Mais la Blender Foundation diffuse en CC-BY (sans -SA), "dommage" (entre guillemets, car la licence et l'idée de file les sources est déjà énorme) de ne pas aller aussi loin qu'eux ;-).
Oui. De même que lorsque je code "from scratch", je vais en général fournir le code sous GPL (ou AGPL, ça dépend le type de programme), de même que je préfère perso le CC BY-SA. En gros, sur ce "SA", on retrouve juste les préférences des gens par rapport au Libre (GPL vs BSD, copyleft ou non...). Je préfère avoir moins de réutilisation d'un programme ou de ressources d'une œuvre mais que chacune de ces réutilisations aide à propager l'idée du Libre plutôt que l'inverse. Si notre Marmotte devenait super connu mais qu'en fait c'était utilisé par des boîtes qui n'en ont rien à foutre de tout ça, je doute en être très content.
Souvent ceux qui passent en CC BY, ce n'est d'ailleurs pas vraiment pour le côté Libre, plus pour le côté "j'm'en balance". La fondation Blender par exemple lorsqu'ils font un film sont bien plus intéressés par l'amélioration de leur logiciel qui en résultera ainsi que par l'effet "démo" du logiciel. D'ailleurs ils ne s'en cachent pas. Attention ce n'est absolument pas une critique, c'est juste une question de priorité et ça se comprend (le but premier de leur fondation étant justement d'améliorer Blender et de le promouvoir). Donc je pense que faire un film intéressant avec un bon scénario est aussi un but, mais pas leur priorité principale. De même, au final les ressources, une fois le film fait, ne les intéressent plus. Ils passent à autre chose, et "faites ce que vous en voulez". D'ailleurs on remarquera que leur logiciel Blender est en GPL, lui, car c'est justement la chose qui les intéresse et qu'ils veulent pousser en avant.
Moi je m'intéresse probablement plus aux œuvres finales qu'au logiciel (bien que le logiciel est aussi très important pour moi), donc j'agis différemment et je mets tout sous copyleft.
De même Nina Paley, son film est passé de CC BY-SA à CC BY, puis CC 0. Elle par contre soutient une forme de liberté à l'extrême et a un combat très politique contre le copyright. Quand on lit ses arguments, en fait c'est surtout qu'elle dit que dans les faits, elle va pas poursuivre quelqu'un qui reproduit une partie de ses œuvres, et en a eu marre qu'on lui demande des autorisations. Mais le truc marrant, c'est... que ça n'a rien changé! Même après avoir mis en CC 0, les services légaux des chaînes ou productions lui demandaient de signer un papier d'autorisation (juste au cas où). Mais elle laisse quand même CC 0 en coup de gueule contre le copyright et le système de droits dans son ensemble (signifiant en gros qu'elle veut même pas en faire partie, à tel point qu'elle a même créé sa propre tentative de licence, le copyheart, ce qui n'a probablement pas grande valeur légale).
Moi c'est pareil, je doute que j'aurais l'envie de poursuivre quelqu'un qui contrevient à notre licence. Par contre je préfère jouer le jeu du système, et si notre licence est bafouée par une de ces boîtes qui n'hésiterait pas à jouer les effarouchées si on osait contrefaire des œuvres, je n'attaquerais peut-être pas en justice, mais je mettrais le système devant ses contradictions.
On a utilisé le CC BY dans certains cas, comme lorsqu'on a fait le calendrier du Libre 2015. Et pour aller encore plus loin, je pense même que le CC 0 est le mieux pour les ressources très "brutes". Par exemple des sons enregistrés dans la nature sans retouche, ou des photos en raw directement sortis de la caméra, etc. En effet, si on se met à nommer chaque auteur pour une action d'un dixième de seconde (cliquer sur le bouton de l'appareil), on n'en est plus sorti et créer un réseau de partage de ressources entre créateurs (un de nos projets en cours à l'assoce!) peut devenir un fardeau.
Par contre si un travail véritable a été apporté à la "capture brute" (édition, nettoyage, etc.), je me dis que c'est normal de citer la personne. Et quand des heures, des jours et des semaines ont été passées (comme dans notre film), le copyleft a vraiment ma préférence.
Voilà. C'est juste mon avis à ce jour. Ça peut changer, et peut-être qu'un jour j'en aurai marre, ferai comme Nina Paley et sortirai tout en BSD et CC BY/0. Mais pour l'instant je préfère le CC BY-SA pour ce type de projet. :-)
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]
[^] # Re: Redistribution des ressources
Posté par Jehan (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Financement collaboratif du film d'animation Libre ZeMarmot. Évalué à 8.
