Si un foyer dépensait ses sous sans tenir compte des taux d'intérêts de la banque, tu crois qu'on considèrerait que le foyer gère bien ses sous ?
La comparaison est totalement foireuse pour plusieurs raisons :
le foyer contracte un prêt et son taux est défini au départ et ne change pas (sauf à renégocier le prêt), l'État emprunte en continu et négocie ses taux au jour le jour.
conséquence du point précédent, la gestion quotidienne du foyer ne prend pas en compte les taux d'intérêt vu qu'ils ont été fixé une fois pour toute au début des prêts, l'État en revanche est très intéressé par le taux d'intérêt du jour.
le foyer a une durée de vie limitée tandis que l'État ne mourra pas, ce qui invalide les raisonnements sur la gestion en bon père de famille : on ne gère pas l'État comme on gère un foyer.
Or, je le répète, le taux d'intérêt est fixé par les banques qui doivent faire leur marge et plus elles en font, mieux elles se portent. Le taux d'intérêt appliqué à l'État n'est pas un élément de la nature comme la température ou la pression atmosphérique, il est issu d'un rapport de force (pour l'instant défavorable à l'État dans la zone Euro) entre l'État et les banques. Si on inverse ce rapport de force (en faisant prêter directement la BCE aux États par exemple), on aura une meilleure situation.
[^] # Re: 1984
Posté par rewind (Mastodon) . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 3.
La comparaison est totalement foireuse pour plusieurs raisons :
Or, je le répète, le taux d'intérêt est fixé par les banques qui doivent faire leur marge et plus elles en font, mieux elles se portent. Le taux d'intérêt appliqué à l'État n'est pas un élément de la nature comme la température ou la pression atmosphérique, il est issu d'un rapport de force (pour l'instant défavorable à l'État dans la zone Euro) entre l'État et les banques. Si on inverse ce rapport de force (en faisant prêter directement la BCE aux États par exemple), on aura une meilleure situation.