Je ne veux pas me lancer dans l’exégèse de Kant ; je connais très mal le sujet, ma seule intention dans l’invocation du nom est de donner un exemple de théorie épistémologique, pas de me prétendre expert sur le sujet (ou d’en invoquer un).
Alors pourquoi en parles-tu ? D'où t'es venu l'idée de mentionner Kant comme projet similaire à ce que tu cherches à présenter ? Et non ! la Critique de la raison pure n'est pas une théorie épistémologique. D'où sors-tu cette idée ? Si la question de la possibilité de la connaissance expérimentale est aborder de façon secondaire dans l'œuvre, c'est loin d'être sa préoccupation fondamentale.
C’est une très bonne illustration de comment la théorie des probabilités est utilisée dans le projet ukemiste
Je le sais bien, c'est à peu près la seule chose que j'avais réussi à comprendre dans ton texte qui manque franchement de clarté (mais d'autres t'ont déjà expliqué le pourquoi du comment sur le sujet).
Mais tu as loupé le point important dans ce que j'avais écrit, je le remet en graissant ce qui compte :
Le calcul des probabilités permet de développer une logique modale dans laquelle le possible est quantifié par un nombre réel. Mais il n'est pas nécessaire de mesurer le degré de possibilité pour raisonner modalement, et c'est même bien souvent impossible. Ce qui réduit grandement le champ d'extension d'une telle méthodologie pour atteindre la vérité.
Le raisonnement abductif est valide en logique modale si l'on considére comme apodictique la majeure, assertorique la mineure et problématique la conclusion.
Ce que je dis c'est que étant donné une distribution de problabilité, elle détermine une logique modale sur un ensemble d'énoncés (ceux sur qui porte la distribution). Néanmoins, la réciproque est fausse. Toute logique modale ne dérive pas nécessairement d'une distribution de probabilité.
Conséquemment, présenter le calcul de probabilités et la loi de Bayes comme l'alpha et l'oméga d'une épistémologie révolutionnaire, comme si on avait trouvé là une panacée au problème de la vérité et la pierre philosopohale, ça me fait mourir de rire. C'est une thèse d'un ridicule profond.
Ce texte est ridicule, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Je me suis arrêté ici :
Fairness requires that I congratulate you on having come further in formalizing 'do good epistemology' as a sequence prediction problem than I previously thought you might.
For this equation to make sense, the quantities P [ D | T ] and P [D|A] must be well-defined for all theories T and A. In other words, any theory must define a probability distribution over observable data D. Solomonoff's induction essentially boils down to demanding that all such probability distributions be computable.
Peux-tu en toute bonne foi me définir une distribution de probabilité sur des événements comme « le Canada envahit les Étas-Unis » (qui devrait plutôt être mis à jour son sa forme converse « les États-Unis envahissent le Canada »), et qui plus est une distribution qui soit calculable sur machine ?
Je rappelle la première règle de bon usage des hyptohèses :
1 ° La possibilité de la supposition même.
Si, par exemple, pour expliquer les tremblements de terre et les volcans, on admet un feu souterrain, cette sorte de feu doit être possible, ne brûlât-il pas comme un corps enflammé. Mais, lorsqu’à l’aide de certains autres phénomènes, on veut faire de la terre un animal dans lequel la circulation d’un liquide intérieur produit la chaleur, c’est une pure fiction, et non une hypothèse ; car les réalités s’imaginent bien, mais non les possibilités : elles doivent être certaines.
règle qui a pour but de contenir les délires de l'imagination.
De plus, présenter la théorie de Solomonoff sous la forme d'une dialogue Platonicien où Socrate est joué par le personnage Blaine, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Quand on réfléchit au problème que Blaine prétant pouvoir résoudre via cette théorie et au contenu de l'alégorie de la caverne, ça me donne plutôt envie de rire.
C’est l’observation très bête que quand tu es investi émotionnellement dans une hypothèse, c’est là que les biais importants se manifesteront le plus fortement, et qu’il va falloir être particulièrement impitoyable sur les justifications.
Drôle de technique interdite. Je préfère l'approche philosophique kantienne : dans le doute je m'abstiens de juger définitivement, si j'affirme c'est que j'ai été impitoyable sur les justifications. Autrement dit : ne jamais asserter sans examen approfondi des raisons qui mènent à la conclusion, pour tout le reste rester au stade problématique sur le plan de la modalité (sans recourir aux calcul des probabilités là où il n'est pas applicable ;-). Et loin d'être interdite, cette technique est le degré zéro de ce que l'on peut appeler rigueur intellectuelle.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Verbiage...
Posté par kantien . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 5.
Alors pourquoi en parles-tu ? D'où t'es venu l'idée de mentionner Kant comme projet similaire à ce que tu cherches à présenter ? Et non ! la Critique de la raison pure n'est pas une théorie épistémologique. D'où sors-tu cette idée ? Si la question de la possibilité de la connaissance expérimentale est aborder de façon secondaire dans l'œuvre, c'est loin d'être sa préoccupation fondamentale.
Je le sais bien, c'est à peu près la seule chose que j'avais réussi à comprendre dans ton texte qui manque franchement de clarté (mais d'autres t'ont déjà expliqué le pourquoi du comment sur le sujet).
Mais tu as loupé le point important dans ce que j'avais écrit, je le remet en graissant ce qui compte :
Le raisonnement abductif est valide en logique modale si l'on considére comme apodictique la majeure, assertorique la mineure et problématique la conclusion.
Ce que je dis c'est que étant donné une distribution de problabilité, elle détermine une logique modale sur un ensemble d'énoncés (ceux sur qui porte la distribution). Néanmoins, la réciproque est fausse. Toute logique modale ne dérive pas nécessairement d'une distribution de probabilité.
Conséquemment, présenter le calcul de probabilités et la loi de Bayes comme l'alpha et l'oméga d'une épistémologie révolutionnaire, comme si on avait trouvé là une panacée au problème de la vérité et la pierre philosopohale, ça me fait mourir de rire. C'est une thèse d'un ridicule profond.
Ce texte est ridicule, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Je me suis arrêté ici :
L'honnêteté m'oblige à dire que c'est de l'épistémologie bonne à jeter à la poubelle. La page wikipédia sur l'inférence inductive de Solomonoff précise pourtant :
Peux-tu en toute bonne foi me définir une distribution de probabilité sur des événements comme « le Canada envahit les Étas-Unis » (qui devrait plutôt être mis à jour son sa forme converse « les États-Unis envahissent le Canada »), et qui plus est une distribution qui soit calculable sur machine ?
Je rappelle la première règle de bon usage des hyptohèses :
règle qui a pour but de contenir les délires de l'imagination.
De plus, présenter la théorie de Solomonoff sous la forme d'une dialogue Platonicien où Socrate est joué par le personnage Blaine, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Quand on réfléchit au problème que Blaine prétant pouvoir résoudre via cette théorie et au contenu de l'alégorie de la caverne, ça me donne plutôt envie de rire.
Drôle de technique interdite. Je préfère l'approche philosophique kantienne : dans le doute je m'abstiens de juger définitivement, si j'affirme c'est que j'ai été impitoyable sur les justifications. Autrement dit : ne jamais asserter sans examen approfondi des raisons qui mènent à la conclusion, pour tout le reste rester au stade problématique sur le plan de la modalité (sans recourir aux calcul des probabilités là où il n'est pas applicable ;-). Et loin d'être interdite, cette technique est le degré zéro de ce que l'on peut appeler rigueur intellectuelle.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.