Pas besoin d'être philosophe pour avancer un tel point, et d'ailleurs certains l'on déjà effectivement fait. ;-)
Tout d'abord, Kant n'a nullement dit (ni moi) que ce n'était pas « tout-à-fait rien » que de refuser d'obéir à l'injonction, dans une telle circonstance, afin de faire son devoir. Maintenant, faisons une petite variation sur ce dilemme, dans un contexte plus proche de toi : cette fois l'officier exige de toi que tu lui fournisses ta clef privée pour déchiffrer la correspondance que tu as avec des résistants, ce qui lui permettra de les localiser ainsi que les juifs qu'ils protègent. Même si tu ne peux affirmer que tu résisteras à toutes les tortures qu'il te fera subir, tu dois pouvoir sentir en toi que l'idée de te taire et de retenir cette information n'est pas inenvisageable; car tel est ton devoir.
Pour en revenir au dilemme précédent, que tu lui dises ou non la vérité, il y a de forte chance que ton sort soi déjà scellé. Il y a peu de chance que l'officier te croit sur paroles, qu'il vérifie lui même en fouillant les lieux avec ses hommes !
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Procès d'intention
Posté par kantien . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 4. Dernière modification le 29 mars 2022 à 15:01.
Pas besoin d'être philosophe pour avancer un tel point, et d'ailleurs certains l'on déjà effectivement fait. ;-)
Tout d'abord, Kant n'a nullement dit (ni moi) que ce n'était pas « tout-à-fait rien » que de refuser d'obéir à l'injonction, dans une telle circonstance, afin de faire son devoir. Maintenant, faisons une petite variation sur ce dilemme, dans un contexte plus proche de toi : cette fois l'officier exige de toi que tu lui fournisses ta clef privée pour déchiffrer la correspondance que tu as avec des résistants, ce qui lui permettra de les localiser ainsi que les juifs qu'ils protègent. Même si tu ne peux affirmer que tu résisteras à toutes les tortures qu'il te fera subir, tu dois pouvoir sentir en toi que l'idée de te taire et de retenir cette information n'est pas inenvisageable; car tel est ton devoir.
Pour en revenir au dilemme précédent, que tu lui dises ou non la vérité, il y a de forte chance que ton sort soi déjà scellé. Il y a peu de chance que l'officier te croit sur paroles, qu'il vérifie lui même en fouillant les lieux avec ses hommes !
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.