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Biram

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Pour les articles homonymes, voir Biram (homonymie).

Biram, aussi appelé Kafr Bir'im, Biram Kfar, Kfar Biraam ou encore Berem (arabe : كفر برعم) et Kfar Bar'am (כפר ברעם en hébreu), était un village arabe chrétien situé en Haute-Galilée, en Palestine mandataire et peuplé de 850 à un millier d'agriculteurs, de confession maronite.

Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Biram est attribué à l’État arabe[1] .

Le , les habitants sont expulsés par des combattants israéliens lors de la Première guerre israélo-arabe [2] , qui leur promettent qu'ils pourront revenir. Pourtant, malgré des recours devant les tribunaux, gagnés par les habitants, les militaires s'opposent à ces retours. Finalement, le village est presque entièrement détruit par l'armée et l'aviation israéliennes en 1953[2] .

Biram est toujours en ruine aujourd'hui. Ne restent en bon état que l'église et le cimetière, où les habitants ont le droit de venir célébrer le culte et se faire enterrer depuis 1967[2] . Environ 2000 descendants des habitants du village vivent dans l'actuel Etat d'Israël, où ils sont citoyens israéliens et entretiennent le souvenir de Biram, par exemple au travers de l'association Al-Awda ("le retour") qu'ils ont créée. Ils continuent à demander à pouvoir s'installer de nouveau à Biram[3] .

Mais, depuis leurs premières demandes apparues dès 1951, toutes les autorités israéliennes (militaires jusqu'à la fin de la gestion des Arabes israéliens, soumis à la loi martiale israélienne jusqu'au et civiles depuis 1967) refusent ce retour, craignant d'établir un précédent que pourraient utiliser d'autres Palestiniens réclamant le " droit au retour " sur leurs terres où ils vivaient jusqu'en 1948, date où ces villages ont été évacués de force par les autorités militaires israéliennes et qui sont donc définitivement devenus des terres perdues[2] pour ces habitants d'origine.

Les ruines font aujourd'hui partie d'un parc national, créé notamment parce que les restes d'un ancien temple, identifié comme une synagogue, ont été découverts à côté de l'église[2] . Des panneaux écrits en anglais et en hébreu évoquent l'ancienne communauté juive de Baram, mais ne mentionnent pas le fait qu'un village arabe se trouvait là. Dans la brochure remise aux touristes, seules deux lignes évoquent l'expulsion des villageois, qualifiée d'« évacuation »[2] .

Voir aussi

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Le cas de Biram est souvent rapproché de celui d'Ikrit, un autre village arabe chrétien d'Israël ayant subi le même sort. En effet, Biram et Ikrit se distinguent par le fait qu'ils n'ont jamais opposé de résistance à l'armée israélienne en octobre- et dont les habitants avaient été assurés par les autorités militaires israéliennes que leur évacuation serait provisoire, pour la durée du reste des opérations militaires et qu'ils pourraient ensuite retourner vivre dans leur village.

Notes et références

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v · m
Localités abandonnées (liste) lors de l'exode palestinien de 1948
Sous-district d'Acre
Sous-district de Beisan
Sous-district de Beersheba
Sous-district de Gaza
Sous-district de Haïfa
Sous-district d'Hébron
Sous-district de Jaffa
Sous-district de Jénine
Sous-district de Jérusalem
Sous-district de Nazareth
Sous-district de Ramle
Sous-district de Safed
Sous-district de Tibériade
Sous-district de Tulkarem

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