• [^] # Re: Mauvaise dates

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Journal social agenda. Évalué à 3. Dernière modification le 11 septembre 2017 à 12:10.

    Ici on est comme ce qui a été fait ces 20 dernières années : l'autoritarisme, le "dialogue" à sens unique, la mise devant le fait accompli, le passage en force, le refus de négocier, transiger, le refus de la paix sociale.

    J'ai du mal à suivre, tu parles de quoi?
    Car cet été a été justement tout le contraire : de la concertation avec les syndicats, un gouvernement qui a ajusté don plan (le proposition de loi serait différente sans concertation), exactement ce que le peuple a voulu en votant pour du changement (le peuple dans les sondages dit que bon le résultat n'est pas forcément à son goût certes, mais sur ces points "sensibles" on ne trouvera jamais une majorité).

    Par contre, on peut voir les "jamais contents" (CGT et FI pour ne pas les nommer) ne pas du tout apprécier la concertation, et quand même faire des manifs/grèves malgré le changement et le passage à la concertation.

    le refus de la paix sociale.

    Chavez et Maduro, avec l'argent du pétrole, a acheté la paix sociale pendant des années, on a vu le résultat à long terme. Pas envie d'être dans ce genre de pays (rigolo, avant les colombiens allaient au Venezuela, maintenant ce sont les Venezueliens qui fuient en Colombie).

    Malheureusement on est dans un système où contrairement à l'adage la démocratie n'est pas en France la dictature de la majorité mais la dictature d'une minorité.

    Possible. Mais regardons un autre grand pays, qui a une proportionnelle. Juste à côté.
    Que voit-on? Que le consensus du peuple est de "centre-droit", avec une partie économique à l'opposé de FI. La forme est merdique en France, mais ça ne veut pas dire que le résultat va à l'encontre de ce que veut le peuple contrairement à ce que pense les gens pas contents.
    Imaginons que la France passe à la proportionnelle pour les législative, qu'est-ce que ça donnerait? virons les <5% non représentatifs, on va ce retrouver avec... un centre-droit voire bien droit en termes économique, une alliance EM-LR, et FI continuerai à dire qu'il représente le "vrai peuple" (sic).
    Bref, la critique sur la forme n'est qu'un écran de fumée pour qui veut croire que ses idées minoritaires encore plus minoritaires que ceux qu'ils auxquels il dit qu'ils sont minoritaires seraient majoritaires (la bonne blague), la "6ème république" serait marrante si elle était démocratique (car ça serait sans doute encore plus à "droite", du coup faudrait mettre une dictature pour calmer tout ça, tient ça me rappelle un peu actuellement...)

    Du coup oui des gens s’obstinent à se faire entendre et ils ont raison et comme les outils démocratiques sont en panne, il ne reste que la rue.

    Ben oui, on est d'accord.
    Problème : les outils démocratiques n'ont pas été en panne, il y a eu un large choix il y a 6 mois, et "la rue" n'est pas appelée par grand monde.
    Les manifs et le droit de grève (rappel : le droit de grève n'est pas le droit de bloquer, soyons clairs, bloquer une usine est illégal et illégitime) sont des outils démocratiques utiles, par contre ce sont des outils qui s'usent si on les utilisent trop souvent et très mal (genre en faisant 2 trucs rapprochés, chaque truc étant soutenu par presqu'une entité assez peu représentative du peuple).
    Ici, la CGT et FI sont juste en train de tuer (encore plus qu'avant) ces outils, le peuple dans sa majorité réagissant par un "pfff, encore, et ils ne savent même pas pourquoi ils font en fait".


    Je vais résumer :

    les 3/4 n'ont pas donné son soutien.

    Mais 11/12 (FI a eu aux législatives premier tour 3x moins que EM) n'a pas donné son soutiens à FI, alors qu'on arrête un peu de dire que EM ne serait pas légitime alors que FI le serait (bizarrement, les FI disant que EM n'est pas légitime "oublient" qu'ils sont encore moins légitime, bizarre...)

    Bon, passons, de toutes façon les gens qui sont encore plus minoritaire en idées que la "minorité au pouvoirs" ne peut pas accepter que leurs idées soient bien minoritaires sinon leur monde s’effondrerait, et voyons ce que demain donne (et l'autre aussi).