Si, pour l'attribution des subventions, l'agriculture Bio et les circuits courts étaient récompensés, les pesticides et les circuits longs pénalisés (par exemple par une taxe calculée sur l'exponentielle de la distance parcourue), nul doute que la conversion serait plus rapide.
Sauf que tous les pesticides ne sont pas mauvais pour la santé ou l'environnement, certains sont même essentiels si tu veux alimenter tout le monde à un prix raisonnable sans déboiser massivement. Et pour info la culture bio a des pesticides aussi.
Puis en terme environnemental (gaz à effet de serre comme impact sur l'affectation des sols) ou du point de vue santé il vaut mieux consommer une tomate espagnole ou sud américaine en pleine hiver que son équivalent en poids en bœuf du fermier du coin.
Tout n'est pas si manichéen. Cela ne signifie pas qu'on doit changer certaines choses.
La situation nécessite un changement de direction profond et rapide de la société. Les entreprises individuelles n'y suffiront en aucun cas. Il n'y a qu'à regarder les courbes pour se rendre compte que malgré les prises de conscience indubitables que l'on peut constater tout autour de soi, rien ne change quant à la direction. On reste sur une courbe de +6° à la fin du siècle.
Mais tant que la préoccupation politique principale de la population c'est le pouvoir d'achat, le chômage ou l'immigration, c'est certain que rien ne changera en terme d'environnement non plus.
[^] # Re: C’est à tout un chacun d’agir en fonction de ses convictions.
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Débat public sur l'agriculture. Évalué à 9.
Sauf que tous les pesticides ne sont pas mauvais pour la santé ou l'environnement, certains sont même essentiels si tu veux alimenter tout le monde à un prix raisonnable sans déboiser massivement. Et pour info la culture bio a des pesticides aussi.
Puis en terme environnemental (gaz à effet de serre comme impact sur l'affectation des sols) ou du point de vue santé il vaut mieux consommer une tomate espagnole ou sud américaine en pleine hiver que son équivalent en poids en bœuf du fermier du coin.
Tout n'est pas si manichéen. Cela ne signifie pas qu'on doit changer certaines choses.
Mais tant que la préoccupation politique principale de la population c'est le pouvoir d'achat, le chômage ou l'immigration, c'est certain que rien ne changera en terme d'environnement non plus.