Ce qui est immatériel, c'est donc l'information : texte, musique, image, etc. Le passage "matériel -> immatériel" a dû toucher beaucoup d'autres domaines artistiques : la littérature, la photographie, etc. Pour la littérature, ce qui sauve pour l'instant l'affaire, c'est que le coût de la transition matériel -> numérique est faible, mais ce n'est pas vrai pour l'inverse : imprimer soi-même un livre de 250 pages A4 en couleur doit revenir plus cher que de l'acheter.
Quand le matin j'écoute France Info, et que j'entends que le pape est mort (ah, pas encore? désolé), c'est de l'information, qu a coûté cher à produire : il a fallu payer des journalistes, l'électricité pour faire marcher l'émetteur, etc. Pourtant, j'ai le droit d'arriver au boulot et de répéter à mes collègues l'information. C'est ça qui me choque le plus : l'industrie du disque vient de se rendre compte qu'elle produisait quelque chose qui ne valait rien mais qui coûtait cher à produire. On a beau retourner le problème dans tous les sens, à part s'adapter, toute autre tentative est vouée à l'échec, ça revient à ramer comme un fou à contre-courant dans l'espoir que la rivière s'arrête de couler...
[^] # Re: Droit à la copie privée
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Droit à la copie privée. Évalué à 8.
Ce qui est immatériel, c'est donc l'information : texte, musique, image, etc. Le passage "matériel -> immatériel" a dû toucher beaucoup d'autres domaines artistiques : la littérature, la photographie, etc. Pour la littérature, ce qui sauve pour l'instant l'affaire, c'est que le coût de la transition matériel -> numérique est faible, mais ce n'est pas vrai pour l'inverse : imprimer soi-même un livre de 250 pages A4 en couleur doit revenir plus cher que de l'acheter.
Quand le matin j'écoute France Info, et que j'entends que le pape est mort (ah, pas encore? désolé), c'est de l'information, qu a coûté cher à produire : il a fallu payer des journalistes, l'électricité pour faire marcher l'émetteur, etc. Pourtant, j'ai le droit d'arriver au boulot et de répéter à mes collègues l'information. C'est ça qui me choque le plus : l'industrie du disque vient de se rendre compte qu'elle produisait quelque chose qui ne valait rien mais qui coûtait cher à produire. On a beau retourner le problème dans tous les sens, à part s'adapter, toute autre tentative est vouée à l'échec, ça revient à ramer comme un fou à contre-courant dans l'espoir que la rivière s'arrête de couler...