Ah merci beaucoup, c'est très intéressant, et si je n'en ai pas parlé, c'est simplement que je ne connaissais pas.
Clairement, l'approche du Glottolog est assez différente de celle des étiquettes de langue IETF, le premier vise à identifier toute pratique langagière ou groupe de pratiques langagières, l'autre a une optique plus technique d'identification des langues sur Internet. La norme de l'IETF intègre par exemple une composante pour spécifier le système d'écriture associé à une langue, ce qui n'est pas très important pour une linguiste (à moins qu'elle ne travaille sur les systèmes d'écriture).
D'un point de vue pratique, je n'arrive pas encore à voir si l'approche de IETF permet de représenter toute la diversité linguistique tel que le souhaite l'approche du Glottolog. Je vais réfléchir à la question.
Après, une question essentielle au niveau des normes est de savoir qui gère la norme, et comment met-on à jour celle-ci (notamment pour intégrer rapidement de nouveaux éléments). Le Glottolog étant géré par des linguistes, la publication dans une revue de linguistiques reconnues est suffisant pour qu'une langue/dialecte/famille/groupe/etc. soit acceptable dans le Glottolog. Ça serait intéressant de savoir ce qu'il en est pour IETF.
[^] # Re: Et les étiquettes de langue de l'IETF, alors ?
Posté par lejocelyn (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les langues peu documentées et le libre : quelques enjeux scientifiques. Évalué à 5.
Ah merci beaucoup, c'est très intéressant, et si je n'en ai pas parlé, c'est simplement que je ne connaissais pas.
Clairement, l'approche du Glottolog est assez différente de celle des étiquettes de langue IETF, le premier vise à identifier toute pratique langagière ou groupe de pratiques langagières, l'autre a une optique plus technique d'identification des langues sur Internet. La norme de l'IETF intègre par exemple une composante pour spécifier le système d'écriture associé à une langue, ce qui n'est pas très important pour une linguiste (à moins qu'elle ne travaille sur les systèmes d'écriture).
D'un point de vue pratique, je n'arrive pas encore à voir si l'approche de IETF permet de représenter toute la diversité linguistique tel que le souhaite l'approche du Glottolog. Je vais réfléchir à la question.
Après, une question essentielle au niveau des normes est de savoir qui gère la norme, et comment met-on à jour celle-ci (notamment pour intégrer rapidement de nouveaux éléments). Le Glottolog étant géré par des linguistes, la publication dans une revue de linguistiques reconnues est suffisant pour qu'une langue/dialecte/famille/groupe/etc. soit acceptable dans le Glottolog. Ça serait intéressant de savoir ce qu'il en est pour IETF.