• [^] # Re: MOOC, pire forme d'éducation

    Posté par (Mastodon) . En réponse au journal Open Education. Évalué à 3.

    Mille fois d’accord pour dire que les MOOCs ont leur limites et qu’elles ne sont pas négligeables. Clairement, par rapport à la révolution qui était promise, on peut être déçu. Cependant, de là à dire que c’est la pire forme d’enseignement.

    Comme indiqué dans la première référence que tu donnes, on ne doit pas trop vite tirer des conclusions sur les taux de réussite des MOOCs vu la facilité et l’absence de coût pour s’inscrire.

    Pour moi, en tant qu’apprenant, les MOOCs m’ont pas mal apportés. Je ne suis pas dans le coeur de cible du MOOC comme démocratisation de l’enseignement vu que je suis bac+beaucoup. Et en fait, il semblerait que cela soit le cas de pas mal d’apprenants terminant les MOOCs d’après ce que l’on m’a dit récemment lors d’une discussion sur les MOOCs (je n’ai malheureusement pas de référence à donner sur le sujet).

    @Ysabeau, en effet, c’est souvent très magistral comme enseignement mais

    1) À choisir entre un cours magistral en auditoire ou au fond de mon canapé quand je veux, je préfères parfois l’option des habits neufs de la technologie.
    2) Pour ce qui est d’apprendre à coder, j’ai l’impression qu’il y a moyen de faire des exercices intéressants avec les moyens modernes. Pour un exemple un peu simpliste voir le Tour de Go.
    3) Certains MOOCs introduisent une dynamique et une évaluation entre pairs qui permet d’aller au-delà de la formule purement magistrale. De mémoire, c’est le cas de ce MOOC des Gobelins..

    Pour le choix MOOC versus livre, il me semble que c’est une question de goût. Par ailleurs, pour certains sujets, les vidéos sont bien plus utiles. Par exemple de nouveau ce MOOC des Gobelins.

    @InfoLibre, pour avoir discuté avec des enseignants canadiens récemment, je ne peux que m’inscrire en faux par rapport à ton affirmation selon laquelle l’enseignement à distance ne peut pas bien fonctionner. La majorité de leur étudiants travaillaient à distance. Mais ce n’était pas des MOOCs mais plutôt ce qu’aujourd’hui on appelerait des SPOCs et clairement ils travaillent la question de la relation avec les étudiants distants.

    Surtout, ne pas tout prendre au sérieux !