cfg80211), vient de lancer une plateforme semi mobile (moblin), etc. Leur investissement dans "Linux pour le desktop" semble croitre à grande échelle, de jours en jours.
- Red Hat est fortement impliqué dans le projet OLPC (totalement "desktop"), et sort une version de son produit commercial, RHEL5, spécialement orientée desktop (sans parler de leur fort investissement dans Fedora). Ils ont aussi lancé à grands efforts le projet "Mugshot"/Global Desktop. Ils sont aussi l'employeur d'Ingo Molnar, qui a consacré pas mal de temps sur dynticks et sur le nouvel ordonnanceur "fair" CFS (n'en déplaise à CK).
- Ubuntu gagne en popularité, en nombre d'utilisateurs finaux (ce qui doit probablement secouer les à priori et priorités des distros plus anciennes et traditionnellement plus orientées "serveur"). Et Ubuntu dispose désormais de quelques développeurs noyau actifs (or le succès sur le desktop est clairement une priorité stratégique pour Canonical/Ubuntu).
- Apparition de sociétés qui développent essentiellement des produits pour le desktop libre (par ex. autour de Gizmo, Gstreamer, ...)
- L'affaire Dell + Linux a certainement du montrer aux constructeurs que les enjeux (ne serait-ce qu'en terme d'image auprès des "leader d'opinions" que nous sommes) de Linux concernent aussi les produits très "grand public".
La (récente) disponibilité de chipsets mobiles très bon marchés (autour des AMD Geode ou Intel Dothan) permet depuis peu de produire des ordinateurs ultramobiles à très bas prix, où le cout de l'OS est donc extrêmement sensible et significatif : du fait de son prix, Linux a une superbe fenêtre pour s'imposer sur le desktop par ce biais.
À mon avis, c'est ce qu'on compris les boites qui emploient maintenant de nombreux devs pour travailler sur la mobilité et le desktop (Intel et ses projets moblin/classmate/asus eee, Ubuntu et sa future version "semi-embarquée", openmoko, ...)..
# Manque d'intéret pour le desktop : toujours d'actualité ?
Posté par herodiade . En réponse au journal L'interview vérité de Con Kolivas. Évalué à 10.
- Oracle et IBM emploient beaucoup de développeurs, et il est très clair que le desktop n'est pas vital pour le business autour de Linux.
- La RHEL de Red Hat n'était peut-être pas non plus très desktop-centrique (?)
- Je crois qu'Intel employait surtout du monde pour le SMP, leurs (mauvais) chipsets RAID, l'architecture Itanium etc.
- Rien à voir avec les priorités du monde corporate, mais le verrouillage de XFree86 ralentissait lourdement les progrès aussi.
Mais il semble qu'ironiquement, c'est au moment où Con Kolivas nous quitte que les priorités basculent (en fait ça à commencé un peu plus tôt, mais les fruits commencent à peine à être récoltés, ie. dynticks, network-manager, l'ordonanceur CFS qui vient à peine d'être intégré dans 2.6.23, mac80211, ...), en particulier grâce au monde de la mobilité bon marché :
- Intel emploie une _foultitude_ de développeurs pour travailler spécifiquement sur le desktop, comme : les principaux développeurs de Xorg, du sous-système drm/dri du kernel, l'économie d'énergie, les principaux développeurs du nouveau framework wifi du noyau (mac80211 et cfg80211), vient de lancer une plateforme semi mobile (moblin), etc. Leur investissement dans "Linux pour le desktop" semble croitre à grande échelle, de jours en jours.
- Red Hat est fortement impliqué dans le projet OLPC (totalement "desktop"), et sort une version de son produit commercial, RHEL5, spécialement orientée desktop (sans parler de leur fort investissement dans Fedora). Ils ont aussi lancé à grands efforts le projet "Mugshot"/Global Desktop. Ils sont aussi l'employeur d'Ingo Molnar, qui a consacré pas mal de temps sur dynticks et sur le nouvel ordonnanceur "fair" CFS (n'en déplaise à CK).
- Ubuntu gagne en popularité, en nombre d'utilisateurs finaux (ce qui doit probablement secouer les à priori et priorités des distros plus anciennes et traditionnellement plus orientées "serveur"). Et Ubuntu dispose désormais de quelques développeurs noyau actifs (or le succès sur le desktop est clairement une priorité stratégique pour Canonical/Ubuntu).
- Apparition de sociétés qui développent essentiellement des produits pour le desktop libre (par ex. autour de Gizmo, Gstreamer, ...)
- L'affaire Dell + Linux a certainement du montrer aux constructeurs que les enjeux (ne serait-ce qu'en terme d'image auprès des "leader d'opinions" que nous sommes) de Linux concernent aussi les produits très "grand public".
La (récente) disponibilité de chipsets mobiles très bon marchés (autour des AMD Geode ou Intel Dothan) permet depuis peu de produire des ordinateurs ultramobiles à très bas prix, où le cout de l'OS est donc extrêmement sensible et significatif : du fait de son prix, Linux a une superbe fenêtre pour s'imposer sur le desktop par ce biais.
À mon avis, c'est ce qu'on compris les boites qui emploient maintenant de nombreux devs pour travailler sur la mobilité et le desktop (Intel et ses projets moblin/classmate/asus eee, Ubuntu et sa future version "semi-embarquée", openmoko, ...)..