Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton propos. Il me semble évident que faire un post-doc à l'étranger, ou de façon général avoir une expérience professionnelle délimitée dans le temps à l'étranger ne peut que être bénifique pour les gens, où qu'ils décident de travailler ensuite. Les gens en école d'ingé ou de commerce font des stages/années d'échanges, il me semble tout à fait normal de faire le même genre de choses à son entrée dans le monde du travail, ou même plus tard.
La différence cruciale est que la personne qui fait ça le voit comme un séjour délimité dans le temps, qui sert de tremplin pour autre chose (dans le cas des chercheurs, de tremplin à un poste non-précaire, souvent recherché en France mais pas craché dessus si on le trouve dans un autre pays qui est bien). Ce n'est pas de la fuite de cerveaux mais de la formation à d'autres thèmes, d'autres méthodes de travail, etc., pour des gens qui ont souvent l'intention de revenir en France ensuite.
Partir à l'étranger pour un an ou deux pour découvrir d'autres perspectives, ou parce qu'on y est forcé par des critères de recrutement à la con dans certains milieux : rien à dire.
Partir à l'étranger parce que t'as vu les salaires, de toute façon en ce moment je suis pas malade (quand j'aurai des enfants je reviendrai peut-être les faire scolariser en France parce que quand même), et puis les français sont tous des cons, tant pis pour leur gueule : je commence à me méfier.
Enfin, et dernier point, pour moi la recherche transcende (dans une certaine mesure) les frontières nationales. Quand tu publies tes résultats de façon à ce qu'ils soient accessibles à tous, tu ne travailles pas pour ta pomme ou des intérêts privés localisés, mais pour tout le monde—en tout cas la recherche qui m'intéresse. Ça change la façon dont je réfléchis aux questions d'expatriation (en plus du fait que si on ne veut pas te donner de poste, on ne veut pas, et même s'il y a aussi la question de où tu paies des impôts qui reste localisée).
[^] # Re: (ouhhhh le vilain exilé fiscal)
Posté par gasche . En réponse au journal Thèse or not thèse, that is the question.... Évalué à 2.
Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton propos. Il me semble évident que faire un post-doc à l'étranger, ou de façon général avoir une expérience professionnelle délimitée dans le temps à l'étranger ne peut que être bénifique pour les gens, où qu'ils décident de travailler ensuite. Les gens en école d'ingé ou de commerce font des stages/années d'échanges, il me semble tout à fait normal de faire le même genre de choses à son entrée dans le monde du travail, ou même plus tard.
La différence cruciale est que la personne qui fait ça le voit comme un séjour délimité dans le temps, qui sert de tremplin pour autre chose (dans le cas des chercheurs, de tremplin à un poste non-précaire, souvent recherché en France mais pas craché dessus si on le trouve dans un autre pays qui est bien). Ce n'est pas de la fuite de cerveaux mais de la formation à d'autres thèmes, d'autres méthodes de travail, etc., pour des gens qui ont souvent l'intention de revenir en France ensuite.
Partir à l'étranger pour un an ou deux pour découvrir d'autres perspectives, ou parce qu'on y est forcé par des critères de recrutement à la con dans certains milieux : rien à dire.
Partir à l'étranger parce que t'as vu les salaires, de toute façon en ce moment je suis pas malade (quand j'aurai des enfants je reviendrai peut-être les faire scolariser en France parce que quand même), et puis les français sont tous des cons, tant pis pour leur gueule : je commence à me méfier.
Enfin, et dernier point, pour moi la recherche transcende (dans une certaine mesure) les frontières nationales. Quand tu publies tes résultats de façon à ce qu'ils soient accessibles à tous, tu ne travailles pas pour ta pomme ou des intérêts privés localisés, mais pour tout le monde—en tout cas la recherche qui m'intéresse. Ça change la façon dont je réfléchis aux questions d'expatriation (en plus du fait que si on ne veut pas te donner de poste, on ne veut pas, et même s'il y a aussi la question de où tu paies des impôts qui reste localisée).