Peut-être parce que la loi de la guerre et la loi de la paix, la loi en temps de paix, sont trop éloignés.
Vendre une batterie antiaérienne ou un fusil de chasse, voir un couteau de boucherie, ça revient au même si ce n'est une question d'échelle. On vend aux pays amis. Par pays amis j'entends ceux à qui ça nous arrange de vendre à court ou moyen terme. Grâce au renseignement, tous les pays finissent par être plus ou moins au courant de qui a combien d'avions, de chars, quels modèles, achetés à qui. Quid de ma tronçonneuse…
Là, dans le cas Amesys, on parle d'un dispositif de surveillance de chaque citoyen. Surveillance de la communication privée, généralisé et contrôlé par un dictateur déjà jugé limite par beaucoup. Si encore c'était sous l'égide d'une institution démocratique quelconque… Mais là ce n'était clairement pas le cas.
Il s'agissait de permettre au gouvernants d'un pays de plus de 6 millions d'habitants d'enfreindre bons nombre des règles de protection de la correspondance privé dont nos propres élites au pouvoir nous chantent les louanges en vendant de la liberté à leur électorat.
Je ne jette pas la pierre à Bull ou Amesys, ce sont des entreprises qui, bien que devant considérer la politique nationale à ce niveau là, doivent d'abords penser marché, rendement. Il pratiquent plutôt la politique comme des anguilles et pas comme Rosa Parks.
Je pense que pour ce genre de marché, si un ministre ou un très haut responsable militaire avait dit non ça ne se serait pas fait.
[^] # Re: Question...
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Bull : Architect of an Open World. Évalué à 5.
Peut-être parce que la loi de la guerre et la loi de la paix, la loi en temps de paix, sont trop éloignés.
Vendre une batterie antiaérienne ou un fusil de chasse, voir un couteau de boucherie, ça revient au même si ce n'est une question d'échelle. On vend aux pays amis. Par pays amis j'entends ceux à qui ça nous arrange de vendre à court ou moyen terme. Grâce au renseignement, tous les pays finissent par être plus ou moins au courant de qui a combien d'avions, de chars, quels modèles, achetés à qui. Quid de ma tronçonneuse…
Là, dans le cas Amesys, on parle d'un dispositif de surveillance de chaque citoyen. Surveillance de la communication privée, généralisé et contrôlé par un dictateur déjà jugé limite par beaucoup. Si encore c'était sous l'égide d'une institution démocratique quelconque… Mais là ce n'était clairement pas le cas.
Il s'agissait de permettre au gouvernants d'un pays de plus de 6 millions d'habitants d'enfreindre bons nombre des règles de protection de la correspondance privé dont nos propres élites au pouvoir nous chantent les louanges en vendant de la liberté à leur électorat.
Je ne jette pas la pierre à Bull ou Amesys, ce sont des entreprises qui, bien que devant considérer la politique nationale à ce niveau là, doivent d'abords penser marché, rendement. Il pratiquent plutôt la politique comme des anguilles et pas comme Rosa Parks.
Je pense que pour ce genre de marché, si un ministre ou un très haut responsable militaire avait dit non ça ne se serait pas fait.