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Simsim (Gaza)

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Simsim (Gaza)
Carte de Simsim dans les années 1940.
Géographie
Pays
Sous-district
Superficie
16,8 km2
Coordonnées
Démographie
Population
1 360 hab.
Densité
81 hab./km2

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Simsim (سمسم), aussi transcrit Semsem ou Sumsum, est un village palestinien du sous-district de Gaza, il était situé à 15 km au nord-est de Gaza. Comme des centaines d’autres villages palestiniens, il est expulsé le par les forces du Yichouv puis détruit, pendant la première guerre israélo-arabe, évènement faisant partie de la Nakba [1] ,[2] .

Géographie

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Article détaillé : Géographie de la Palestine.

Le village était situé à 50 m d'altitude, sur un terrain plat entouré de collines, bien desservi par de multiples routes[3] . Le ouadi Simsim coulait au sud[3] . Sa superficie était de 16 797 dounams [4] , dont 240 en plantations d'agrumes et de bananes, 252 de plantations de terres irriguées, 15 582 de céréales[5] .

Le village, de forme circulaire, se trouvait au croisement de 4 routes. Les ruelles étaient étroites et droites[3] .

De l’Antiquité aux Croisades

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Deux sites archéologiques se trouvent à Simsim ; appelés ar-Ras et Sha'fat al-Mughur. Dans ce dernier site se trouve un cimetière romain aux tombes de pierre taillée[3] . Des céramiques byzantines ont aussi été mises au jour[6] . À l’époque des croisades, le village est appelé Semsem[7] .

Empire ottoman

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Article détaillé : Palestine ottomane.

Simsim est annexé à l’empire ottoman en 1517 avec le reste de la Palestine, et en 1596 le village fait partie de la nahié (sous-district) de Gaza et la Liwa (district) ou sandjak de Gaza. Il compte 20 foyers musulmans pour une population estimée de 110 habitants. Ils payaient une taxe à un taux fixe de 33,3 % sur les récoltes, dont le blé, l’orge, les fruits, les chèvres et les ruches, pour un total de 6800 akçe. 14/24e des revenus allaient à un waqf, fondation musulmane[8] .

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région de Simsim connait un processus de recul de la population, à cause de la pression des nomades sur les villages. Les habitants des villages abandonnés se regroupaient dans les villages restants, mais les terres continuaient d’être cultivés par les villages voisins[9] .

En 1838, Simsim est décrit comme village musulman du district de Gaza par Edward Robinson [10] ,[11] .

Dans son A Handbook for Travellers in Syria and Palestine (« Guide des voyageurs en Syrie et Palestine », paru en 1858), Josias Leslie Porter décrit le village comme niché au cœur d’un petit bosquet, à quelques centaines de mètres au nord de la route[12] . En juin 1863, Victor Guérin estime la population de Simsim à 600 habitants avec une vingtaine de maisons en ruines. Il est entouré d’oliveraies et de cultures du sésame et du tabac. Un maqam ou ouali, consacré à Neby Danyal, est décoré à l’intérieur de deux colonnes antiques[13] . Une liste de villages ottomanes de 1870 indique 69 maisons et 119 hommes (les femmes et les enfants n’étant pas comptés)[14] ,[15] .

En 1883, l'enquête du Palestine Exploration Fund décrit Simsim : entouré de jardins, disposant d'un puits, d'une citerne et avec une oliveraie au nord[16] .

Les écrits de Karl Baedeker et de ses compagnons de voyage confirment ces descriptions en 1894, précisant que le tabac et le sésame étaient les principales cultures[17] .

Période du mandat britannique

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De 1915 à 1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Simsim est conquise en octobre 1917 et la Palestine est administrée comme territoire conquis jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations. Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Semsem a une population de 760 habitants, tous musulmans[18] , qui augmente au recensement de 1931 à 855 musulmans dans les 195 maisons de Sumsum[19] . Une école est créée en 1934 ; à partir de 1947, elle accueille aussi les enfants de Najd[3] .

Carte de Simsim en 1931 au 1:20 000.
Carte de la région de Simsim en 1945 au 1:250 000.

En 1942, le kibboutz Gvar'am (en) s'installe sur les terres du village[7] . À la veille de la guerre israélo-arabe de 1948, 3386 dounams de terre étaient propriétés juives[3] .

Dans les statistiques de Village de 1945, la population de Sumsum est estimée à 1290 musulmans et 70 juif[20] .

Guerre de 1948 et destruction

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Articles détaillés : Plan Daleth et Nakba.

Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Simsim est attribué à l’État juif[21] .

Pendant la première guerre israélo-arabe, les habitants de Simsim avaient une réputation de collaborateurs. Plusieurs sont emprisonnés et torturés pendant la présence de l’armée égyptienne, pour soupçon de trahison[22] .

