À mon sens il y a deux questions qu'il ne faut pas mélanger :
— Quels sont les bonnes pratiques libristes ?
— Que peut on « imposer » par le biais des licences ?
À la première question, je pense que l'on est d'accord. L'idéal c'est d'avoir les sources.
La seconde question est « est-ce qu'il est souhaitable et réalisable d'imposer d'avoir les sources dans le cas de licence copyleft » ?
Et là c'est compliqué… Les sources peuvent nécessiter des outils non-libre (le logo de Debian est fait avec photoshop) ; il peut ne pas y avoir de source ; la notions de sources peut ne pas être clairement définie (et c'est là qu'à mon sens le bât blesse).
Par exemple, je fais un film avec blender, je diffuse les sources mais la musique est en flac… Si je distribue le fichier, c'est suffisant ? Le film devient non libre parce que je n'ai pas les sources de la musique ? Si par exemple la musique est un duo chant/guitare, il faut que les deux sources soit enregistrée séparément ? Si j'ai écrit une partition, je doit le diffuser ? Et si je ne l'ai pas écrites ? Comment faire la distinction ? Tu vas débarquer chez moi, fouiller mes placard pour voir si une partition se cache ? :)
Le jour où la notion de source sera définie proprement, alors peut-être (sûrement ?) je serais d'accords avec toi, mais pour l'instant je pense que la culture libre (vue comme un ensemble de licences et non comme un ensemble de bonnes pratiques) ne doit pas tenir compte des sources.
[^] # Re: open ?
Posté par Diagonale de Cantor (site web personnel) . En réponse à la dépêche États généraux de l'Open Source en France. Évalué à 4.
À mon sens il y a deux questions qu'il ne faut pas mélanger :
— Quels sont les bonnes pratiques libristes ?
— Que peut on « imposer » par le biais des licences ?
À la première question, je pense que l'on est d'accord. L'idéal c'est d'avoir les sources.
La seconde question est « est-ce qu'il est souhaitable et réalisable d'imposer d'avoir les sources dans le cas de licence copyleft » ?
Et là c'est compliqué… Les sources peuvent nécessiter des outils non-libre (le logo de Debian est fait avec photoshop) ; il peut ne pas y avoir de source ; la notions de sources peut ne pas être clairement définie (et c'est là qu'à mon sens le bât blesse).
Par exemple, je fais un film avec blender, je diffuse les sources mais la musique est en flac… Si je distribue le fichier, c'est suffisant ? Le film devient non libre parce que je n'ai pas les sources de la musique ? Si par exemple la musique est un duo chant/guitare, il faut que les deux sources soit enregistrée séparément ? Si j'ai écrit une partition, je doit le diffuser ? Et si je ne l'ai pas écrites ? Comment faire la distinction ? Tu vas débarquer chez moi, fouiller mes placard pour voir si une partition se cache ? :)
Le jour où la notion de source sera définie proprement, alors peut-être (sûrement ?) je serais d'accords avec toi, mais pour l'instant je pense que la culture libre (vue comme un ensemble de licences et non comme un ensemble de bonnes pratiques) ne doit pas tenir compte des sources.