• [^] # Re: Duplicité

    Posté par . En réponse au journal Payez vos journaux. Évalué à -1.

    Ou encore comme la casse du service public en baissant son financement, qui le rend mauvais, qui justifie auprès de la population de tout privatiser.

    Le problème, c'est que ça n'est qu'une hypothèse, qui est très très loin d'être démontrée, à ma connaissance. Ça demanderait des planifications machiavéliques sur plusieurs décennies, qui traversent les alternances des majorités politiques, de la part de "gens" non-identifiés qui sont à la tête d'un complot, et que tu appelles "on": les "politiques"? les "riches"? les "capitalistes"? Dans l'argumentaire contemporain anticapitaliste, tu remplaces "capitaliste" par "juif", et tu as exactement les arguments antisémites des années 1930. Si le raisonnement était moisi en 1930, ce n'est pas en remplaçant un mot qu'il n'est pas aussi moisi en 2020.

    L'idée que l'État n'ait pas à assurer un service commercial qui pourrait être assuré par le secteur privé est une position politique et/ou idéologique, elle est assumée par le courant libéral. Le service public n'a pas besoin de baisse de financement pour être médiocre, ses problèmes sont avant tout organisationnels (cadres incompétents et recrutement inadapté, pas d'évaluation sur les résultats ni sur la qualité de service, lourdeur des règles administratives, chaine de commandement complexe et redondante...), et il est assez logique que toute activité non-régalienne pourrait être assurée à moindre coût avec une organisation différente. La position qui consisterait à vouloir augmenter éternellement le financement des services publics en espérant magiquement une augmentation de la qualité de service est au moins aussi absurde que l'idée que tu critiques. Il n'y a pas de solution facile pour que les services publics survivent au XXIe siècle, sinon ça se saurait. Mais en tout cas, pour bien connaitre le service public de l'intérieur, je peux t'assurer qu'il n'y a pas besoin qu'un complot de capitalistes le "rende mauvais" ; les cadres de la fonction publique arrivent très bien à le bousiller de l'intérieur, et ce, avec la meilleure volonté du monde.