Les derniers habitants sont expulsés par les soldats de la brigade HaNeguev les 12–13 mai 1948 au cours de l'Opération Barak. Ils ne trouvent qu'une poignée de vieillards au village. Ils détruisent 5 maisons et préviennent que si les armes du village ne sont pas livrées avant le lendemain, le reste du village serait détruit[23] . Comme les habitants continuèrent de retourner au village pour entretenir leurs cultures ou se réinstaller, une unité de la brigade reçut l'ordre d'expulser les Arabes de Simsim et de Burayr et de brûler leurs réserves et leurs cultures. Selon les rapports de l'armée, les villages sont balayés malgré la résistance passive des habitants de Simsim. Deux rapports mentionnent l'un 5 villageois tués, l'autre, 20. Un puits et les greniers sont démolis à l'explosif[24] . Selon l'historien Saleh Abdel Jawad, un massacre a lieu le 13 mai[25] . Le 9 ou le 10 juin, l'armée israélienne revint à Simsim pour incendier les maisons ; une escarmouche eut lieu avec les Arabes[24] . Selon S. A. Jawad, cette « escarmouche » est un simple refus d’obéissance à un ordre d’expulsion[22] .

Le kibboutz d'Or HaNer, établi en 1957, est installé à un kilomètre au sud de l'emplacement du village, sur les terres de Najd [7] .

En 1992, Walid Khalidi décrit ainsi les restes du village : « Le village a été effacé et ne peut être reconnu que par les sycomores et les cyprès qui subsistent. Une pile de pierre qui peut être les débris d'un bâtiment du village est visible. Le site est clôturé et sert de pâture au bétail. Les terres sont cultivées par des fermiers israéliens[26] . »,[7] .

En 1998, le nombre de réfugiés descendant des habitants de Simsim expulsés en 1948 est estimé à 9190[27] .

Personnalité notable

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  1. « Welcome to Simsim », Palestine Remembered (consulté le )
  2. Morris, 2004, p. 258
  3. a b c d e et f "Simsim — سِمْسِم", .. Interactive Encyclopédie of thé Palestine Question , consulté le 4 août 2025.
  4. Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945., cité par Hadawi, 1970, p. 46
  5. Government of Palestine, Department of Statistics. Village Statistics, April, 1945. Quoted in Hadawi, 1970, p. 88
  6. Dauphin, 1998, p. 874.
  7. a b c et d Khalidi, 1992, p. 136
  8. Hütteroth, Abdulfattah, 1977, p. 147. Cité par Khalidi, 1992, p. 136.
  9. Roy Marom et Itamar Taxel, « Ḥamāma: The historical geography of settlement continuity and change in Majdal 'Asqalān's hinterland, 1270 – 1750 CE », Journal of Historical Geography, vol. 82,‎ , p. 49–65 (DOI 10.1016/j.jhg.202308003 Accès libre, lire en ligne)
  10. Robinson, Smith, 1841, vol 3, Appendix 2, p. 118
  11. Robinson and Smith, 1841, vol 2, p. 371.
  12. Porter, 1858, p. 262.
  13. Guérin, 1869, p. 293.
  14. Socin, 1879, p. 161
  15. Hartmann, 1883, p. 133, relève 71 maisons
  16. Conder, Kitchener, 1883, SWP III, p. 260. Cité par Khalidi, 1992, p. 136.
  17. Baedeker et al., 1894, p. 154.
  18. Barron, 1923, Table V, Sub-district of Gaza, p. 8.
  19. Mills, 1932, p. 6
  20. Department of Statistics, 1945, p. 32
  21. Sami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949.
  22. a et b Saleh Abdel Jawad, « Zionist Massacres: the Creation of the Palestinian Refugee Problem in the 1948 War », In E. Benvenisti, C. Gans, S. Hanafi, (directeurs de publication) Israel and the Palestinian Refugees. Beiträge zum ausländischen öffentlichen Recht und Völkerrecht, vol. 189. Springer, Berlin, Heidelberg, 2007. https://doi.org/10.1007/978-3-540-68161-8_3, p. 110.
  23. ́Ephraim ́to Sarig, ́Summary for 14.5.48 ́, IDFA 92275円\1220円; HGS\Operations Logbook, entry for 14 May 1948, IDFA 92275円\1176円. Cité par Morris, 2004, p. 258.
  24. a et b Morris, 2004, p. 258.
  25. Saleh Abdel Jawad, 2007, Zionist Massacres: the Creation of the Palestinian Refugee Problem in the 1948 War. "13 May 1948: Sumsum: Indiscriminate killings occur. [...] The Negev Brigade is ordered to expel the remaining and returning villagers and to burn the fields and granaries. It kills 5 to 20 people (according to Haganah documents quoted in Morris), blows up granaries, and destroys a well. Morris uses the terms "resistance" and "skirmishes" to describe the behaviour of the Sumsum residents. The resistance was only a refusal to obey the expulsion orders and not the use of an armed force by the villagers."
  26. "The village has been obliterated and can only be recognised from the cypress and sycamore trees that still remain. A pile of stones that may be the debris of a village building is visible. The site is fenced in and serves as a pasture. The land in the vicinity are cultivated by Israeli farmers."
  27. "Welcome To Simsim -( سمسم (סומסום", Palestine remembered, consulté le 5 août 2025.

Bibliographie

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Voir aussi

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Bibliographie complémentaire

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Articles connexes

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Liens externes

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v · m
Localités abandonnées (liste) lors de l'exode palestinien de 1948
Sous-district d'Acre
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