Tout ce foin autour de cette réforme est totalement ridicule. La "réforme" a été validée en 1990, ce qui déja à l'époque avait généré tout un tas de réactions aussi inintéressantes les unes que les autres (exactement les mêmes qu'aujourd'hui, d'ailleurs). Puis plus rien (à part sur Wikipédia, peut-être). Comme prévu, les manuels scolaires sont restés sur l'ancienne orthographe la plupart du temps, et les gens ont continué à écrire comme ils le voulaient (donc, très souvent, avec une orthotypographie "innovante" peu corrélée à l'orthographe pré-1990 ou post-1990). Beaucoup de propositions de cette fameuse "réforme" ont été intégrées au français courant ces 25 dernières années, comme par exemple la lexicalisation des pluriels étrangers (scénarios plutôt que scenari—à ne pas confondre avec le pédantissime et fautif "scenarii"), les accents incohérents (évènement), les pluriels des mots composés, etc. Bref, tout le monde ou presque utilise déja un mélange complexe entre l'orthograpghe ancienne et récente.
Comme en France l'exécutif n'a aucun pouvoir de normalisation de la langue (et c'est probablement une très bonne chose), l'application de la réforme n'a été imposée à personne—la seule consigne étant de ne pas considérer les nouvelles formes comme fautives. Bref, chacun fait ce qu'il veut depuis 25 ans, et continue à faire ce qu'il veut. Les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de passer à la nouvelle version, et c'est leur décision (à mon avis, décision très simplement explicable par le fait que les enseignants sont tous majoritairement plus "jeunes" que la réforme et qu'elle suscite beaucoup moins d'opposition conservatrice ; d'ailleurs les nouveaux enseignants recrutés sont même nés après la réforme et n'ont donc jamais connu officiellement l'ancienne orthographe). Bref, les gens qui par principe s'opposeraient à la réforme par pur conservatisme ont tendance à passer des salles de cours à la maison de retraite, et l'application de la réforme de facto devient naturelle.
Tout ça n'a pas grand chose à voir avec le ministère, même si j'imagine que les éditeurs n'ont pas fait ce choix sans en discuter avec les fonctionnaires en charge des programmes scolaires.
[^] # Re: L'éducation Nationale encore au top !
Posté par arnaudus . En réponse au journal Non aux réformes de l’orthographe !. Évalué à 7. Dernière modification le 08 février 2016 à 10:58.
Tout ce foin autour de cette réforme est totalement ridicule. La "réforme" a été validée en 1990, ce qui déja à l'époque avait généré tout un tas de réactions aussi inintéressantes les unes que les autres (exactement les mêmes qu'aujourd'hui, d'ailleurs). Puis plus rien (à part sur Wikipédia, peut-être). Comme prévu, les manuels scolaires sont restés sur l'ancienne orthographe la plupart du temps, et les gens ont continué à écrire comme ils le voulaient (donc, très souvent, avec une orthotypographie "innovante" peu corrélée à l'orthographe pré-1990 ou post-1990). Beaucoup de propositions de cette fameuse "réforme" ont été intégrées au français courant ces 25 dernières années, comme par exemple la lexicalisation des pluriels étrangers (scénarios plutôt que scenari—à ne pas confondre avec le pédantissime et fautif "scenarii"), les accents incohérents (évènement), les pluriels des mots composés, etc. Bref, tout le monde ou presque utilise déja un mélange complexe entre l'orthograpghe ancienne et récente.
Comme en France l'exécutif n'a aucun pouvoir de normalisation de la langue (et c'est probablement une très bonne chose), l'application de la réforme n'a été imposée à personne—la seule consigne étant de ne pas considérer les nouvelles formes comme fautives. Bref, chacun fait ce qu'il veut depuis 25 ans, et continue à faire ce qu'il veut. Les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de passer à la nouvelle version, et c'est leur décision (à mon avis, décision très simplement explicable par le fait que les enseignants sont tous majoritairement plus "jeunes" que la réforme et qu'elle suscite beaucoup moins d'opposition conservatrice ; d'ailleurs les nouveaux enseignants recrutés sont même nés après la réforme et n'ont donc jamais connu officiellement l'ancienne orthographe). Bref, les gens qui par principe s'opposeraient à la réforme par pur conservatisme ont tendance à passer des salles de cours à la maison de retraite, et l'application de la réforme de facto devient naturelle.
Tout ça n'a pas grand chose à voir avec le ministère, même si j'imagine que les éditeurs n'ont pas fait ce choix sans en discuter avec les fonctionnaires en charge des programmes scolaires.