Je me pose simplement une question : au bout de 10 ans sous Linux, si tu n'arrives à faire tourner correctement ton système, soit tu as une config spéciale, soit le problème est entre la chaise et le clavier…
Perso j'ai commencé après toi, en 2005. Je trouve que Linux a fait un bond de géant au niveau des bureaux. Aujourd'hui c'est accessible à tous, pourvu qu'on s'y prenne bien. Perso je m'en fiche d'avoir 1% ou 2% dans des études bidons, ce qui m'importe c'est d'avoir un outil pratique et efficace. Quand je vois mon bureau et ceux de mes collègues sous Windows 7, je ne peux esquiver un petit sourire de satisfaction, après tout, on ne compare pas une Ferrari et une Lada…
Comparer une Ferrari et une Lada ?
C'est plutôt chez tes collègues qu'il y a un PEBKAC s'ils te donnent cette image de windows.
Windows aujourd'hui est à un niveau où il devient difficile d'argumenter en faveur d'une alternative quand l'utilisateur n'est :
1/ ni intéressé par le libre
2/ ni un développeur dont l'environnement unix, terminaux, scripts, wm pourrait convaincre de switcher
Alors que bien avant 2005, le contraire était vrai.
Linux était légèrement moins accessible à l'installation en 97, mais il était BEAUCOUP plus stable que Windows 95 et était une vraie alternative même pour ceux qui en avaient rien à cirer du libre ! étant donné le gouffre qu'il y avait entre la stabilité, sécurité, le multitache de Linux et l'instabilité, insécurité constante et l'absence de vrai multitache de Windows 95/98. Aujourd'hui, à part les développeurs qui aiment l'environnement unix, t'auras du mal à convaincre qui que ce soit de la supériorité de linux sur un desktop. Windows a surmonté la quasi totalité de sa médiocrité sur le plan technique, et ce depuis Windows 2000 qui est le premier NT à avoir peu de soucis de compatibilité avec les logiciels grand public et les jeux videos. En fait y'avait pas des masses de différence entre 2000 et XP mis à part l'interface playskool du second.
C'est bien, esquive ton petit sourire de satisfaction, signe avant coureur de la maladie dite du "circle jerk", pendant qu'une tonne de gens font des trucs productif sous windows (ainsi que mac) que tu n'imaginerais même pas sous linux faute de port de logiciels adéquats, que ça soit dans le domaine du son/musique, de l'image.. rien que dans le domaine de la photo y'a absolument rien qui soit aussi efficace et ayant un workflow productif que Photoshop + Lightroom.
Alors franchement l'est où la Ferrari et l'est où la lada, eih.
La première fois que je me suis intéressé et ai utilisé linux, c'était pour des raisons de supériorité technique, qui était telle qu'on pouvait même fermer les yeux sur le manque côté applicatif… mais aujourd'hui, la seule raison qui me pousse à lire l'actu sur linux et qui maintient mon intérêt, ce n'est plus la technique, mais uniquement la philosophie du logiciel libre face à un écosystème proprio qui devient de plus en plus fermé (Windows 8 pousse le bouchon au point où on peut pas dev une app avec les dernieres API sans passer par l'AppStore officiel pour la distribution…).
Car sur le plan technique, la "compétition" a atteint un niveau acceptable sur tous les plans, alors que la seule chose qui ai progressé sous linux, c'est la simplicité d'installation. Quand je lance The GIMP j'ai l'impression de voir un soft qui a à peu près les mêmes outils/capacités que Photoshop 5 sorti y'a 13+ ans de ça. Sauf que même cette version avait les prémices de l'edition non-destructrice avec l'introduction des adjustments layers, chose qui n'apparaitra vraiment pour de bon dans the GIMP que quand le passage à GEGL sera conclu. Là où Windows avait un gouffre technique, il ne l'a plus, mais là où Linux avait un gouffre applicatif, il l'a toujours au présent, je dirais même que ça s'est accentué, car les différences entre The GIMP et Photoshop par exemple n'ont fait que grossir d'années en années au point où ce dernier est un OVNI et semble imbué de magie en comparaison du premier. Ce gouffre applicatif est difficilement justifiable alors qu'il y a si peu d'avantages à tourner sous Linux.