Oui. De même que lorsque je code "from scratch", je vais en général fournir le code sous GPL (ou AGPL, ça dépend le type de programme), de même que je préfère perso le CC BY-SA. En gros, sur ce "SA", on retrouve juste les préférences des gens par rapport au Libre (GPL vs BSD, copyleft ou non...). Je préfère avoir moins de réutilisation d'un programme ou de ressources d'une œuvre mais que chacune de ces réutilisations aide à propager l'idée du Libre plutôt que l'inverse. Si notre Marmotte devenait super connu mais qu'en fait c'était utilisé par des boîtes qui n'en ont rien à foutre de tout ça, je doute en être très content.
Souvent ceux qui passent en CC BY, ce n'est d'ailleurs pas vraiment pour le côté Libre, plus pour le côté "j'm'en balance". La fondation Blender par exemple lorsqu'ils font un film sont bien plus intéressés par l'amélioration de leur logiciel qui en résultera ainsi que par l'effet "démo" du logiciel. D'ailleurs ils ne s'en cachent pas. Attention ce n'est absolument pas une critique, c'est juste une question de priorité et ça se comprend (le but premier de leur fondation étant justement d'améliorer Blender et de le promouvoir). Donc je pense que faire un film intéressant avec un bon scénario est aussi un but, mais pas leur priorité principale. De même, au final les ressources, une fois le film fait, ne les intéressent plus. Ils passent à autre chose, et "faites ce que vous en voulez". D'ailleurs on remarquera que leur logiciel Blender est en GPL, lui, car c'est justement la chose qui les intéresse et qu'ils veulent pousser en avant.
Moi je m'intéresse probablement plus aux œuvres finales qu'au logiciel (bien que le logiciel est aussi très important pour moi), donc j'agis différemment et je mets tout sous copyleft.
De même Nina Paley, son film est passé de CC BY-SA à CC BY, puis CC 0. Elle par contre soutient une forme de liberté à l'extrême et a un combat très politique contre le copyright. Quand on lit ses arguments, en fait c'est surtout qu'elle dit que dans les faits, elle va pas poursuivre quelqu'un qui reproduit une partie de ses œuvres, et en a eu marre qu'on lui demande des autorisations. Mais le truc marrant, c'est... que ça n'a rien changé! Même après avoir mis en CC 0, les services légaux des chaînes ou productions lui demandaient de signer un papier d'autorisation (juste au cas où). Mais elle laisse quand même CC 0 en coup de gueule contre le copyright et le système de droits dans son ensemble (signifiant en gros qu'elle veut même pas en faire partie, à tel point qu'elle a même créé sa propre tentative de licence, le copyheart, ce qui n'a probablement pas grande valeur légale).
Moi c'est pareil, je doute que j'aurais l'envie de poursuivre quelqu'un qui contrevient à notre licence. Par contre je préfère jouer le jeu du système, et si notre licence est bafouée par une de ces boîtes qui n'hésiterait pas à jouer les effarouchées si on osait contrefaire des œuvres, je n'attaquerais peut-être pas en justice, mais je mettrais le système devant ses contradictions.
On a utilisé le CC BY dans certains cas, comme lorsqu'on a fait le calendrier du Libre 2015. Et pour aller encore plus loin, je pense même que le CC 0 est le mieux pour les ressources très "brutes". Par exemple des sons enregistrés dans la nature sans retouche, ou des photos en raw directement sortis de la caméra, etc. En effet, si on se met à nommer chaque auteur pour une action d'un dixième de seconde (cliquer sur le bouton de l'appareil), on n'en est plus sorti et créer un réseau de partage de ressources entre créateurs (un de nos projets en cours à l'assoce!) peut devenir un fardeau.
Par contre si un travail véritable a été apporté à la "capture brute" (édition, nettoyage, etc.), je me dis que c'est normal de citer la personne. Et quand des heures, des jours et des semaines ont été passées (comme dans notre film), le copyleft a vraiment ma préférence.
Voilà. C'est juste mon avis à ce jour. Ça peut changer, et peut-être qu'un jour j'en aurai marre, ferai comme Nina Paley et sortirai tout en BSD et CC BY/0. Mais pour l'instant je préfère le CC BY-SA pour ce type de projet. :-)
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]