Mais à aucun moment cela devient par magie de l'argent public.
Peut-être que nous avons une vision différente du "public", mais pour moi dès qu'il y a une obligation légale de filer de la thune à une entité précise, c'est public : c'est juste une taxe qui ne dit pas son nom (et encore, tu l'as écrit toi-même, c'est bien "taxe", comme quoi…). Alors, certes, pour construire une route ça passe par la case état avent de payer l’entrepreneur, alors que pour le cinéma la bidouille est de verser directement à l'entité qui a le monopole, mais ça reste exactement la même idée : une obligation, de l'argent public (caché dans ce cas, mais ça reste de l'argent public en pratique, exactement la même obligation que la TVA que tu as cité : tu dois payer).
30% sur 3%, ca donne combien sur un financement total d'un film ?
Tu as parlé de Sofica et de "argent public proche de 0", je te dis juste que ben voila, c'est de l'argent public, 30% des Sofica.
Sachant que les SOFICA gardent une part de droits sur l'oeuvre, qu'ils se remboursent puis se désolidarise de son engagement en dessous des 3 ans (en rendant les droits aux producteurs), on va dire qu'ils perdent pas trop au final… Les SOFICA ne sont pas des subventions, c'est pas de l'argent gratuit, c'est de l'argent prêté.
Sauf la part public dont l'Etat ne retrouve pas ;-).
Oui, je suis au courant que les Sofica sont de beaux cadeaux aux amis (il est très dur d'en avoir en tant que petit particulier).
Et je le redis, le CNC est financé en grande majorité par des fonds privés
Avec ta définition, rien ne peut être public : même l'impôt direct sur le revenu vient de "fonds privés"! Tu es en train de dire que la France a une assurance maladie et une assurance vieillesse privée (en effet, je ne paye pas à l'Etat directement, mais respectivement à la CNAM et à la CNAV modulo des bidouilles d'entités aussi certes)!
même si cela est établi dans la loi.
Donc public ;-). Encore une fois, je ne regarde pas la forme (le chemin emprunté par la thune), mais le fond (l'obligation faite par "le peuple" de payer un tribut à une entité monopolistique).
Ca commence a se morceler le poids du fameux "deniers publics qui va dans la popoche des acteurs".
Ben non, au contraire, ça s'additionne trop. Enlevons donc toutes ces obligations et on en rediscute de comment ça se passerait! (attention, je ne dis pas que ça se passerait mieux, je dis juste que c'est du financement public)
Si on prend le fait qu'il y est environ 250 films cinémas produits par an, on arrive donc à un poids de 500K€ du CNC dans un film (bien entendu, ca peut-être - souvent - beaucoup moins, comme plus, mais on reste toujours dans les 127M€ et ne jamais oublier: 500K€ représente moins de 10% du film).
Sauf que j'ai ouïe dire que c'était loin d'être proche de la moyenne et un peu à la tête du demandeur…
Le principal soucis du CNC c'est pas le financement, c'est le financement à l'aveugle.
Euh… donc le principal soucis du CNC est le financement (ben oui, le fait d'avoir un monopole permet de financer 100 films pourris sans devoir déposer le bilan, donc on peut faire un financement à l'aveugle, on s'en fout complet, de toute manière le fric sera toujours le même, qu'on soit bon ou pas, la conséquence vient de la cause, ici le financement à l'aveugle vient de la forme de financement).
Et puis, faut pas se leurrer, si Vincent Maraval peste, c'est aussi un peu pour avoir moins a payer au final.
J'en suis bien conscient, et ne part pas trop sur son texte précisément, tu es plus compétant que moi sur le sujet. Je m'insurge seulement de croire et faire croire que le financement n'est pas public : il l'est et pas qu'un peu (ACRRE et OSEO qui sont des aides publiques plus généralistes, c'est peanuts en aide publique pour un projet non audiovisuel par rapport à toutes les aides publiques pour l'audiovisuel français). Le jour où il n'y aura pas d'obligations de payer son tribut à une entité monopolistique, on pourra dire qu'il n'y a pas d'aides publique, mais en attendant ce n'est pas parce que la forme change que ce n'est pas une taxe décidée par le peuple prise d'un côté pour financer un autre côté, bref une aide publique ;-). Canal+ finance les films comme moi je finance les routes : par une obligation faite par le peuple et non par sa propre volonté individuelle.
[^] # Re: A ce sujet
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse au journal Attention, journal bookmark. Évalué à 7.
Peut-être que nous avons une vision différente du "public", mais pour moi dès qu'il y a une obligation légale de filer de la thune à une entité précise, c'est public : c'est juste une taxe qui ne dit pas son nom (et encore, tu l'as écrit toi-même, c'est bien "taxe", comme quoi…). Alors, certes, pour construire une route ça passe par la case état avent de payer l’entrepreneur, alors que pour le cinéma la bidouille est de verser directement à l'entité qui a le monopole, mais ça reste exactement la même idée : une obligation, de l'argent public (caché dans ce cas, mais ça reste de l'argent public en pratique, exactement la même obligation que la TVA que tu as cité : tu dois payer).
Tu as parlé de Sofica et de "argent public proche de 0", je te dis juste que ben voila, c'est de l'argent public, 30% des Sofica.
Sauf la part public dont l'Etat ne retrouve pas ;-).
Oui, je suis au courant que les Sofica sont de beaux cadeaux aux amis (il est très dur d'en avoir en tant que petit particulier).
Avec ta définition, rien ne peut être public : même l'impôt direct sur le revenu vient de "fonds privés"! Tu es en train de dire que la France a une assurance maladie et une assurance vieillesse privée (en effet, je ne paye pas à l'Etat directement, mais respectivement à la CNAM et à la CNAV modulo des bidouilles d'entités aussi certes)!
Donc public ;-). Encore une fois, je ne regarde pas la forme (le chemin emprunté par la thune), mais le fond (l'obligation faite par "le peuple" de payer un tribut à une entité monopolistique).
Ben non, au contraire, ça s'additionne trop. Enlevons donc toutes ces obligations et on en rediscute de comment ça se passerait! (attention, je ne dis pas que ça se passerait mieux, je dis juste que c'est du financement public)
Sauf que j'ai ouïe dire que c'était loin d'être proche de la moyenne et un peu à la tête du demandeur…
Euh… donc le principal soucis du CNC est le financement (ben oui, le fait d'avoir un monopole permet de financer 100 films pourris sans devoir déposer le bilan, donc on peut faire un financement à l'aveugle, on s'en fout complet, de toute manière le fric sera toujours le même, qu'on soit bon ou pas, la conséquence vient de la cause, ici le financement à l'aveugle vient de la forme de financement).
J'en suis bien conscient, et ne part pas trop sur son texte précisément, tu es plus compétant que moi sur le sujet. Je m'insurge seulement de croire et faire croire que le financement n'est pas public : il l'est et pas qu'un peu (ACRRE et OSEO qui sont des aides publiques plus généralistes, c'est peanuts en aide publique pour un projet non audiovisuel par rapport à toutes les aides publiques pour l'audiovisuel français). Le jour où il n'y aura pas d'obligations de payer son tribut à une entité monopolistique, on pourra dire qu'il n'y a pas d'aides publique, mais en attendant ce n'est pas parce que la forme change que ce n'est pas une taxe décidée par le peuple prise d'un côté pour financer un autre côté, bref une aide publique ;-). Canal+ finance les films comme moi je finance les routes : par une obligation faite par le peuple et non par sa propre volonté individuelle.