• [^] # Re: Supaire

    Posté par . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 1.

    La dépense est tout de même quelque chose de bien plus facilement contrôlable que les recettes…

    Oulà… non. Les allocations chômage, tout ce qui est santé, non. L’État n’a pas un contrôle direct dessus, du moins pas directement car cela dépendra de pleins de paramètres socio-économiques sur lesquels il n’a qu’une influence indirecte. On ne décide pas non plus du jour au lendemain de dégraisser telle ou telle partie de l’État sans prendre des risques de désorganisation des services. Pourquoi croyez-vous que nos chères têtes pensantes utilisent l’astuce du “non-remplacement” du départ à la retraite ? Tout ceci est de la poudre aux yeux pour s’attaquer violemment aux services publics, on peut ainsi, sans finesse, en détruire des secteurs entier.

    Par contre, de savoir à vouloir, il y a un gouffre énorme qui a beaucoup à voir avec le mieux-disant électoraliste.

    Ben… à l’heure actuelle rien ne les empêche de mentir pendant les campagnes électorales et de corriger le tir après coup. Et ils ne se gênent pas pour le faire. Mais ça ne suffit pas.

    Mais bizarrement leur politique mène toujours au même résultat (un déficit) et la correction est toujours la même… et foire à chaque fois. Tant qu’on persistera à avoir une vision comptable de l’économie, en espérant que la baisse de dépense n’influe pas sur les recettes en retour, en imaginant aussi qu’avoir une politique monétaire différente que celle imposée par l’UE n’est pas possible, ou encore que faire des cadeaux aux entreprises relancera l’économie, etc. alors on sera condamné à une gestion du budget qui se plante à chaque fois. Ça fait des années qu’on applique la même politique mais qu’on se plante. Non, vraiment, je ne vois pas comment on peut dire qu’il s’agit d’un problème de gestion. Vous dites que ce sont pour des raisons électoralistes : mais à l’heure actuelle ils peuvent bien raconter ce qu’ils veulent et faire le contraire, ça passe comme une lettre à la poste ; ils peuvent donc très bien établir une gestion rigoureuse.

    Pour des raisons électoralistes ? Certainement : sans le soutien des grands groupes de médias et des entreprises du CAC40 (les mêmes donc…), pas d’élections possibles. En retour faut bien les arroser avec les deniers de l’État (même si ça n’a absolument aucun effet sur l’économie et donc les recettes de l’État, il suffit de faire croire le contraire au petit peuple).