Excellent ! Par contre qu’on qualifie de "old", et de "new", c’est totalement faux mais facilement compréhensible : jadis, on ne voyait fatalement que le bon rap, et très peu de rap de merde. D’une part car sa monétisation n’était pas aussi évident, d’autre part, tout un chacun ne pouvait pas devenir « producteur de contenu » avec une connexion à internet, un ordinateur et un micro.
Par ailleurs, je peux trouver du rap récent, abordant à l’ancienne des thèmes actuels, tout comme du rap récent, avec un couplet, trois mots dans le refrain et du vocodeur tout du long, abordant des thèmes poncés et re-poncés depuis Homer. Et des deux trouver une valeur certaine.
En ce qui me concerne, jamais je ne prétendrai qu’avant il y avait objectivement que plutôt du bon rap, puisque les deux premiers rappeur que j’ai écouté était Benny B et Vanilla Ice.
Ensuite, certes, un phénomène sociétal indéniable est que quand les rappeurs de la fin du siècle dernier et du tout début du siècle s’évertuaient à dresser des constats d’alerte, à dénoncer la précarité et de désarrois de leur conditions existentielles, nombre des rappeurs qui les suivirent se firent et se font encore les porte-paroles d’un discours et d’un état d’esprit de refus de leur conditions de victime, et mécaniquement, par l’expression de leur victoire sur la société. Société qui, je pense que nous vivons dans la même, associe de manière obsessionnelle réussite humaine et confort matériel, et bien imbibé de violence. Ceux qui pouvaient se dire « Haut-parleurs trop souvent placés au centre du viseur » sont devenus pour une partie non négligeables d’entre-eux, ceux qui se targuent, si pathétiquement je trouve, d’être ceux qui dirigent le viseurs sur leur anciens tortionnaires.
[^] # Re: 🎶 Ton nourjal je le casse casse casse moula ! 🎶
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Connaissez-vous le rap ?. Évalué à 3.
^^
Excellent ! Par contre qu’on qualifie de "old", et de "new", c’est totalement faux mais facilement compréhensible : jadis, on ne voyait fatalement que le bon rap, et très peu de rap de merde. D’une part car sa monétisation n’était pas aussi évident, d’autre part, tout un chacun ne pouvait pas devenir « producteur de contenu » avec une connexion à internet, un ordinateur et un micro.
Par ailleurs, je peux trouver du rap récent, abordant à l’ancienne des thèmes actuels, tout comme du rap récent, avec un couplet, trois mots dans le refrain et du vocodeur tout du long, abordant des thèmes poncés et re-poncés depuis Homer. Et des deux trouver une valeur certaine.
En ce qui me concerne, jamais je ne prétendrai qu’avant il y avait objectivement que plutôt du bon rap, puisque les deux premiers rappeur que j’ai écouté était Benny B et Vanilla Ice.
Ensuite, certes, un phénomène sociétal indéniable est que quand les rappeurs de la fin du siècle dernier et du tout début du siècle s’évertuaient à dresser des constats d’alerte, à dénoncer la précarité et de désarrois de leur conditions existentielles, nombre des rappeurs qui les suivirent se firent et se font encore les porte-paroles d’un discours et d’un état d’esprit de refus de leur conditions de victime, et mécaniquement, par l’expression de leur victoire sur la société. Société qui, je pense que nous vivons dans la même, associe de manière obsessionnelle réussite humaine et confort matériel, et bien imbibé de violence. Ceux qui pouvaient se dire « Haut-parleurs trop souvent placés au centre du viseur » sont devenus pour une partie non négligeables d’entre-eux, ceux qui se targuent, si pathétiquement je trouve, d’être ceux qui dirigent le viseurs sur leur anciens tortionnaires.