Non. Boygues n’en profite que s’il se permet d’augmenter ses tarifs en espérant que l’État détourne les yeux là-dessus et imprime des billets supplémentaires.
S’il y a suffisamment de concurrence sur le marché les prix resteront corrects. Sinon l’État dit : ce sera tant et faites pas chier. Alors Boygues s’exécutera. Et le « faites pas chier », c’est du contrôle fiscal en veux-tu en voilà, l’accès aux marchés publics, des nationalisations (ben ouai… un monopole… la concurrence ne peut être appliquée, je préfère avoir un contrôle, même minimaliste, via les élus) s’ils se rebellent etc. et j’en passe et des meilleures. Je rappelle que le sujet du journal est un texte de Lordon, et avec lui, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure. J’en garde la philosophie.
il manque dans l’image globale « qui paye » (l’inflation n’augmentant pas la richesse réelle globale, seulement la nominale)
Les créanciers, ça n’a pas changé.
Le rentier, tu le surprend la première année (et encore…). Par la suite il demande simplement un intérêt plus élevé, ou bien il mange son capital.
Non, le rentier ne pourra pas demander un taux d’intérêt plus élevé : l’État ne lui demandera plus ses services. Point barre. Pour le reste ils s’ajusteront, le temps qu’ils s’ajustent c’est déjà ça de gagné dans l’économie réelle. Mais si t’insistes on peut rajouter une augmentation de l’imposition sur le capital (surtout financier).
De fait, si le but est simplement de faire payer les rentiers, la proposition de faire une taxe spécifique me semble infiniment plus simple.
Pour les connaitre, il faudra faire un audit de la dette. Ça tombe bien, ça fait partie de l’éventail de mesures proposées par la gauche. Mais c’est l’inflation qui est privilégiée en attendant…
Je t’arrête tout de suite, ça fait des décennies que cette théorie a été démentie par les faits (Staglflation).
L’inflation seule ne sera pas suffisante. Je le dis et répète. Il faut la coupler avec une politique de dépenses et de contrôle des capitaux, de ce que j’ai compris. Et encore une fois… je ne crois pas que ça va résoudre nos problèmes comme par magie, mais au moins est-ce à tester. C’est sûr que si tu ne fais que verser de l’argent en masse vers le privé, ça va pas changer grand chose. Par contre je confirme qu’il y a anti-corrélation entre chômage et inflation : la puissance publique embauche et investit directement ! Il ne s’agit pas de théorie ou quoi que ce soit. On outrepasse totalement le résultat économique puisqu’on agit le plus directement possible sur l’économie.
Les politiques actuelles mènent droit dans le mur et on en a la confirmation empirique. Je vois pas l’intérêt de continuer dans cette voie là.
Le plus rigolo, c’est qu’il faut croire que la politique qui est menée actuellement est une politique qui fait suite à la stagflation :
La sortie de crise fut donc l'œuvre des politiques de rigueur, dites aussi politiques de l'offre, et cela dans plusieurs domaines.
Dans le domaine monétaire, d'abord, elles furent initiées par la banque centrale des États-Unis, la Réserve fédérale, sous la direction de Paul Volcker en 1979, qui décida d'augmenter fortement les taux d'intérêt directeurs pour juguler rapidement l'inflation. La hausse des taux se généralisa progressivement au monde entier. En Europe, l'adoption du Traité de Maastricht en 1992 prépara la mise en place d'une Banque centrale européenne indépendante des États et la création de l'euro. La lutte contre l'inflation sur les biens et services devint l'objectif unique, en laissant de côté l'inflation qui se développait sur les prix des actifs financiers. Ainsi s'explique la répétition de bulles spéculatives et de crises financières au cours des années 1980, 1990 et 2000[réf. nécessaire]. En Europe, les politiques de rigueur concernèrent aussi les budgets publics, sommés de respecter des normes de déficits et d'endettement ; cependant en pratique ils ont poursuivi leur hausse.
Un peu partout dans le monde, au cours de la décennie 1980, les salaires furent désindexés des prix (perte de pouvoir d'achat). Ces politiques furent initiées sous Ronald Reagan aux États-Unis et Margaret Thatcher au Royaume-Uni, dès la fin des années 1970. Le tournant de la rigueur fut pris en France sous François Mitterrand en 1982-1983.
L'inflation fut brisée, mais les niveaux de croissance, quoique positifs, n'ont pas retrouvé ceux des Trente Glorieuses et le taux de chômage est resté très élevé pendant plus de trois décennies. Le fonctionnement économique reste marqué par des crises.
[^] # Re: Supaire
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 0.
Non. Boygues n’en profite que s’il se permet d’augmenter ses tarifs en espérant que l’État détourne les yeux là-dessus et imprime des billets supplémentaires.
S’il y a suffisamment de concurrence sur le marché les prix resteront corrects. Sinon l’État dit : ce sera tant et faites pas chier. Alors Boygues s’exécutera. Et le « faites pas chier », c’est du contrôle fiscal en veux-tu en voilà, l’accès aux marchés publics, des nationalisations (ben ouai… un monopole… la concurrence ne peut être appliquée, je préfère avoir un contrôle, même minimaliste, via les élus) s’ils se rebellent etc. et j’en passe et des meilleures. Je rappelle que le sujet du journal est un texte de Lordon, et avec lui, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure. J’en garde la philosophie.
Les créanciers, ça n’a pas changé.
Non, le rentier ne pourra pas demander un taux d’intérêt plus élevé : l’État ne lui demandera plus ses services. Point barre. Pour le reste ils s’ajusteront, le temps qu’ils s’ajustent c’est déjà ça de gagné dans l’économie réelle. Mais si t’insistes on peut rajouter une augmentation de l’imposition sur le capital (surtout financier).
Pour les connaitre, il faudra faire un audit de la dette. Ça tombe bien, ça fait partie de l’éventail de mesures proposées par la gauche. Mais c’est l’inflation qui est privilégiée en attendant…
L’inflation seule ne sera pas suffisante. Je le dis et répète. Il faut la coupler avec une politique de dépenses et de contrôle des capitaux, de ce que j’ai compris. Et encore une fois… je ne crois pas que ça va résoudre nos problèmes comme par magie, mais au moins est-ce à tester. C’est sûr que si tu ne fais que verser de l’argent en masse vers le privé, ça va pas changer grand chose. Par contre je confirme qu’il y a anti-corrélation entre chômage et inflation : la puissance publique embauche et investit directement ! Il ne s’agit pas de théorie ou quoi que ce soit. On outrepasse totalement le résultat économique puisqu’on agit le plus directement possible sur l’économie.
Les politiques actuelles mènent droit dans le mur et on en a la confirmation empirique. Je vois pas l’intérêt de continuer dans cette voie là.
Le plus rigolo, c’est qu’il faut croire que la politique qui est menée actuellement est une politique qui fait suite à la stagflation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stagflation#Historique
Il faut être sacrément couillu pour dire qu’elle fonctionne mieux devant le désastre qui s’offre sous nos yeux.
Allez, cadeau pour terminer en beauté :
http://www.youtube.com/watch?v=gsodvP7gEs4&list=PL7C3CBBA55A0B10BF