Biram
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| Nom officiel |
(ar) كفر برعمVoir et modifier les données sur Wikidata |
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| Nom local |
(ar) كفر برعمVoir et modifier les données sur Wikidata |
| Pays | |
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| Superficie | |
| Altitude | |
| Coordonnées |
| Population |
1 000 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata |
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| Densité |
81,6 hab./km2 () |
| Statut |
District, village libanais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
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Biram, aussi appelé Kafr Bir'im, Biram Kfar, Kfar Biraam ou encore Berem (arabe : كفر برعم) et Kfar Bar'am (כפר ברעם en hébreu), était un village arabe chrétien situé en Haute-Galilée, en Palestine mandataire et peuplé de 850 à un millier d'agriculteurs, de confession maronite.
Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Biram est attribué à l’État arabe[1] .
Le , les habitants sont expulsés par des combattants israéliens lors de la Première guerre israélo-arabe [2] , qui leur promettent qu'ils pourront revenir. Pourtant, malgré des recours devant les tribunaux, gagnés par les habitants, les militaires s'opposent à ces retours. Finalement, le village est presque entièrement détruit par l'armée et l'aviation israéliennes en 1953[2] .
Biram est toujours en ruine aujourd'hui. Ne restent en bon état que l'église et le cimetière, où les habitants ont le droit de venir célébrer le culte et se faire enterrer depuis 1967[2] . Environ 2000 descendants des habitants du village vivent dans l'actuel Etat d'Israël, où ils sont citoyens israéliens et entretiennent le souvenir de Biram, par exemple au travers de l'association Al-Awda ("le retour") qu'ils ont créée. Ils continuent à demander à pouvoir s'installer de nouveau à Biram[3] .
Mais, depuis leurs premières demandes apparues dès 1951, toutes les autorités israéliennes (militaires jusqu'à la fin de la gestion des Arabes israéliens, soumis à la loi martiale israélienne jusqu'au et civiles depuis 1967) refusent ce retour, craignant d'établir un précédent que pourraient utiliser d'autres Palestiniens réclamant le " droit au retour " sur leurs terres où ils vivaient jusqu'en 1948, date où ces villages ont été évacués de force par les autorités militaires israéliennes et qui sont donc définitivement devenus des terres perdues[2] pour ces habitants d'origine.
Les ruines font aujourd'hui partie d'un parc national, créé notamment parce que les restes d'un ancien temple, identifié comme une synagogue, ont été découverts à côté de l'église[2] . Des panneaux écrits en anglais et en hébreu évoquent l'ancienne communauté juive de Baram, mais ne mentionnent pas le fait qu'un village arabe se trouvait là. Dans la brochure remise aux touristes, seules deux lignes évoquent l'expulsion des villageois, qualifiée d'« évacuation »[2] .
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Le cas de Biram est souvent rapproché de celui d'Ikrit, un autre village arabe chrétien d'Israël ayant subi le même sort. En effet, Biram et Ikrit se distinguent par le fait qu'ils n'ont jamais opposé de résistance à l'armée israélienne en octobre- et dont les habitants avaient été assurés par les autorités militaires israéliennes que leur évacuation serait provisoire, pour la durée du reste des opérations militaires et qu'ils pourraient ensuite retourner vivre dans leur village.
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- ↑ Sami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949.
- ↑ a b c d e et f "Une messe pascale contre l'oubli à Bar'am, village chrétien détruit du nord d'Israël", Le Monde, 13 avril 2009.
- ↑ « http://www.cath.ch/detail/la-police-israélienne-déloge-les-descendants-des-habitants-expulsés-du-village-chrétien-de-bi »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)