A chaque fois que j'entends parler de l'Europe, ça me rappelle cet extrait fameux d'un discours sur la base duquel le président actuel a été élu
Mais avant d'évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies.
On pourrait sans problème remplacer "le monde de la finance" par "l'Europe" (ou "Bruxelles" ou "la construction européenne"), et on aurait exactement le même discours pseudo combatif, mais en réalité totalement flou, et "quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup".
Baliverne que d'attribuer quelque chose comme le TIPP à une entité abstraite vue comme un bloc cohérent (toutes les conséquences maléfiques auraient été gravé dans le marbre en 1957 figurez vous), alors qu'il est très facile de voir qui sont les acteurs qui pèsent dans un sens ou dans un autre, sans oublier les bruits des pantoufles de ceux qui ne font rien alors qu'ils pourraient agir.
Démonstration trouvée en deux coups de recherche google
À l'occasion d'une visite officielle aux Etats-Unis, le président François Hollande a plaidé pour une accélération des négocations de l'accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis. (...) À l'occasion d'une visite officielle aux Etats-Unis, le président François Hollande a plaidé pour une accélération des négocations de l'accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis.*
« Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations », a estimé le chef de l'État lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama."
« Si nous sommes de bonne foi, si nous sommes respectueux des positions des uns et des autres, si nous sommes attachés (...) à la croissance, nous pouvons aller vite », a-t-il plaidé." http://www.euractiv.fr/commerce/la-france-et-les-etats-unis-veul-news-533450
On peut faire le même exercice pour Renzo et Merkel, ça nous renseigne déjà sur les positions des chefs d'état.
Du côté du parlement européen, l'exercice est encore plus facile à faire techniquement puisque c'est un palais de verre où toute information se sait rapidement (pensez à la masse d'informations qu'avaient pu amasser la Fondation pour une infrastructure informationnelle libre (FFII) lors de l'affaire des brevets logiciels).
Ensuite on peut mettre en évidence les lobbys et contre lobbys qui pèsent dans un sens ou dans l'autre.
Evidemment, le problème c'est que nos grands journalistes ayant horreur de dépasser le périphérique, ce travail là n'est jamais fait chez nous.
Du coup on a le droit à ces raccourcis idiots, paralysants et dramatiques qui disent "l'Europe XXX"
# L'Europe, cette transcendance qui n'a pas de nom et pas de visage
Posté par jean-michel.bertrou.eu . En réponse au journal Pros - Cons TTIP ?. Évalué à 8. Dernière modification le 06 juillet 2014 à 16:49.
A chaque fois que j'entends parler de l'Europe, ça me rappelle cet extrait fameux d'un discours sur la base duquel le président actuel a été élu
Mais avant d'évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies.
http://monennemicestlafinance.blogspot.fr/
On pourrait sans problème remplacer "le monde de la finance" par "l'Europe" (ou "Bruxelles" ou "la construction européenne"), et on aurait exactement le même discours pseudo combatif, mais en réalité totalement flou, et "quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup".
Baliverne que d'attribuer quelque chose comme le TIPP à une entité abstraite vue comme un bloc cohérent (toutes les conséquences maléfiques auraient été gravé dans le marbre en 1957 figurez vous), alors qu'il est très facile de voir qui sont les acteurs qui pèsent dans un sens ou dans un autre, sans oublier les bruits des pantoufles de ceux qui ne font rien alors qu'ils pourraient agir.
Démonstration trouvée en deux coups de recherche google
On peut faire le même exercice pour Renzo et Merkel, ça nous renseigne déjà sur les positions des chefs d'état.
Du côté du parlement européen, l'exercice est encore plus facile à faire techniquement puisque c'est un palais de verre où toute information se sait rapidement (pensez à la masse d'informations qu'avaient pu amasser la Fondation pour une infrastructure informationnelle libre (FFII) lors de l'affaire des brevets logiciels).
Ensuite on peut mettre en évidence les lobbys et contre lobbys qui pèsent dans un sens ou dans l'autre.
Evidemment, le problème c'est que nos grands journalistes ayant horreur de dépasser le périphérique, ce travail là n'est jamais fait chez nous.
Du coup on a le droit à ces raccourcis idiots, paralysants et dramatiques qui disent "l'Europe XXX"