• [^] # Re: Canonical

    Posté par . En réponse à la dépêche GNOME Census : qui crée GNOME ?. Évalué à 7.

    > Ubuntu n'est elle pas LA distribution qui a fait passer l'ensemble des autres distributions de 3 (voire 6) CDs a 1 seul et unique ?

    Pardon, Ubuntu a obligé tout le monde à passer au CD unique ?

    > N'est elle pas LA distrib qui a vraiment popularisé le LiveCD installable propre et clean (me parlez pas de knoppix, merci) ?

    Nope, tu donnes toi-même la première distro qui a popularisé le live-CD

    > N'est elle pas LA distrib qui a rendu la procedure d'install conprehensible pour les debutants avec une grande automatisation (sans sacrifier la personnalisation pour les experts) et des etapes peu nombreuses et claires ?

    Tu parles du fameux installeur Debian ? On va dire que Anaconda, DiskDrake permettaient déjà de le faire.

    > N'est elle pas LA distrib qui a enfin fait des choix clairs et uniques pour les logiciels installés par defaut ?

    Mepis l'avait fait avant. En fait, on pourrait dire qu'Ubuntu s'est inspiré de Mepis, la seule différence étant le choix de GNOME au lieu de KDE.

    > N'est elle pas LA distrib qui a fait des choix techniques tres courageux au niveau de la securite (sudo, pas de compte root, etc) ?

    Des choix courageux ? Des choix merdiques, sudo a été conçu pour offrir un accès granulaires à certaines commandes et pas pour remplacer un vrai compte root. D'ailleurs l'utilisation à tort et à travers de sudo par les utilisateurs d'ubuntu a été croqué par ce fameux strip de xkcd
    http://xkcd.com/149/

    J'ai entendu personne encensé PolicyKit qui offre une solution correcte à la gestion fine des droits au niveau du bureau.

    > N'est elle pas LA distrib qui a popularisé les cycles de releases de 6 mois avec des dates fixes ?

    N'importe quoi, primo, Ubuntu n'a fait que se caler sur le cycle de GNOME (proposé en 2002 par Havoc Pennington environ 2 ans avant même la formation de Canonical), secundo, alors qu'ubuntu sortait sa première version publique, Fedora avait déjà sortie 3 versions selon un cycle de 6 mois.
    http://mail.gnome.org/archives/gnome-hackers/2002-June/msg00(...)

    > N'est elle pas celle qui a permis a Linux d'etre connu au dela des cercles habituels des linuxiens ?

    Elle a surtout bouffé l'espace médiatique que devait se partager toutes les autres distributions, est-ce que ubuntu a significativement augmenté la présence médiatique du logiciel libre, j'en doute. D'ailleurs, on parle surtout d'ubuntu et beaucoup moins de linux, logiciels libres, quant à GNU c'est à peine si ça existe pour les journaleux.
    Avant, on parlait beaucoup de Mandrake (ça passait même au journal télé), un peu de linux, maintenant c'est ubuntu ubuntu. Si on parle plus du libre, c'est également du fait qu'en parallèle, les connexions haut-débits ont bien progressés en 10 ans, si le libre est plus visible c'est principalement sur les nouveaux médias, on parle pas plus des logiciels dans les médias traditionnelles qu'avant.


    Certains semblent confondre cause et conséquence, 2003/2004 c'est un tournant dans le libre, la plateforme GNU/Linux atteint la maturité (linux 2.6, GNOME2, KDE3, udev/HAL, ...), l'adoption grandissante du haut-débit (donc une cible potentielle plus grande etc ...), les entreprises commencent à être plus réceptives aux avantages du libre etc ... En 2004, la toute jeune Canonical n'avait pas les moyens d'influer sur le logiciel libre du moins pas dans les proportions qu'on lui prête. La plupart des fanboys sont d'ailleurs des gens qui découvraient à peine le libre à cette époque parce que tout ce qu'Ubuntu proposait à l'époque (en dehors du marketing viral), Mepis le proposait déjà (debian simple à installer, 1 média, 1 logiciel par fonctionnalité etc ...).

    Et il faut le reconnaitre, Shuttleworth n'est pas millionnaire pour rien, il a su posé ses billes au bon moment et faire les bons choix. Ubuntu n'est pas une révolution, mais concrétise la maturité du libre comme Mandriva précédemment avait représenté l'avénement du bureau libre convivial.