• [^] # Re: Pas complètement nouveau

    Posté par . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 5. Dernière modification le 27 mars 2022 à 11:29.

    De la même façon que tu transformes une obligation générale d’obtenir le consentement des personnes impliquées dans un projet de recherche en une obligation qui ne s’appliquerait que dès lors qu’on parle de vie privée ?

    Mais pourtant, c'est EXACTEMENT ce que dit le document que tu as mis en lien. Le consentement est requis quand un protocole expérimental induit une intrusion dans la vie privée des sujets. Et il y a une définition claire de ce qu'est la vie privée. Qu'est-ce que tu veux de plus? Je ne comprends toujours pas où tu veux en venir.

    Ah bah oui c’est vrai, elles ne sont pas dans la loi, et l’éthique c’est la loi et juste la loi.

    Je suis complètement paumé par ton raisonnement. Les règles éthiques sont bien édictées quelque part, non? Il y a la loi, qui conditionne ce qui doit obligatoirement faire partie des règles d'éthique, et des comités d'éthique locaux (universités, agences de financement) qui peuvent aller au-delà de ce qui est requis par la loi. Violer une règle d'éthique, c'est violer un de ces réglements qui s'appliquent. Or, il ne semble pas que la loi ait été violée, et le comité d'éthique de l'université a conclu que l'expérience était conforme à leurs règles. Est-ce que ton argument, c'est que des règles "supérieures" ont été bafouées? Mais quelles règles, et dans quelle mesure ces règles s'appliquaient-elles à ces chercheurs?

    Tu n'arrêtes pas de dire "tout le monde reconnait", "tous les acteurs impliqués", etc., mais tu parles de qui? L'université dit que c'est OK, et les auteurs n'ont jamais reconnu que leur projet était une expérience sur les humains. À ma connaissance, il n'y a pas de suites légales à cette histoire. Donc sur cette histoire de protocole, j'ai plutôt l'impression qu'au niveau institutionnel, c'est plutôt "circulez, il n'y a rien à voir". C'est de manière évidente quelque chose qui t'énerves, mais à part t'énerver, tu as des éléments qui montreraient le contraire?

    Au passage, je me suis quand même tapé la lecture de 50 pages de réglements éthiques en anglais pour montrer qu'ils ne s'appliquaient pas au cas dont on discute, ça serait pas mal qu'on fasse tous des efforts dans l'argumentation et éviter les attaques personnelles (du genre "ça ne m'étonne pas que tu ne comprennes pas"). Tu peux être énervé, mais ça ne sert à rien de t'énerver contre moi. Depuis le début, je ne fais juste que rappeler le cadre réglementaire et le fait que cette histoire de dérive éthique ne s'applique probablement pas à cette situation, que le consentement n'est requis que lorsque des informations privées sont concernées, et que d'une manière générale les comités d'éthiques ne servent pas à ce que tu crois qu'ils servent: ils ne servent pas à protéger les gens contre les chercheurs de l'université, ils servent à protéger les chercheurs (employés par l'université) contre d'éventuelles poursuites. Si ça ne te plait pas, il ne faut pas tirer sur le messager.