je n'encourage pas du tout les gros opérateurs type Gafam, un opérateur français qui met en oeuvre des mesures de sécurité adéquate (et vérifiables, c'est important, le contrôle est à la charge du responsable de traitements) serait préférable. Il en existe qui sont certifiés pour prendre en charge l'hébergement des données de santé, il y a peut être adéquation, à vérifier, avec le statut de zone à régime restrictif que vous évoquez.
Effectivement, abandonner de l'open source pour aller sur des solutions propriétaires, c'est un peu dommage. On se met une paire de menottes numériques, et on enferme en quelque sorte ses données dedans. Il y a des coûts cachés de migration (liés à la résistance au changement, adoption utilisateur, etc), ce sera difficile de revenir en arrière. On ampute en quelque sorte l'avenir, la possibilité de choisir l'outil qui correspond vraiment à son besoin si celui-ci évolue.
Concernant la problématique de l'externalisation, je ne crois pas que la sécurité puisse se résumer à un simple développement de compétences personnelles (nécessaire pour les outils opensource comme pour les outils commerciaux).
La sécurité englobe la sauvegarde, la supervision et l'administration, la continuité de service, la formation, etc. Tout ceci demande des moyens (financiers, humains) qui manquent cruellement dans le secteur public. Il ne s'agit pas simplement de dégager sa responsabilité, mais de faire correctement.
On voit encore trop souvent des infrastructures qui ne tiennent que par la bonne volonté d'un gourou qui lance des incantations sur des machines hors d'âge.
Je crois que l'hébergement interne demande des ressources, financières, humaines, se raisonne et se conçoit sur le long terme. Bref, il faut une stratégie, et les moyens de l'appliquer.
quelques sites, pour une piqure de rappel sur le sujet :
* Zataz,site de Damien Bancal, sur l'actualité des piratages et ransomwares.
* Les mises en demeure de la Cnil à lire régulièrement, démontre qu'il vaut mieux investir (en dégageant des moyens humains et financiers en interne, ou externaliser avec des prestataires sérieux) que payer une amende à la cnil.
* le rapport d'activité de la cnil 2019 qui indique avoir reçu, pour l'année 2018, 1170 notifications de violations de données personnelles (ces violations ont elles toutes été détectées, puis signalées ? j'ai un doute).
[^] # Re: Pas du tout, en effet.
Posté par marquez . En réponse au message Invalidation du privacy shield. Évalué à 1.
je n'encourage pas du tout les gros opérateurs type Gafam, un opérateur français qui met en oeuvre des mesures de sécurité adéquate (et vérifiables, c'est important, le contrôle est à la charge du responsable de traitements) serait préférable. Il en existe qui sont certifiés pour prendre en charge l'hébergement des données de santé, il y a peut être adéquation, à vérifier, avec le statut de zone à régime restrictif que vous évoquez.
Effectivement, abandonner de l'open source pour aller sur des solutions propriétaires, c'est un peu dommage. On se met une paire de menottes numériques, et on enferme en quelque sorte ses données dedans. Il y a des coûts cachés de migration (liés à la résistance au changement, adoption utilisateur, etc), ce sera difficile de revenir en arrière. On ampute en quelque sorte l'avenir, la possibilité de choisir l'outil qui correspond vraiment à son besoin si celui-ci évolue.
Concernant la problématique de l'externalisation, je ne crois pas que la sécurité puisse se résumer à un simple développement de compétences personnelles (nécessaire pour les outils opensource comme pour les outils commerciaux).
La sécurité englobe la sauvegarde, la supervision et l'administration, la continuité de service, la formation, etc. Tout ceci demande des moyens (financiers, humains) qui manquent cruellement dans le secteur public. Il ne s'agit pas simplement de dégager sa responsabilité, mais de faire correctement.
On voit encore trop souvent des infrastructures qui ne tiennent que par la bonne volonté d'un gourou qui lance des incantations sur des machines hors d'âge.
Je crois que l'hébergement interne demande des ressources, financières, humaines, se raisonne et se conçoit sur le long terme. Bref, il faut une stratégie, et les moyens de l'appliquer.
quelques sites, pour une piqure de rappel sur le sujet :
* Zataz,site de Damien Bancal, sur l'actualité des piratages et ransomwares.
* Les mises en demeure de la Cnil à lire régulièrement, démontre qu'il vaut mieux investir (en dégageant des moyens humains et financiers en interne, ou externaliser avec des prestataires sérieux) que payer une amende à la cnil.
* le rapport d'activité de la cnil 2019 qui indique avoir reçu, pour l'année 2018, 1170 notifications de violations de données personnelles (ces violations ont elles toutes été détectées, puis signalées ? j'ai un doute).