Je ne vois rien qui puisse pousser quelqu'un vers linux si ce n'est le désir de boycotter les entreprises qui en ont après notre liberté, comme MS.
[^] # Re: Mon expérience
Posté par 両儀式 . En réponse au journal Linux a des défauts sur le bureau. Évalué à -1.
Comparer une Ferrari et une Lada ?
C'est plutôt chez tes collègues qu'il y a un PEBKAC s'ils te donnent cette image de windows.
Windows aujourd'hui est à un niveau où il devient difficile d'argumenter en faveur d'une alternative quand l'utilisateur n'est :
1/ ni intéressé par le libre
2/ ni un développeur dont l'environnement unix, terminaux, scripts, wm pourrait convaincre de switcher
Alors que bien avant 2005, le contraire était vrai.
Linux était légèrement moins accessible à l'installation en 97, mais il était BEAUCOUP plus stable que Windows 95 et était une vraie alternative même pour ceux qui en avaient rien à cirer du libre ! étant donné le gouffre qu'il y avait entre la stabilité, sécurité, le multitache de Linux et l'instabilité, insécurité constante et l'absence de vrai multitache de Windows 95/98. Aujourd'hui, à part les développeurs qui aiment l'environnement unix, t'auras du mal à convaincre qui que ce soit de la supériorité de linux sur un desktop. Windows a surmonté la quasi totalité de sa médiocrité sur le plan technique, et ce depuis Windows 2000 qui est le premier NT à avoir peu de soucis de compatibilité avec les logiciels grand public et les jeux videos. En fait y'avait pas des masses de différence entre 2000 et XP mis à part l'interface playskool du second.
C'est bien, esquive ton petit sourire de satisfaction, signe avant coureur de la maladie dite du "circle jerk", pendant qu'une tonne de gens font des trucs productif sous windows (ainsi que mac) que tu n'imaginerais même pas sous linux faute de port de logiciels adéquats, que ça soit dans le domaine du son/musique, de l'image.. rien que dans le domaine de la photo y'a absolument rien qui soit aussi efficace et ayant un workflow productif que Photoshop + Lightroom.
Alors franchement l'est où la Ferrari et l'est où la lada, eih.
La première fois que je me suis intéressé et ai utilisé linux, c'était pour des raisons de supériorité technique, qui était telle qu'on pouvait même fermer les yeux sur le manque côté applicatif… mais aujourd'hui, la seule raison qui me pousse à lire l'actu sur linux et qui maintient mon intérêt, ce n'est plus la technique, mais uniquement la philosophie du logiciel libre face à un écosystème proprio qui devient de plus en plus fermé (Windows 8 pousse le bouchon au point où on peut pas dev une app avec les dernieres API sans passer par l'AppStore officiel pour la distribution…).
Car sur le plan technique, la "compétition" a atteint un niveau acceptable sur tous les plans, alors que la seule chose qui ai progressé sous linux, c'est la simplicité d'installation. Quand je lance The GIMP j'ai l'impression de voir un soft qui a à peu près les mêmes outils/capacités que Photoshop 5 sorti y'a 13+ ans de ça. Sauf que même cette version avait les prémices de l'edition non-destructrice avec l'introduction des adjustments layers, chose qui n'apparaitra vraiment pour de bon dans the GIMP que quand le passage à GEGL sera conclu. Là où Windows avait un gouffre technique, il ne l'a plus, mais là où Linux avait un gouffre applicatif, il l'a toujours au présent, je dirais même que ça s'est accentué, car les différences entre The GIMP et Photoshop par exemple n'ont fait que grossir d'années en années au point où ce dernier est un OVNI et semble imbué de magie en comparaison du premier. Ce gouffre applicatif est difficilement justifiable alors qu'il y a si peu d'avantages à tourner sous Linux.
Je ne vois rien qui puisse pousser quelqu'un vers linux si ce n'est le désir de boycotter les entreprises qui en ont après notre liberté, comme MS.