• # Re: GNU/Hurd & Linux Magazine France No 45

    Posté par . En réponse à la dépêche GNU/Hurd & Linux Magazine France No 45. Évalué à 6. Dernière modification le 05 décembre 2021 à 17:31.

    Comme prévu, ma dépeche de ce matin 9h n'est pas passée (ben merde, pas bon pour l'abonnement gratos). Celle-ci, à 13h est passée.

    Voici la mienne

    https://linuxfr.org/users/anonyme/journaux/linuxmag-44

    Ou j'y explique que les 6 premières pages m'ont tellement gavées qu'il est rangé dans un coin et que me demande si j'ai réellement envie de continuer à recevoir ce magazine chaque mois.

    « Comme le laisse entendre le titre, le gnulinuxmag #44 est sorti.

    Après la lecture des 6 premières pages, j'avoue etre particulièrement gené, au point de me demander si je dois continuer à etre abonné à ce magazine.

    Pour commencer, le grand titre en « couv » : « Un DNS Bind dans un réseau Windows 2000 ». Suis-je le seul à penser que décidement pour un magazine se revendiquant explicitement pro-libre, envisager l'utilisation de serveurs Microsoft est une gageure ? Non seulement ces serveurs sont propriétaires, c'est un fait, mais en plus les solutions libres et, dit-on, techniquement plus aboutie fourmillent ! Ne serait-il pas plus important de proposer des articles permettant de passer outre les dépendances techniques à ces systèmes propriétaires plutot que de s'y intégrer (et donc rester au meme statut : dépendant, esclave).

    Ouvrons le magazine : au sommaire, nous pouvons lire que « la rédaction n'est pas responsable des textes, illustrations... ». Vraiment ? Depuis quand publie t-on sans regarder ce qu'on publie et sans assumer la responsabilité du choix de ce qu'on publie ?

    On continue vers les actualités (bon point, ce titre est maintenant francisé :) ):

    - Simanta patiente virtuelle (outil d'entrainement pour hopitaux) : quels logiciels utilisés ? sont-ils libres ?

    - article sur Mitchell Kapor sur un ton de flagornerie évidente titrant « un ancien dirigeant de lotus lance un projet Open Source d'envergure » : que ce projet soit d'envergure, à moins de s'appeller E. Tessier, on n'en sait rien. Dans cet article, on trouve l'expression « Linux » pour parler du système que d'autres préfèrent appeller GNU/Linux.<br>

    - Xandros : une publicité pour cette distribution, qui parle aussi de « convertis à Linux »

    - Une publicité pour SuSE qui emploie aussi l'expression « Linux » pour parler d'un système d'exploitation complet et qui à aucun moment n'évoque la question de la production de logiciel propriétaire par cette firme.<br>

    Geek boutik : là encore , on nous parle de « Linux » comme SE.

    Est-ce si grave ? Dans la mesure ou cette revue prétend soutenir très clairement le projet GNU et dans la mesure ou le projet GNU considère ce point comme important, c'est de leur part très misérable. D'autant que par le passé, les choses ne semblaient pas si caricaturales.

    En bref, je suis très franchement peu satisfait de la manière de laquelle l'information est traitée : il est bien sympathique de faire un édito à 300 % politique et de confiner tout ce qui apparait comme politique à cet édito ou à un article. Mais la finalité de la politique n'est pas la politique en soit mais ses conséquences concretes. Et là, concretement, je ne les vois dans ces premières pages de ce numéro.

    Pour la suite : "Scan of the Month, analyse", "Rudiments d'accoustique et de traitement du signal", "SND l'éditeur son", "Perl, les références", "g++ partie III", "briques de base XI", "Comprendre et programmer le protocole SMTP", "Qt IX", "KPovModeler : créer votrre première scène", "Ayan et BMRT", "Réaliser des opérations booléenes", "Livres".

    »

    A ce qu'on constate, la dépeche qui est passée n'apporte pas plus d'infos, mais est expurgée de toute réflexion polémique. Plus aux gouts de certains, sans doute.