la consommation de lait de vache à outrance de notre société est récente. Elle date de l'après-guerre, où les fermiers cherchaient des moyens d'écouler leur surplus et ont eu l'idée de proposer des verres de laits aux enfants à la récré.
Ça fait plus de 8000 ans que de nombreuses populations humaines boivent du lait de vache. Il y a même eu coévolution (c’est-à-dire co-adaptation de l’homme pour digérer du lait de vache, et des vaches pour correspondre aux critères de sélection artificielle de l’homme).
70% des allergies alimentaires en France sont des allergies au lactose. Notamment parce qu'il est difficile à digérer et que notre système digestif est de plus en plus fragilisé, en raison de tout ce qu'on lui fait subir.
Personne n’est allergique au lactose. Ça n’a rien à voir avec une allergie. Chacun (essentiellement en fonction de son origine ethnique) est en capacité de dégrader plus ou moins le lactose avec les lactases. Du moins, chacun a une capacité différente à continuer à produire des quantités suffisantes de lactases à l’âge adulte. Il en résulte que ceux qui dégradent moins bien le lactose se retrouvent avec des sucres simples (oses) dans le tube digestif. Ce qui a deux conséquences :
- permettre à certaines bactéries qui ont le potentiel de dégrader ce lactose de le faire, en produisant beaucoup de gaz,
- augmenter la pression osmotique, ce qui provoque une rétention d’eau du côté du bol alimentaire avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer sur le processus digestif. On parle donc d’une intolérance au lactose.
[^] # Re: Merci pour ce peu de fraîcheur
Posté par Thomas Bigot . En réponse au journal Régime faible en glucide. Évalué à 10.
Ça fait plus de 8000 ans que de nombreuses populations humaines boivent du lait de vache. Il y a même eu coévolution (c’est-à-dire co-adaptation de l’homme pour digérer du lait de vache, et des vaches pour correspondre aux critères de sélection artificielle de l’homme).
http://www.nature.com/ng/journal/v35/n4/abs/ng1263.html
Gene-culture coevolution between cattle milk protein genes and human lactase genes
Albano Beja-Pereira et al, Nature, 2003
Personne n’est allergique au lactose. Ça n’a rien à voir avec une allergie. Chacun (essentiellement en fonction de son origine ethnique) est en capacité de dégrader plus ou moins le lactose avec les lactases. Du moins, chacun a une capacité différente à continuer à produire des quantités suffisantes de lactases à l’âge adulte. Il en résulte que ceux qui dégradent moins bien le lactose se retrouvent avec des sucres simples (oses) dans le tube digestif. Ce qui a deux conséquences :
- permettre à certaines bactéries qui ont le potentiel de dégrader ce lactose de le faire, en produisant beaucoup de gaz,
- augmenter la pression osmotique, ce qui provoque une rétention d’eau du côté du bol alimentaire avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer sur le processus digestif. On parle donc d’une intolérance au lactose.