« [...] vaccins DTP trivalents, que plus personne ne veut plus produire [...] »
On ne veut plus le produire parce que les coûts de production ont augmenté et dépassent le prix de vente imposé ? Ou parce que le bénéfice n'est pas suffisant en comparaison de ce qu'on peut obtenir en s'entendant pour ne plus produire que des vaccins penta et hexavalents aux tarifs non réglementés et ne nécessitant pas d'abonder le fond d'indemnisation des victimes des vaccins obligatoires ?
L'erreur n'est-elle pas moins dans le prix fixé que dans l'idée de se reposer sur un secteur dépendant du secteur financier pour une mission de service public ?
Ne peut-on penser qu'à l'époque où cette mission reposait sur les épaules d'humains responsables d'une industrie, il pouvait arriver — ou pas, cf. Servier par exemple — que l'éthique personnelle des responsables et leur sens des responsabilités sociales les conduisent à assumer leurs devoirs ? Mais dans le cadre d'un capitalisme purement financier, de sociétés anonymes où toute responsabilité individuelle est abolie, où le mot même de prévarication se trouve oblitéré du langage, où l'éthique n'est plus considérée que comme un obstacle à araser, confier une telle responsabilité à des entreprises ne paraît-il pas soit une erreur risible tant elle est grossière, soit l'expression d'une volonté non dissimulée d’annihilation du système en question ?
[^] # Re: Brevets et arnaque
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse à la dépêche Une victoire de l’éthique dans une guerre économique. Évalué à 7.
On ne veut plus le produire parce que les coûts de production ont augmenté et dépassent le prix de vente imposé ? Ou parce que le bénéfice n'est pas suffisant en comparaison de ce qu'on peut obtenir en s'entendant pour ne plus produire que des vaccins penta et hexavalents aux tarifs non réglementés et ne nécessitant pas d'abonder le fond d'indemnisation des victimes des vaccins obligatoires ?
L'erreur n'est-elle pas moins dans le prix fixé que dans l'idée de se reposer sur un secteur dépendant du secteur financier pour une mission de service public ?
Ne peut-on penser qu'à l'époque où cette mission reposait sur les épaules d'humains responsables d'une industrie, il pouvait arriver — ou pas, cf. Servier par exemple — que l'éthique personnelle des responsables et leur sens des responsabilités sociales les conduisent à assumer leurs devoirs ? Mais dans le cadre d'un capitalisme purement financier, de sociétés anonymes où toute responsabilité individuelle est abolie, où le mot même de prévarication se trouve oblitéré du langage, où l'éthique n'est plus considérée que comme un obstacle à araser, confier une telle responsabilité à des entreprises ne paraît-il pas soit une erreur risible tant elle est grossière, soit l'expression d'une volonté non dissimulée d’annihilation du système en question ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace