(Je préfère écrire Slackware en entier pour ne pas confondre avec Slack)
Si, justement : les paquets n'ont pas ces découpes fines.
Le choix de Debian c'est de tout découper finement : un paquet serveur, un paquet client, un paquet pour le dev, un paquet pour la doc, un paquet pour autre chose.
Et puis à partir d'une seule source construire plein de paquets, gérer finement les dépendances, et n'installer que ce qui te sert effectivement à quelque chose.
Ce qui a une très claire utilité pour un serveur le plus minimaliste possible (ou un conteneur type Docker).
Et qui - globalement - ne te sert pas à grand chose sur ton poste de travail où tu vas finir par tout installer, bout par bout le jour où tu en as besoin, et où tu seras dépendant de ta connexion au dépôt de paquets pour pouvoir bosser.
Le choix de Slackware c'est de ne pas découper.
Il y a un code source pour mariadb par exemple, il y a un seul paquet, et tout dedans comme tu l'aurais avec un ./configure && make && make install.
En contrepartie, un logiciel qui a une utilisation texte et une graphique, par exemple emacs, va venir complet même si tu n'as pas d'interface graphique. /usr/bin/emacs-no-x11 va fonctionner mais pas /usr/bin/emacs-with-x11.
Et oui, tu vas avoir tout l'emacs graphique qui ne te sert à rien.
Et c'est pas grave.
Laisse de côté des quelques mégaoctets morts, le reste est plus simple à gérer.
Mouais, je ne vois pas l'intérêt de la liberté de facilement faire de la merde.
Parce que ce n'est pas forcément de la merde.
Ce n'est pas parce que ce n'est pas de telle ou telle manière que les auteurs d'une distrib ont imaginés son utilisation, que ces façons de faire sont mauvaise.
Oui, tu peux tout casser, mais être root permet de tout casser très très facilement.
Je suis root sur toutes mes machines, j'ai rarement cassé grand chose, mais je vivrais très très mal de ne plus l'être parce que la distrib m'en empêche « pour mon bien » ou « par sécurité » !
Bah voilà : je peux tout casser et tout réparer comme je l'entends, si je veux, ou je veux et comme je veux.
Note bien : je suis très content de la gestion de dépendances Debian ou Redhat, quand je bosse sur des serveurs distants, souvent sous CentOS ces derniers temps, je trouve ça pratique de ne rien avoir à connaître du gestionnaire de paquet et juste faire yum install bidule.
Mais sur mes machines, ça ne m'intéresse pas du tout.
Dans un conteneur, je ne vois pas l'intérêt.
Bref, c'est une particularité de Slackware, que j'apprécie à sa juste valeur, avec ses bons et ses mauvais côtés (je préfère gérer les mauvais côté de Slackware que ceux de Debian, question de goût), et je pense qu'il est important de le préciser parce que ça fait une grosse différence avec toutes les Debian/Redhat.
[^] # Re: Slackware n’intègre pas de résolution de dépendances ?
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse à la dépêche Tout arrive, même Slackware 15.0. Évalué à 10.
(Je préfère écrire Slackware en entier pour ne pas confondre avec Slack)
Si, justement : les paquets n'ont pas ces découpes fines.
Le choix de Debian c'est de tout découper finement : un paquet serveur, un paquet client, un paquet pour le dev, un paquet pour la doc, un paquet pour autre chose.
Et puis à partir d'une seule source construire plein de paquets, gérer finement les dépendances, et n'installer que ce qui te sert effectivement à quelque chose.
Ce qui a une très claire utilité pour un serveur le plus minimaliste possible (ou un conteneur type Docker).
Et qui - globalement - ne te sert pas à grand chose sur ton poste de travail où tu vas finir par tout installer, bout par bout le jour où tu en as besoin, et où tu seras dépendant de ta connexion au dépôt de paquets pour pouvoir bosser.
Le choix de Slackware c'est de ne pas découper.
Il y a un code source pour mariadb par exemple, il y a un seul paquet, et tout dedans comme tu l'aurais avec un
./configure && make && make install.En contrepartie, un logiciel qui a une utilisation texte et une graphique, par exemple emacs, va venir complet même si tu n'as pas d'interface graphique. /usr/bin/emacs-no-x11 va fonctionner mais pas /usr/bin/emacs-with-x11.
Et oui, tu vas avoir tout l'emacs graphique qui ne te sert à rien.
Et c'est pas grave.
Laisse de côté des quelques mégaoctets morts, le reste est plus simple à gérer.
Parce que ce n'est pas forcément de la merde.
Ce n'est pas parce que ce n'est pas de telle ou telle manière que les auteurs d'une distrib ont imaginés son utilisation, que ces façons de faire sont mauvaise.
Oui, tu peux tout casser, mais être root permet de tout casser très très facilement.
Je suis root sur toutes mes machines, j'ai rarement cassé grand chose, mais je vivrais très très mal de ne plus l'être parce que la distrib m'en empêche « pour mon bien » ou « par sécurité » !
Bah voilà : je peux tout casser et tout réparer comme je l'entends, si je veux, ou je veux et comme je veux.
Note bien : je suis très content de la gestion de dépendances Debian ou Redhat, quand je bosse sur des serveurs distants, souvent sous CentOS ces derniers temps, je trouve ça pratique de ne rien avoir à connaître du gestionnaire de paquet et juste faire
yum install bidule.Mais sur mes machines, ça ne m'intéresse pas du tout.
Dans un conteneur, je ne vois pas l'intérêt.
Bref, c'est une particularité de Slackware, que j'apprécie à sa juste valeur, avec ses bons et ses mauvais côtés (je préfère gérer les mauvais côté de Slackware que ceux de Debian, question de goût), et je pense qu'il est important de le préciser parce que ça fait une grosse différence avec toutes les Debian/Redhat.