comme le cerveau humain n'est pas très rationnel à la base
Un auteur très connu (dont je ne me rappelle pas de l’identité tant pis, peu importe) a dit : « Le rire est le propre de l’Homme ».
Je pense qu’il avait raison, sauf qu’à côté du rire on peu citer, entre autres : la religion et le suicide. Des particularismes propre à l’Homme (à l’animal humain pourrait-on dire).
Car je pense que le « propre de l’Homme », ce sont plus précisément deux choses, deux facultés que l’évolution lui a donné : l’empathie et l’irrationalité.
L’humour est une conséquence de ces traits, comme les religions. Rire est irrationnel. Quant à la religion, je ne peux pas imaginer d’autre explication à son apparition : dès les temps les plus reculés, quelques humains ont compris instinctivement qu’ils pouvaient exploiter empathie et irrationalité pour prendre un avantage sur leur congénères par une autre voie que la force physique.
Pour le suicide, je ne vois pas comment l’inclure dans ma théorie, j’ai tendance à suivre ce que dise certains neuroscientifiques, à savoir que plus la psyché est complexe et moins elle est fiable. Or notre espèce a atteint un niveau de complexité psychique incroyable quand on le compare à d’autres espèces. Le fait même d’évoquer cela est hors de portée d’un chien, d’un dauphin ou d’une guenon. Mais bref, tout ça pour dire que :
Et pour certains biais, le fait de les connaitre ne les annulle pas. Par exemple, le biais des coûts irrécupérables me semble très puissant, et même identifié, il faut vraiment se faire déraisonnablement violence pour ne pas y succomber.
Ne les annule pas automatiquement, oui, c’est évident. On peut même imaginer qu’on puisse volontairement s’astreindre à forcer ces biais en pleine conscience, pourquoi pas après tout. Mais sincèrement je ne comprends pas comment tu peux douter du fait que la connaissance de ces biais pourrait être inutile.
il faut vraiment se faire déraisonnablement violence pour ne pas y succomber.
Je suis dubitatif sur l’adverbe « déraisonnablement » dans cette phrase, mais la réponse qui me semble évidente c’est que : si tu connais tu es en mesure de te faire violence. Que tu le fasses, avec plus ou moins d’application, ça c’est autre choses. Et je serais plutôt d’accord que c’est sûrement plus difficile d’acquérir la discipline nécessaire pour éviter les biais, mais toujours est-il que cela commence inévitablement par en prendre conscience et donc à savoir les reconnaître.
Certains individus savent assurément éviter ces pièges sans même concevoir le concept de biais cognitif, par des croyances ad-hoc, une culture, leur éducation, etc... mais un apprentissage « formel » des plus courants me semble être d’une importance indiscutable. Une façon plutôt simple de permettre à ceux qui sauront se faire violence de pouvoir le faire.
[^] # Re: Q’est-ce que l’Humanité ?
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 2.
Un auteur très connu (dont je ne me rappelle pas de l’identité tant pis, peu importe) a dit : « Le rire est le propre de l’Homme ».
Je pense qu’il avait raison, sauf qu’à côté du rire on peu citer, entre autres : la religion et le suicide. Des particularismes propre à l’Homme (à l’animal humain pourrait-on dire).
Car je pense que le « propre de l’Homme », ce sont plus précisément deux choses, deux facultés que l’évolution lui a donné : l’empathie et l’irrationalité.
L’humour est une conséquence de ces traits, comme les religions. Rire est irrationnel. Quant à la religion, je ne peux pas imaginer d’autre explication à son apparition : dès les temps les plus reculés, quelques humains ont compris instinctivement qu’ils pouvaient exploiter empathie et irrationalité pour prendre un avantage sur leur congénères par une autre voie que la force physique.
Pour le suicide, je ne vois pas comment l’inclure dans ma théorie, j’ai tendance à suivre ce que dise certains neuroscientifiques, à savoir que plus la psyché est complexe et moins elle est fiable. Or notre espèce a atteint un niveau de complexité psychique incroyable quand on le compare à d’autres espèces. Le fait même d’évoquer cela est hors de portée d’un chien, d’un dauphin ou d’une guenon. Mais bref, tout ça pour dire que :
Ne les annule pas automatiquement, oui, c’est évident. On peut même imaginer qu’on puisse volontairement s’astreindre à forcer ces biais en pleine conscience, pourquoi pas après tout. Mais sincèrement je ne comprends pas comment tu peux douter du fait que la connaissance de ces biais pourrait être inutile.
Je suis dubitatif sur l’adverbe « déraisonnablement » dans cette phrase, mais la réponse qui me semble évidente c’est que : si tu connais tu es en mesure de te faire violence. Que tu le fasses, avec plus ou moins d’application, ça c’est autre choses. Et je serais plutôt d’accord que c’est sûrement plus difficile d’acquérir la discipline nécessaire pour éviter les biais, mais toujours est-il que cela commence inévitablement par en prendre conscience et donc à savoir les reconnaître.
Certains individus savent assurément éviter ces pièges sans même concevoir le concept de biais cognitif, par des croyances ad-hoc, une culture, leur éducation, etc... mais un apprentissage « formel » des plus courants me semble être d’une importance indiscutable. Une façon plutôt simple de permettre à ceux qui sauront se faire violence de pouvoir le faire.