En fait c'est «les 2 s'écrivent», toutes 2 se disant d'une unique façon (/otɑ̃.puʁ.mwa/), et comme le montre l'exemple de votre second lien, il y a une différence claire entre le sens de ces 2 graphies.
Le problème de cette expression («au temps pour moi» – se reprendre après avoir dis/commis une erreur), c'est que rien ne la distingue à l'oral d'«autant pour moi» (prendre la même chose) et que, n'étant plus comprise, lorsque vient le moment de l'écrire cette incompréhension de l'expression se traduit par son remplacement de plus en plus courant par son homonyme, un peu comme «remède de bonne femme» (aussi «remède de grand mère») est la dégénération (en graphie et sens) de «remède de bonne fame» (fame, opposé d'infâme), dégénération apparue lorsque «fame» est sorti du vocabulaire français concurrencé par «réputation».
Pour l'Académie, seule la seconde graphie n'est justifié par rien («la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie»), la première l'étant… par l'expression d'origine militaire.
Et, tant qu'à vouloir malmener cette expression (dont http://www.langue-fr.net/spip.php?article28 liste un certain nombre d'exemples), autant le faire avec un peu d'imagination et en fonction du contexte :
- «OTAN pour moi» lors d'une bavure militaire,
- «ôtant pour moi» en se trompant de sous-vêtement dans une partie fine,
- «Oh, tend pour moi» sur un voilier, en s'étant trompé de voile en gréant le mat,
- …
«Ce n'est pas parce que les moutons se jettent en bas d'une falaise qu'il faut les suivre.»
[^] # Re: J'ai compris l'inverse
Posté par Frédéric Blanc . En réponse à la dépêche How-to inviter Richard Stallman à une conférence. Évalué à 10.
En fait c'est «les 2 s'écrivent», toutes 2 se disant d'une unique façon (/otɑ̃.puʁ.mwa/), et comme le montre l'exemple de votre second lien, il y a une différence claire entre le sens de ces 2 graphies.
Le problème de cette expression («au temps pour moi» – se reprendre après avoir dis/commis une erreur), c'est que rien ne la distingue à l'oral d'«autant pour moi» (prendre la même chose) et que, n'étant plus comprise, lorsque vient le moment de l'écrire cette incompréhension de l'expression se traduit par son remplacement de plus en plus courant par son homonyme, un peu comme «remède de bonne femme» (aussi «remède de grand mère») est la dégénération (en graphie et sens) de «remède de bonne fame» (fame, opposé d'infâme), dégénération apparue lorsque «fame» est sorti du vocabulaire français concurrencé par «réputation».
Pour l'Académie, seule la seconde graphie n'est justifié par rien («la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie»), la première l'étant… par l'expression d'origine militaire.
Et, tant qu'à vouloir malmener cette expression (dont http://www.langue-fr.net/spip.php?article28 liste un certain nombre d'exemples), autant le faire avec un peu d'imagination et en fonction du contexte :
- «OTAN pour moi» lors d'une bavure militaire,
- «ôtant pour moi» en se trompant de sous-vêtement dans une partie fine,
- «Oh, tend pour moi» sur un voilier, en s'étant trompé de voile en gréant le mat,
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